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Les hommes font ils leur propre histoire?

Publié le 19/01/2005

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histoire
l  Qui d'autre que l'homme lui-même, c'est-à-dire les hommes qui composent une société, peut faire son histoire ? l  On peut prendre l'exemple de la Révolution française : tout le peuple se soulève pour changer son histoire. On peut se demander comment le peuple a pu agir collectivement pour prendre la bastille, pourquoi l'armée a retourné ses canons contre la bastille, etc. l  Mais, dans le cas d'une guerre, deux cas de figure se présentent : 1.      le pays est attaqué, et alors, il n'a pas vraiment d'autre solution que de faire une guerre qui peut changer le cours de son histoire (mais ses ressources, sa volonté de combattre ou de collaborer, etc., sont ses caractéristiques propres, qu'il a élaborées dans son histoire, et qui déterminent, au moins en partie, l'issue de la guerre) ; 2.      ce n'est pas le peuple tout entier, mais quelques-uns qui décident de faire la guerre (dans le cas, cette fois, d'une guerre offensive). Rousseau souligne, dans le Contrat social, II, 2, que la délcaration de guerre n'est pas un acte de souveraineté, c'est-à-dire un acte émanant de la volonté générale, de la société prise comme un tout, mais un acte particulier qui, de ce fait, peut être décidé par le gouvernement, et, éventuellement, par une seule personne. N'est-ce pas alors cette personne qui fait l'histoire de son peuple, c'est-à-dire sa propre histoire (l'histoire de cet homme), mais aussi l'histoire des autres, de ceux qui n'ont pas pris la décision qui engageait leur histoire ? Seuls quelques hommes font l'histoire l  On peut alors se demander si ce ne sont pas seulement quelques hommes, des « grands hommes », qui font l'histoire, tandis que les autres la subissent.
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« son histoire, si tous les hommes font leur histoire, ou simplement si rien d'autre que l'humain ne participe à l'histoirede l'humanité ? Proposition de plan : Les hommes sont maîtres de leur histoire 1. l L'histoire d'un peuple, c'est son passé, mais aussi ce qui, dans ce qui est fait au présent, détermineson avenir. l Qui d'autre que l'homme lui-même, c'est-à-dire les hommes qui composent une société, peut faireson histoire ? l On peut prendre l'exemple de la Révolution française : tout le peuple se soulève pour changer sonhistoire. On peut se demander comment le peuple a pu agir collectivement pour prendre la bastille,pourquoi l'armée a retourné ses canons contre la bastille, etc. l Mais, dans le cas d'une guerre, deux cas de figure se présentent : 1. le pays est attaqué, et alors, il n'a pas vraiment d'autre solution que de faire une guerrequi peut changer le cours de son histoire (mais ses ressources, sa volonté de combattre oude collaborer, etc., sont ses caractéristiques propres, qu'il a élaborées dans son histoire,et qui déterminent, au moins en partie, l'issue de la guerre) ; 2. ce n'est pas le peuple tout entier, mais quelques-uns qui décident de faire la guerre (dans le cas, cette fois, d'une guerre offensive). Rousseau souligne, dans le Contrat social , II, 2, que la déclaration de guerre n'est pas un actede souveraineté, c'est-à-dire un acte émanant de lavolonté générale, de la société prise comme un tout,mais un acte particulier qui, de ce fait, peut êtredécidé par le gouvernement, et, éventuellement, parune seule personne. N'est-ce pas alors cettepersonne qui fait l'histoire de son peuple, c'est-à-dire sa propre histoire (l'histoire de cet homme),mais aussi l'histoire des autres, de ceux qui n'ontpas pris la décision qui engageait leur histoire ? Seuls quelques hommes font l'histoire 2. l On peut alors se demander si ce ne sont pas seulementquelques hommes, des « grands hommes », qui fontl'histoire, tandis que les autres la subissent. l On peut penser à l'exemple paradigmatique du grand homme :Napoléon. l Nietzsche, dans la Seconde considération inactuelle , §9, parle d'une « république des génies », d'un « pont » degéants qui s'appellent à travers les siècles. Seuls cesgrands hommes peuvent vraiment faire l'histoire, au sens oùils sont les seuls à pouvoir prendre des décisionsimportantes quand les circonstances sont réunies. l Mais, précisément, et Nietzsche le souligne, ils ne peuventpas faire l'histoire à eux seuls, il faut que les circonstancessoient réunies pour qu'ils puissent agir en grands hommes.Or la réunion de ces conditions, c'est la partie d'histoire quiéchappe au grand homme, c'est celle qui est faite par lamasse des « pygmées » : « C'est à l'histoire qu'appartient latâche de s'entremettre entre eux [les grands hommes], depousser toujours ànouveaux à la création des grandshommes, de donner des forces pour cette création ». l L'histoire serait-elle alors la combinaison de l'action desgrands hommes et de l'action du peuple, aucun des deux nemaîtrisant totalement, ne faisant totalement l'histoire ? L'homme d'action n'a qu'un espace limité d'action 3. »

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