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Commentez cette définition des «lumières» par Kant (article «Qu'est-ce que les Lumières ?») : «Qu'est-ce que les Lumières ? La sortie de l'homme de sa minorité, dont il est lui-même responsable. Minorité, c'est-à-dire incapacité de se servir de son entendement sans la direction d'autrui, minorité dont il est lui-même responsable puisque la cause en réside non dans un défaut de l'entendement, mais dans un manque de décision et de courage de s'en servir sans la direction d'autrui. Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement ! - Voilà la devise des Lumières» (Kant, la Philosophie de l'Histoire, souligné dans le texte).Ainsi débute ce célèbre article, qui précise : «... pour ces Lumières il n'est rien requis d'autre que la liberté [...] l'usage public de notre propre raison doit toujours être libre, et lui seul peut amener les Lumières parmi les hommes [...]. J'entends par usage public de notre propre raison celui que l'on en fait comme savant devant l'ensemble du public qui lit» (souligné dans le texte). L'officier, le prêtre, le citoyen ont le devoir d'obéissance dans leur fonction : mais ils ont le droit et la mission, lorsqu'ils s'expriment publiquement en tant que savants, «comme membre(s) d'une communauté, et même de la société civile universelle» de critiquer avec «une liberté sans bornes [...] en vue d'une meilleure organisation».

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kant

,, Sapere aude ! » Kant Il semble bien que la liberté soit une conquête. Contre l'ignorance, contre ses propres peurs et angoisses, l'homme doit combattre bien souvent contre lui-même pour vivre en être libre. «Aie le courage de te servir de ton propre entendement », voilà la devise des Lumières, telle que Kant la reprend à son compte dans son texte Qu'est-ce que les Lumières ? et qui nous montre les enjeux de ce combat. En effet, les Lumières désignent le mouvement intellectuel qui permet à l'homme de se servir de son propre entendement pour penser. Se servir de son propre entendement, c'est penser par soi-même et de manière autonome. 

« lement, on peut même être complice de cela parce qu'on trouve plus commode de laisser penser les autres pour nous ou parce qu'on a peur de se servir de notre propre raison. Cette peur est liée à la crainte de perdre des illusions rassurantes ou au refus de s'opposer aux autres. En ce sens, la liberté coûte toujours puisqu'elle réclame notre arrachement à ce qui nous est le plus familier et le plus agréable. »

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