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Les mythes peuvent-ils disparaître de notre culture ?

Publié le 25/02/2004

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mythes

La philosophie aurait pour domaine ce qui est vraisemblable et n'aurait plus qu'à se taire lorsque paraît la vérité scientifique : ainsi, les philosophes ont spéculé sur le vide ou les atomes, jusqu'à ce que la science les ait fait connaître avec certitude. Selon A. Comte, l'esprit humain progresserait en passant par trois états : l'état théologique, celui du mythe et de la religion, propre à l'enfance imaginative ; l'état métaphysique, propre à L'adolescence éprise d'absolu ; enfin, l'état positif, celui de la science adulte, qui renonce à La question «pourquoi?« et se contente de la question « comment?«   [psychisme humain est naturellement créateur de mythes. La pensée mythique, loin de s'opposer à la pensée rationnelle, est une autre facette de l'esprit. Le mythe a le pouvoir de rassurer l'homme.] Inconscient et mythes La civilisation occidentale est définitivement sortie de l'univers mythique. Mais l'homme moderne continue de porter en lui, au moins dans son inconscient, toute l'expérience de l'humanité. Nombre de ses rêves, pense Cari Gustav Jung, ont une dimension mythique.

 

Prêter attention au(x) sens de « culture « ici. Pourquoi, en quoi, la question de la disparition des mythes peut se poser pour notre « culture « ?

De quoi parle-t-on lorsqu'on parle de « mythes « ? La valeur de la dissertation risque de dépendre de la clarté et de la finesse de l'analyse de cette notion.

 

  • I) Les mythes peuvent disparaître de notre culture.

a) Les mythes sont des fables mensongères. b) La raison s'oppose aux mythes. c) Le raison a terrasé le mythe (Comte).

  • II) Les mythes sont éternels.

a) L'inconscient collectif et l'inconscient archaïque (Jung). b) Le mythe crée du sens. c) Le besoin de mythes comme religiosité humaine.

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mythes

« [psychisme humain est naturellement créateur de mythes.La pensée mythique, loin de s'opposer à la pensée rationnelle, est une autre facette de l'esprit. Le mythe a le pouvoir de rassurer l'homme.] Inconscient et mythesLa civilisation occidentale est définitivement sortie de l'univers mythique.

Mais l'homme moderne continue deporter en lui, au moins dans son inconscient, toute l'expérience de l'humanité.

Nombre de ses rêves, penseCari Gustav Jung, ont une dimension mythique.

Le mythe survit dans ce qu'il appelle l'«inconscient archaïque.» Le mythe donne du sensEnglobant tous les aspects de l'existence humaine, le mythe donne un sens au destin collectif et individueldes êtres.

La raison philosophique peut sans doute parvenir à ce même but, mais non la raison scientifique.Pour Maurice Leenhardt, «le mythe correspond à un mode de connaissance affective, parallèle à notre modede connaissance objective» (Do Kamo). Un besoin des mythesMême s'ils sont pauvres, sans grande dimension spirituelle, les mythes modernes existent bel et bien.

Lecinéma, le sport, en créent.

On peut même dire que la science, à qui l'on attribue tous les pouvoirs, est elle-même un mythe.

La raison ne reflète qu'une parcelle de la vie psychique.

Le mythe rassure parce qu'il révèleune réalité dont l'homme est tout entier pénétré. a.

Pour autant, il serait hasardeux de surestimer le pouvoir de la raison.

Une chose est d'ébranler la crédibilitédes mythes, autre chose est de les faire disparaître, car le mythe relève de la croyance c'est-à-dire d'uneattitude propositionnelle et si comme Hume le soulignait la raison peut montrer la fausseté d'une propositionelle a peu de pouvoir sur l'attitude qui commande de l'adopter. HUME : LA RAISON EST ÉTRANGÈRE À LA MORALE Malebranche, comme Descartes, voit dans la raison une faculté de bienjuger en général, c'est-à-dire de distinguer tant le bien du mal que levrai du faux.

Mais n'est-ce pas là une conception erronée de la raison ?En effet (comme le remarque ici Hume à propos des passions) la raisonétant la faculté de raisonner, c'est-à-dire de combiner logiquement desconcepts ou des propositions, elle ne peut se prononcer que sur le vraiet le faux, et non pas sur le bien et le mal. « Si une passion ne se fonde pas sur une fausse supposition et sielle ne choisit pas des moyens impropres à atteindre la fin,l'entendement ne peut ni la justifier ni la condamner.

Il n'est pascontraire à la raison de préférer la destruction du monde entier àune égratignure de mon doigt.

Il n'est pas contraire à la raisonque je choisisse de me ruiner complètement pour prévenir lemoindre malaise d'un Indien ou d'une personne complètementinconnue de moi.

Il est aussi peu contraire à la raison de préférerà mon plus grand bien propre un bien reconnu moindre.

Un bienbanal peut, en raison de certaines circonstances, produire undésir supérieur à celui qui naît du plaisir le plus grand et le plusestimable ; et il n'y a là rien de plus extraordinaire que de voir, en mécanique, un poids d'une livre en soulever un autre de cent livres grâce à l'avantage de sasituation.

Bref, une passion doit s'accompagner de quelque faux jugement pour être déraisonnable ;même alors ce n'est pas la passion qui est déraisonnable, c'est le jugement.

» ordre des idées 1) Thèse centrale : la raison ne peut juger une passion par elle-même, en tant que fait, mais seulement lesjugements qui accompagnent (éventuellement) cette passion, comme- la supposition de l'existence d'objets qui n'existent pas en réalité (par ex.

une peur fondée surquelque chose qui n'existe pas).. »

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