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L'expérience peut-elle démontrer quelque chose ?

Publié le 29/12/2009

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S'il est vrai que tout ce qui est acquis par simple expérience, en fait par habitude passive, risque toujours d'être dénoncé comme insuffisant par ce qu'une situation peut offrir d'imprévu, ce qui se présente comme résultant d'expériences scientifiquement menées semble établi de façon sûre.  Problématique: Faut-il en conséquence admettre qu'une loi expérimentale doit être reconnue comme démontrée? La démonstration, telle qu'elle est menée dans les disciplines formelles, renvoie à une nécessité d'origine strictement rationnelle qui est différente de la causalité, ou même du déterminisme de la nature. En sorte que la portée démonstrative d'un expérience scientifique pourrait concerner davantage la démarche de l'esprit que le résultat de l'expérience.

  • I. La démonstration révèle une nécessité strictement rationnelle.
  • II. L'expérience prend au contraire le "réel" en considération.
  • III. Si l'expérience démontre quelque chose, ce ne peut donc être qu'à propos de l'esprit.

« L'analyse du professeur Le recours à l'expérience a la valeur d'une preuve, tant dans le discours d'un parent face à son enfant que dans celui du scientifique qui cherche à prouver ce qu'il avance en manifestant la pertinence factuelle de sa théorie.

L'expérience semblerait donc par elle-même porteuse d'une signification essentielle à la construction du vrai.

Toutefois, il semble également que le recours à l'expérience se heurte rapidement à ses propres limites.

Les sens peuvent nous induire en erreur, et l'expérience d'une chose peut ne correspondre qu'à une vision particulière de cette chose, ou ne conduire qu'à une interprétation subjective ou contextuelle.

L'expérience passe ainsi pour le lieu de la confusion, et joue peut -être plus le rôle d'obstacle que de catalyseur de la vérité.

Le problème de ce sujet tient donc au statut de l'expérience dans le processus de construction de la connaissance.

Elle est à l'évidence indispensable, ne serait -ce que parce qu'elle donne accès au choses et qu'elle est la fin de toute connaissance.

Elle ne semble toutefois pas suffire par elle-même à une démonstration du vrai, dans la mesure où l'interprétation de l'expérience reste relative au sujet connaissant.

Il semble donc nécessaire de comprendre jusqu'à quel point l'expérience contient par elle-même les règles de son interprétation, ou si elle n'est qu'un objet neutre qui peut servir de support à toute forme d'interprétation. Plan proposé Partie 1 aL'expérience est le point de départ de toute action et de toute questionnement théorique : elle est la condition de possibilité de toute conscience et s'impose en ce sens comme l'étape indispensable de tout construction démonstrative.

b En outre, elle est le principe du vécu, c'est-à-dire que c'est par le processus expérimental que se construisent les souvenirs et que se forgent les certitudes individuelles.

Chacun agit et pense en fonction de ce qu'il a vécu.

Enfin, il apparaît que l'expérience permet d'arbitrer entre les hommes.

Requise au principe de tout discours et comme moyen de preuve, elle revêt la force de la démonstration parce que le recours à l'exemple et la comparaison des expérience sont porteurs d'une signification évidente que paraissent partager tous les hommes. Partie 3. »

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