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L'homme est-il responsable de tout ce qu'il fait ?

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Si l'homme n'est pas doué du libre arbitre, il ne peut être tenu responsable de ses actes. Quel sens y aurait-il à punir ou à récompenser quelqu'un qui ne pouvait agir autrement qu'il ne l'a fait? « Qui lance une pierre ne peut plus la rattraper. Toutefois, il était en son pouvoir de la jeter ou de la laisser tomber, car cela dépendait de lui. Il en va de même pour les hommes qui pouvaient, dès le début, éviter de devenir injustes et débauchés; aussi le sont-ils volontairement; mais une fois qu'ils le sont devenus, ils ne peuvent plus ne pas l'être. « Aristote, Éthique à Nicomaque, Ive s. av. J.-C. « L'homme est condamné à être libre.

La question de la responsabilité apparaît dès la première lecture du sujet; mais l'important est de lire ce dernier jusqu'au bout: l'enjeu véritable de la question, c'est l'objet supposé de la responsabilité de l'homme :« tout ce qu'il fait «. Il faudra donc s'interroger sur la notion de « faire « d'une part et, d'autre part, sur celle de totalité.

« en Inde, poussent le scrupule jusqu'à respirer à travers un tissu pour ne pas risquer de tuer un moucheron... L'archer et la flèche En outre notre action se déroule dans le temps et nous ne pouvons pas en maîtriser toutes les conséquences.Lorsque nous nous affirmons responsables de ce que nous « faisons », faut-il inclure les conséquences lointaines del'action, ou seulement l'acte ponctuel au moment où il est accompli ? Les stoïciens affirmaient ainsi que seul le gestede l'archer est sous sa responsabilité, et non le fait que la flèche atteigne son but. III. Une affaire de conscience et de droit Nous voyons donc que les notions de responsabilité et d'action, si elles doivent avoir un sens, demandent à êtreprécisées. L'enjeu de cette démarche peut être éthique ou juridique. Conduire sa vie On peut comprendre la question initiale de deux façons : nous sommes responsables de chacun de nos actes, ounous sommes responsables de la totalité en tant que telle, c'est-à-dire en fait de notre existence. « Tout ce quenous faisons », c'est en fait notre vie. C'est en ce sens que Sartre prend l'ex-pression: nous avons à conduire notrevie et cela implique d'en assumer la « condition », la « situation ». Nous avons à prendre en charge ce « projet »lancé sans notre consentement et dans un monde dont nous ne sommes pas les auteurs, et à le faire nôtre. Nousnous prenons en charge avec la part de non-maîtrise que cela implique. Peut-on être responsable des actes d'autrui? À la frontière entre la morale et le droit se pose la question des actes d'autrui dans mon entourage ou des actesque veulent m'imposer des individus disposant à mon égard d'un pouvoir ou d'une autorité. Ma responsabilité est-ellealors engagée? Vaut-elle seulement pour ce que je fais, ou aussi pour ce que je m'abstiens de faire? Une responsabilité collective? Le problème de la responsabilité pour tous les actes se complique encore lorsque le sujet agit au nom d'uneinstitution, dans le cadre d'un mandat, ou au sein d'une structure collective dans le cadre d'une action coordonnée.Dans le cas d'une bataille, ou d'un vote, peut-on parler de responsabilité individuelle ? Sartre a des mots très durscontre la tentation d'une dilution de la responsabilité dans une instance collective; mais est-ce si simple? Conclusion Entre l'insouciance quasi somnambulique de « l'irresponsable » et l'angoisse paralysante de l'individu trop scrupuleux,la réponse à la question de la responsabilité devra donc sans doute prendre la forme d'une « disposition constante», autrement dit d'une « vertu » de responsabilité qui oriente la conscience vers la plus grande lucidité possible.Pour que l'existence demeure sereine et que cette conscience de la responsabilité demeure plausible, il fautcependant qu'elle soit compensée par un minimum de confiance entre les sujets: je peux être disposé à répondre detous mes actes si je sais qu'on ne me demandera pas systématiquement de le faire et que je peux compter sur uneffort de compréhension, voire de compassion de la part d'autrui. L'univers de Franz Kafka décrit assez justement ceque serait le monde sans cette modération. « L'homme est libre; sans quoi conseils, exhortations, préceptes, interdictions, récompenses et châtimentsseraient vains. » Saint Thomas d'Aquin, Somme théologique, 1266-1274. Si l'homme n'est pas doué du libre arbitre, il ne peut être tenu responsable de ses actes. Quel sens y aurait-il àpunir ou à récompenser quelqu'un qui ne pouvait agir autrement qu'il ne l'a fait? « Qui lance une pierre ne peut plus la rattraper. Toutefois, il était en son pouvoir de la jeter ou de la laissertomber, car cela dépendait de lui. Il en va de même pour les hommes qui pouvaient, dès le début, éviter de devenirinjustes et débauchés; aussi le sont-ils volontairement; mais une fois qu'ils le sont devenus, ils ne peuvent plus nepas l'être. » Aristote, Éthique à Nicomaque, Ive s. av. J.-C. »

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