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L'homme peut-il conquérir sa liberté sur ses passions ?

Publié le 09/09/2014

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Justement les psychanalystes voient là une source de passions ; tenter par tous les moyens d'anéantir ses passions en les refoulant, c'est se condamner à vivre avec une force sournoise inconsciente prête à rejaillir sous n'importe quel prétexte, plus violente encore. Ce n'est pas se rendre libre de ses passions que de les anéan­tir par l'oubli. En fait, comme le conseille Descartes, la meilleure méthode est de tenter de reconvertir l'intérêt de la passion afin que le passionné ne soit plus un sujet « agi « mais un agent qui se sert de sa passion, qui la consi­dère comme un moyen pour l'action. Ainsi Descartes, considérant la peur chronique, la lâcheté, comme une passion écrit : « Pour exciter la hardiesse et ôter la peur, il ne suffit pas d'en avoir la volonté, il faut s'appliquer à considérer les raisons, les objets, les exemples qui per­suadent que le péril n'est pas grand, et qu'ainsi on aura la gloire de la force d'avoir vaincu. «

« 62 CORRIGÉ DE DISSERTATIONS PHILOSOPHIQUES PLAN PROPOSÉ Introduction.

- Passionné.

Possédé.

Les passions sont-elles fatalité ? I.

- Description de l'attitude passionnée.

a) Passion et tendance.

b) La tyrannie de la passion : volonté ? c) La passion est en nous, fixée par un objet.

II.

- Passion et volonté.

a) Attention, connaissance de soi.

b) Rôle du jugement sur soi et sur la passion.

c) « Divertir » une passion (objet).

d) Passion et personnalité.

e) La passion comme moyen.

Conclusion.

- Tout dynamisme (tendance) est passion possible.

La passion dans le sens de la liberté.

DÉVELOPPEMENT Le passionné se présente généralement comme un possédé, l'objet de sa passion mobilise tout son être psychologique, et si le passionné raisonne beaucoup, il raisonne à faux ; la passion s'empare de l'intelligence, de l'imagination.

Le passionné subit sa passion, persuadé que c'est une force étrangère, une force dont il n'est pas maître.

Aussi les théories émises sur la source des passions relèvent toutes de cette idée de contrainte et même de fatalité.

Pour Freud et les psychanalystes, « c'est une force étrangère qui se déploie en nous, sans nous, malgré nous )J, Pour Alquié, les passionnés sont prisonniers d'un souvenir ancien et contraints par ce souvenir à mille gestes qu'ils recom­ mencent toujours.

Tout ceci nous conduit à voir la passion comme une aliénation de l'individu ; mais c'est une supers­ tition, dit Alain, d'attribuer au terme passion celui de fatalité.

Descartes pense de même lorsqu'il écrit dans le Traité des passions cc une âme bien conduite doit pouvoir acquérir un pouvoir absolu sur ses passions ,n.

Le problème est-donc de savoir comment et dans quelle mesure, l'homme peut se rendre maître de ses passions.

La passion se manifeste non seulement comme une exa­ gération de nos tendances fondamentales, mais encore elle mobilise toutes les facultés intellectuelles, celles-ci se mettant au service de la passion.

Le mot passion implique de lui-même l'idée de passivité, le sujet est agi, sa passion. »

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