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Nos pensées sont-elles en notre pouvoir ?

Publié le 29/08/2012

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« On ne pense pas ce que l'on veut «, dit Alain. La pensée est un chemin rude et tortueux. La vérité se dérobe sans cesse à mesure que ·les théories la cernent, semble-t-il, de plus en plus près. On ne croit savoir que'lque chose, comme disait Valéry, que lorsqu'on s'arrête de chercher. Hegel, démontrant que « le vrai est le devenir de lui-même « (Phénoménologie de l'esprit}, met en relief les heurts et iles contradictions qu'entraîne sa recherche....

« •la •lucidité, comme le montre Nietzsche, c'est ·ce qui divise, ce qui détruit.

La raison est ironique et ·cruelle.

C'est f·ins­ ·trument de notre dépassemen·t, ce qui fait qu'il y a to·u­ jours en nous un je ne sais quoi qui nous échappe·.

Nous ne pensons que nécessa'Ïrement, et nous avons 'le senti­ ment d'être 'libre.

Ainsi 'fa, pensée apparaît comme quel­ que chose d'extérieur à no·us qui se gHsse en nous, et qui s'impose à nous avec •ses exigences.

« On ne pense pa's ce que l'on veut », répétons-le avec Alain.

Pourtant l'éwle cartésienne française, et en particu•lier Jules la­ gneau, ont soutenu que ·la forme ·supérieure de notre liberté était •la Pensée : n'est-elle point ce qu•i est propre­ ment humain, ce qui est irréductible à aucun mécanisme ? Comment ·conCi'lier ces deux points de vue ? « Il est de lfa nature de 'lo mison de concevoir ,fe•s choses, non comme contingentes, mais comme néce'Ssa·i­ res », écrit Spinoza.

'Par conséquent, si nous isolons une pensée en la considérant ·comme un phénomène·, il e·st évident que cette pensée sera déterminée.

1'1 y aura tou­ jours un « po•urquoi » et un « comment » de cette pensée.

No·tre ·libre vo•lonté ne saurait a·ucunement participer à cette détermination formeHe d'une pensée-objet, puisque toute ca·use est cause nécessaire, et qu'en conséquence, la• volonté ne saura'it être cause sans conkadidion.

L'étude d'une pensée dé'terminée par les circonstances de œtte pensée aboutit d'une façon certaine à une· concep­ tion associationniste de la pensée.

Je dis par exemple : « 'le ciel est l:ileu ».

'Etais-j·e :fibre de dire cela ? Aucune­ ment, car en disant ces mots, je ne fa'isais que constater un état de fait indépendant de moi, qu'étabifir un rap­ port qu•i exi·stait déjà en dehors de moi.

Mais ·comment ai-je pu déchiffrer ce rapport dans les choses? J'ai eu une sensation de bleu.

C'est tout.

Et pourtant, j'ai dit : « le ciel est bleu ».

Je n'ai rien fait, diront les empiristes, qu'ass·ocier :f'.idée de cie·l, que j'avais, à la• sensation de. »

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