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Peut-on atteindre le bonheur dans le cadre d'une société de consommation ?

Publié le 26/03/2022

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« DISSERTATION PHILO TG5 Est-il possible d’atteindre le bonheur dans le cadre de la société de consommation ? Dans le film Le Loup de Wall Street de Martin Scorsese, Jordan Belfort est un multimillionnaire téméraire et sans scrupule.

Il est trader à la Bourse et devient riche grâce à des arnaques.

Sa fortune lui permet d’obtenir tout ce qu’il désire puisqu’il vit dans une société de consommation.

Il achète alors une villa à Long Island et un yacht, consomme de la cocaïne, trompe sa femme… Il va ainsi de plaisir en plaisir étant sûr d’être sur le chemin du bonheur mais tous ses plaisirs démesurés le conduisent en prison.

Peut-être se rend-il compte que la satisfaction de tous ses désirs ne rend pas réellement heureux.

Mais qu’est ce que la société de consommation ? Le principe de la société de consommation est de créer un besoin souvent peu nécessaire chez un individu et le pousser à se procurer ce produit.

Ainsi, la société de consommation est un ordre social et économique basé sur la création et la stimulation systématique d’un désir d’acheter des biens et des services dans des quantités toujours plus importantes.

Le bonheur, lui, est la quête que vise tout homme, l’état de satisfaction complète que tout individu souhaite.

Le bonheur est perçu différemment selon les individus : pour certains, il s’agit de la liberté de vivre sans contrainte, pour d’autre c’est synonyme de paix intérieure, ou même de richesse extrême.

C’est donc une notion subjective, variant selon leur désirs de chacun .

Nous pouvons tout de même dire que le bonheur est une satisfaction complète, stable et durable.

Il est donc légitime de se demander si le désir est un obstacle au bonheur ou au contraire, s’il permet d’accéder à une vie heureuse.

En effet, d’un côté, on pourraient penser que l’absence de désir signifierait l’absence de souffrance et donc qu’il faudrait éradiquer toutes sortes de désirs pour atteindre le bonheur.

Mais à en croire l’opinion publique, pour atteindre le bonheur, il faudrait satisfaire tous nos désirs...On va donc se demander : satisfaire tous ses désirs nous permet-il d’atteindre le bonheur ? Nous verrons dans un premier temps que le bonheur peut se trouver dans le fait de désirer quelque chose ; nous analyserons ensuite les limites de certains désirs ; et enfin, nous verrons qu’éradiquer ses désirs permet d’atteindre réellement le bonheur et de différentes manières, sans avoir à satisfaire tous ses désirs. Le bonheur consiste dans le fait de désirer. En effet, la plupart des êtres humains pense que désirer des choses permet d’atteindre le bonheur. Le désir se caractérise comme étant l’envie de combler un manque : on désire ce qu’on n’a pas encore obtenu, quelque chose dont on est dépourvu et l’obtenir nous donnerait du plaisir, et donc du bonheur.

Il s’agit donc de la recherche d’un objet qu’on imagine être source de satisfaction.

Le malheur désigne une insatisfaction, un manque et la souffrance.

Une personne heureuse est alors une personne qui désire et qui éprouve le manque, et une personne malheureuse est une personne qui a assouvi tous ses désirs, qui a comblé le manque causé par le désir.

Mais si tous nos désirs étaient comblés, alors on ressentirait de l’ennui.

L'ennui est à concevoir comme étant une nostalgie du désir, c'est-à-dire comme une souffrance due à l'absence de désir.

Il est donc évident que désirer rend heureux tant que l’individu vit dans la tension du manque et dans l’espoir du contentement : il faut donc désirer sans satisfaire ses désirs puisque le plaisir ne serait pas durable.

C’est d’ailleurs ce qu’affirme Rousseau dans Julie ou La Nouvelle Héloïse : selon lui , le bonheur est atteignable à condition de ne pas le faire dépendre de la satisfaction de nos désirs, toujours potentiellement décevante.

C’est dans le fait même de désirer, indépendamment de la satisfaction elle-même, que réside notre bonheur.

Le désir stimule l’imagination et produit d’agréables illusions et la satisfaction du désir, à l’inverse, dissipe ces illusions et la sorte de bonheur qui en découle. Il dit même : « Malheur à qui n’a plus rien à désirer ».

Par exemple, dans le film Welcome to Me , Alice Kleig gagne à la loterie et décide de réaliser tous ses rêves : elle monte son émission de télévision pour parler d’elle et de sa vie.

Mais, alors que son but était de faire du Buzz, elle réalise que rien de vaut la vraie vie.

En satisfaisant ses désirs, elle n’a donc pas réussi à atteindre le bonheur.

Le bonheur est donc dans le simple fait de désirer, et non dans l’obtention de ce qu’on désire. De plus, dans la vie courante, on obtiendrait en réalité plus de plaisir dans la satisfaction de nos désirs plutôt que dans le processus de désirer.

Si le bonheur se caractérisait par le fait d'être totalement comblé alors il ne serait pas compatible avec le désir, qui lui est défini par le sentiment de manque, on pourrait donc affirmer que la satisfaction de tous ses désirs conduirait alors au bonheur suprême où la. »

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