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Peut-on etre indifférent a la beauté ?

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La contemplation de la beauté procure une émotion désintéressée. Le goût esthétique est une question de sensibilité. Certaines personnes peuvent ne pas avoir d'intérêt pour la beauté artistique. La sensibilité à la beauté n'est pas universelle, on peut être indifférent à celle-ci. Mais, la beauté est universelle, tous les hommes sont dôtés de sensibilité quelles que soient la culture et l'éducation des personnes. Dès lors, la beauté ne peut laisser personne indifférent.

  • I) On peut être indifférent à la beauté.

a) La sensibilité se cultive. b) On peut être insensible comme on peut être grand ou petit ! c) La jouissance esthétique est désintéressée.

  • II) On ne peut pas être indifférent à la beauté.

a) Tout le monde est sensible à la beauté d'une oeuvre d'art. b) Le beau est recherché par tous. c) La beauté s'impose à tous.

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« Le plaisir esthétique est donc contemplation, non consommation.Il n'apporte aucun profit matériel, elle n'est d'aucune utilité. Elle procure seulement un plaisir sensuel etintellectuel. Les matérialistes, ceux qui ne s'intéressent qu'aux choses utiles et profitables, tiennent lasensibilité pour une faculté méprisable. S'ils s'intéressent à la beauté, à l'art, c'est seulement pour leur valeurmarchande. Jugement de goût et culture • Marx affirme que l'art – ainsi que la philosophie, la religion, etc. – dépend de la classe sociale dominante àun moment historique donné, et des rapports de classes dans cette société. Tout artiste, (Marx prendl'exemple du peintre Raphaël), a été « conditionné par les progrès techniques que l'art avait réalisés avant lui,par l'organisation de la société et la division du travail qui existaient là où il habitait, et enfin par la division dutravail dans tous les pays avec lesquels la ville qu'il habitait entretenait des relations ».L'artiste dépend de la société dans laquelle il évolue (l'art grec présuppose la mythologie grecque) et touteoeuvre d'art est un reflet de son époque. On ne peut donc véritablement apprécier une oeuvre d'art qu'en lareplaçant dans son contexte, qu'en connaissant les conditions socio-culturelles, politiques, économiques etc.de son apparition. Mais cela n'explique pas pourquoi une oeuvre d'art véritable échappe à la temporalité.Pourquoi sommes-nous encore émus aujourd'hui devant les pyramides égyptiennes ? devant un tableau deVélasquez ? à l'écoute d'une symphonie de Mozart ? "... En ce qui concerne l'art on sait que certaines époques de floraisonartistique ne sont nullement en rapport avec l'évolution générale de lasociété, ni donc avec le développement de la base matérielle qui estcomme l'ossature de son organisation. Par exemple les Grecs comparésaux modernes, ou encore Shakespeare. Pour certaines formes de l'art,l'épopée par exemple, on va jusqu'à reconnaître qu'elles ne peuventjamais être produites dans la forme classique où elles font époque. Dèsque la production de l'art fait son apparition en tant que telle; onadmet par là, que dans la propre sphère de l'art, telles de ses créationsinsignes ne sont possibles qu'à un stade peu développé de l'évolutionde l'art. Si cela est vrai du rapport des divers genres d'art à l'intérieurdu domaine de l'art lui-même, on s'étonnera déjà moins que cela soitégalement vrai du rapport de la sphère artistique dans son ensemble àl'évolution générale de la société. La seule difficulté c'est de formulerune conception générale de ces contradictions.Prenons par exemple l'art grec... dans son rapport à notre temps. Il estbien connu que la mythologie grecque fut non seulement l'arsenal del'art grec mais aussi sa terre nourricière. L'idée de la nature et desrapports sociaux qui alimente l'imagination grecque... est-ellecompatible avec les métiers à filer automatiques, les locomotives et letélégraphe électrique? Qu'est-ce que Vulcain auprès de Roberts et Cie,Jupiter auprès du paratonnerre?... Toute mythologie dompte, domine, façonne les forces de la nature, dans l'imagination et par l'imagination; elle disparaît donc au moment où cesforces sont dominées réellement... D'autre part, Achille est-il possible à l'âge de la poudre et du plomb?... Lesconditions nécessaires de la poésie épique ne s'évanouissent-elles pas?Mais la difficulté n'est pas de comprendre que l'art grec et l'épopée sont liées à certaines formes dudéveloppement social, la difficulté, la voici : ils nous procurent encore une jouissance artistique et à certainségards ils servent de norme, ils nous sont un modèle inaccessible...... Un homme ne peut redevenir enfant sans être puéril. Mais ne se réjouit-il pas de la naïveté de l'enfant etne doit-il pas lui-même s'efforcer à un niveau plus élevé de reproduire sa vérité? Est-ce que, dans la natureenfantine, ne revit pas le caractère de chaque époque, dans sa vérité naturelle? Pourquoi l'enfance historiquede l'humanité au plus beau de son épanouissement n'exercerait-elle pas l'attrait éternel du moment qui nereviendra plus ?" MARX Ce fragment sur le problème de l'art appartient à un texte de 1857 Introduction générale à la Critique del'économie politique que Marx ne fit pas publier. Marx écrira deux ans après dans l'Avant-propos de la Critiquede l'économie politique. « J'avais ébauché une introduction générale, mais je la supprime. Réflexion faite, ilserait gênant d'anticiper sur des résultats non encore établis. » Le texte a été publié pour la première fois parKautsky en 1903. Le problème de l'art est, nous allons dire pourquoi, un des plus épineux qui puissent se poserà un marxiste. Les marxistes contemporains qui s'y sont attaqués (Georg Lukacs, professeur d'esthétique àBudapest, Henri Lefebvre en France, Contribution à l'esthétique, Ed. Sociales) ne l'ont pas eux-mêmespleinement résolu.Pour aborder ce texte sur l'art il faut d'abord rappeler le principe général de la philosophie marxiste, c'est-à-dire du matérialisme historique. Les forces productives (l'état des techniques et des moyens de productionéconomiques, à tel moment de l'histoire) et les rapports de production (c'est-à-dire les relations et les conflitsdes classes sociales qui en dérivent) constituent l'infrastructure de la société. L'état et l'évolution de cetteinfra-structure déterminent en dernier ressort l'état et l'évolution des superstructures culturelles : lesinstitutions politiques, juridiques, les idées philosophiques et religieuses, les créations artistiques par lesquellesla société prend une conscience plus ou moins déformée d'elle-même, ne constituent pas des domaines »

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