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Peut-on être plus ou moins libre ?

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• L'homme, dit Sartre, est condamné à être libre. Faut-il comprendre, comme à propos d'une condamnation ordinaire, que la liberté est plus ou moins lourde à assumer ? Une telle interprétation inviterait à admettre que la liberté est plus ou moins présente, dans le quotidien et le comportement. Mais l'existence de la liberté est-elle appréciable en termes de plus et de moins (même s'il ne s'agit pas de la mesurer mathématiquement) ? Peut-on réellement penser que l'on est plus ou moins libre ? Car si la gradation suppose l'existence d'un degré maximal de la liberté, il resterait à préciser la nature des obstacles qui peuvent lui interdire de se manifester pleinement — ce qui risque d'entraîner la réflexion vers un échantillonnage assez arbitraire. Mieux vaut donc en venir à s'interroger sur la compatibilité de la notion de liberté et d'une appréciation quantitative.

L'idée de relatif a-t-elle un sens s'agissant de ce qui nous apparaît comme le bien le plus précieux, à savoir la liberté ? Bien quantitatif ? ( Rapport aux désirs)- ou être indivisible et sacré ?

Déterminer en quels sens une telle expression peut-être valide ?

- Imperfection - Historicité

- Humaine - En quels sens elle est vide - Moralité - Devoir.

Les relations entre liberté et désirs, passions ? Quelle conception de la liberté cela engage-t-il ? - Le pouvoir.
Relations avec la raison, la loi civile (limite nécessaire).

Faire apparaître la dimension historique de la liberté et sa dimension morale - Travailler à être libre.

« l'est de même façon pour la liberté civile donc politique.Si horizontalement notre désir d'hégémonie est limité par la loi, ce n'est pas suffisant à déterminer l'exact sens du"plus ou moins" de la liberté collective.Encore faut-il que le partage soit équitable que nos devoirs envers l'Etat soient effectivement contrebalancés pardes droits qui ne soient pas "purement" garantis, sans jamais être réels. En ce sens ROUSSEAU travailla à établirdans le CONTRAT SOCIAL la délicate algèbre de la liberté civile réalisant par la raison-lieu commun noble - la libertéindividuelle. On dit souvent que Rousseau a fait passer la politique du ciel sur la terre enmontrant que l'autorité politique ne descend pas de Dieu sur le monarque puissur les sujets, mais qu'elle émane du peuple qui la délègue à ses mandataires.Ce point de vue est un peu approximatif.Au moment où Rousseau commence à s'intéresser à la chose politique, lathéorie du pouvoir de droit divin est pratiquement abandonnée par lespenseurs politiques. Avant lui, Hobbes, Locke, Pufendorf, Grotius, Jurieu etd'autres font reposer l'autorité politique sur une convention, sur un contrat.Rousseau n'a donc pas inventé l'idée d'un pacte social entre gouvernants etgouvernés. On pourrait faire remonter au Moyen Age et même à l'AncienTestament l'idée d'un tel contrat. Le mérite de Rousseau est d'avoir renouveléla façon d'envisager ce contrat social et d'avoir posé du même coup - et lepremier - les fondements théoriques de la démocratie.Le point de vue de ses prédécesseurs lui paraissant manquer de cohérencelogique, il en fait table rase et pose le problème en termes clairs au début du« Contrat social » (Livre 1, ch. 6). Pour lui, après l'état de paix propre à l'étatde nature, les hommes ayant cessé de vivre isolés sont entrés dans unepériode de troubles assez semblable à la guerre de tous contre tous imaginéepar Hobbes.Pour retrouver la paix, ils furent donc conduits à chercher une formed'organisation qui puisse donner satisfaction à tout le monde: « Cettedifficulté ramenée à mon sujet peut s'énoncer en ces termes. "Trouver une forme d'association qui défende et protège de toute la force commune la personne et les biens de chaque associé,et par laquelle chacun s'unissant à tous n'obéisse pourtant qu'à lui-même et reste aussi libre qu'auparavant ?" Telest le problème fondamental dont le contrat social donne la solution. »Dans le « Discours sur l'inégalité », Rousseau avait déjà évoqué le contrat qui se trouvait à l'origine du corpspolitique. Mais, à ce moment-là, en 1755, donc sept ans avant le « Contrat social », il précise que la conceptionutilisée pour les besoins de sa démonstration n'est que provisoire. Et il se promet de revenir sur ce pacte primitif et ille fera effectivement dans de nombreux textes dont, tout spécialement, « Du Contrat social ou Principes du droitpolitique » (1762).Le texte du « Discours sur l'inégalité » en reste à l'idée d'un pacte de soumission, formule déjà utilisée par lespenseurs politiques du temps et des siècles précédents. Selon Rousseau, les riches, pour se protéger des pauvres qui les menaçaient sans cesse, réussirent à établir un pacte avec lepeuple pour faire cesser les troubles. Mais il s'agit d'un échange inégal puisque les riches ont tout à y gagner - lapaix leur permettant de conserver leurs biens -, et les pauvres tout à y perdre puisqu'ils aliènent leur liberté sanscontrepartie.Pourquoi Rousseau, en 1755, s'en tient-il à cette thèse tout en notant au passage qu'elle ne le satisfait pas et qu'illui faudra revenir sur la question ? Les hypothèses sont diverses, mais l'essentiel est de voir comment le « Contratsocial » et les textes satellites (« Manuscrit de Genève », « Emile », « Lettres écrites de la montagne », « Economiepolitique », « Fragments politiques », « Lettre à Christophe de Beaumont », etc.) une théorie du contrat sont pourlui l'occasion d'élaborer social qui tranche avec tout ce qui précède. Pour Rousseau, l'expression « pacte de soumission » comporte en elle-même une contradiction. Comment peut-onparler d'un contrat quand, par exemple, à la suite d'une conquête, un roi se rend maître d'un peuple, ou quand unhomme en réduit un autre en esclavage? Un contrat ne peut être établi qu'entre des parties égales et libresd'adhérer ou non à ce pacte.Pourtant, il serait possible d'imaginer une soumission volontaire. Un peuple, par désir de paix, pourrait se soumettre àun pouvoir fort, aliéner sa souveraineté au profit de sa sécurité. Un homme pourrait de même, en principe, devenirl'esclave d'un autre homme pour bénéficier de sa protection.Rousseau estime qu'un tel pacte est inconcevable parce que la liberté est un bien « inaliénable » : « Renoncer à saliberté, c'est renoncer à sa qualité d'homme... » Si je renonce à ma liberté pour me confier à une volonté absolue,cela signifie que je suis prêt à faire tout ce qui me sera commandé, même des actes criminels. Il n'y a donc pluspour moi de loi morale, plus de devoir, et, en cela, je deviens in-humain. Et si, acculé à commettre un acte horriblequi révolte ma conscience, je refuse d'obéir, me comportant alors en homme, le pacte est rompu (Livre 1, ch. 4): «Renoncer à sa liberté, c'est renoncer à sa qualité d'homme, aux droits de l'humanité, même à ses devoirs. Il n'y a nuldédommagement possible pour quiconque renonce à tout. Une telle renonciation est incompatible avec la nature del'homme et c'est ôter toute moralité à ses actions que d'ôter toute liberté à sa volonté. Enfu4 c'est une conventionvaine et contradictoire de stipuler, d'une part, une autorité absolue, et de l'autre, une obéissance sans bornes. » Ce type d'accord ne mérite pas le nom de contrat et il ne lie en rien l'opprimé, du fait qu'il donne tout pouvoir àl'oppresseur : »

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