Devoir de Philosophie

qu'ai-je le droit d'exiger d'autrui ?

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droit
Selon lui, il existe un impératif de la moralité qui se présente sous la forme d'un impératif catégorique. C'est cela qui régule les relations avec autrui. En effet, la loi morale fait sur nous figure d'autorité. Elle est la transcription des obligations et des exigences sociales. Ici, il est nécessaire d'établir la distinction entre « agir par devoir » et « agir conformément au devoir ». « Agir par devoir », c'est agir par pur respect de la loi morale. « Agir conformément au devoir », c'est être extérieurement en accord avec la moralité, mais dans un but précis. Or, c'est parce que nous sommes des êtres sensibles que la loi morale se manifeste sous la forme d'un impératif catégorique qui nous commande d'agir de telle sorte que la maxime de notre action puisse être érigée en règle universelle. C'est une moralité qui s'appuie sur la raison. Kant estime que la raison donne des lois à la pensée et à l'action afin de nous obliger à ne pas nous contredire : « Agis de telle sorte que tu traites l'homme en toi-même, aussi bien qu'en autrui, toujours comme une fin en soi et jamais seulement comme un moyen ».

Cette question est une question morale qui interroge les relations interindividuelles entre autrui et moi même. Ce que j’ai le droit d’exiger d’autrui prend la forme d’un devoir pour autrui, un devoir à accomplir conformément à la légitimité de mes attentes envers lui, une légitimité qui s’appuie sur des règles individuelles ou collectives, qui sont reconnues et acceptées par tous. La question porte justement sur la nature de ses devoirs. Que puis-je attendre d’autrui –à juste titre et sans remise en question possible, que cela concerne les relations dans le domaine de la vie sociale et publique ou encore que cela relève de la sphère personnelle et privée ? Quels comportement autrui ce doit-il d’adopter par rapport à ma personne et aux droits que ce statut me confère ? Qu’à-il le droit de faire ou de ne pas faire, et surtout, qu’est-il dans l’obligation d’accomplir par rapport à moi ? Enfin, par extension, puisque ce type de relation entre autrui et moi n’est pas unilatérale, quels sont aussi mes devoirs envers autrui ?

« Kant définit le devoir comme « la nécessité d'accomplir une action parrespect pour la loi ».Selon lui, il existe un impératif de la moralité qui se présente sous laforme d'un impératif catégorique. C'est cela qui régule les relations avecautrui.En effet, la loi morale fait sur nous figure d'autorité. Elle est latranscription des obligations et des exigences sociales.Ici, il est nécessaire d'établir la distinction entre « agir par devoir » et« agir conformément au devoir ». « Agir par devoir », c'est agir par purrespect de la loi morale. « Agir conformément au devoir », c'est êtreextérieurement en accord avec la moralité, mais dans un but précis. Or,c'est parce que nous sommes des êtres sensibles que la loi morale semanifeste sous la forme d'un impératif catégorique qui nous commanded'agir de telle sorte que la maxime de notre action puisse être érigée enrègle universelle. C'est une moralité qui s'appuie sur la raison.Kant estime que la raison donne des lois à la pensée et à l'action afin denous obliger à ne pas nous contredire : « Agis de telle sorte que tutraites l'homme en toi-même, aussi bien qu'en autrui, toujours commeune fin en soi et jamais seulement comme un moyen ».Ainsi, la loi morale kantienne me permet d'exiger d'autrui le respect dema personne.En effet, je dois toujours considérer autrui –tout autant que moi-même, comme une personne. De même, autrui doit respecter ma dignité humaine. Par exemple, dans les rapportssociaux, on se traite mutuellement comme des moyens, mais c'est quand on se traite seulement comme desmoyens que l'on bafoue la dignité de la personne. 3- L'exigence de la responsabilité : Le fait de vivre ensemble, c'est-à-dire, la vie sociale à l'intérieure de laquelle s'articule mes relations avecautrui, exige certains devoirs moraux qui sont nécessaires au bon déroulement social et dont il est impossiblede se passer. Il existe donc un ensemble de règles, de droits et de devoirs qui sont là pour préserver l'équilibresocial.De ce fait, j'ai le droit d'exiger d'autrui le respect de ses promesses. A ce devoir moral (le respect de sesengagements) peut se rattacher celui de l'exigence d'honnêteté.C'est la thèse que soutient Nietzsche dans Aurore (1881) : « Nos devoirs –ce sont les droits que les autres ont sur nous.Comment les ont-ils acquis ? Par le fait qu'ils nous considérèrentcomme capables de conclure des engagements et de les tenir,qu'ils nous tinrent pour leurs égaux et leurs semblables, qu'enconséquence ils nous ont fait confiance, ils nous ont éduqués,instruits et soutenus. Nous remplissons notre devoir –c'est-à-direque nous justifions cette idée de notre puissance qui nous a valutout le bien que l'on nous fait, nous rendons dans la mesure oùl'on nous a donné ». De là, je suis en mesure d'exiger d'autrui son honnêteté. Si l'on prendl'exemple d'un marchand. J'attends de lui qu'il ne me vole pas. Chacundoit agir dans son propre intérêt mais aussi dans l'intérêt d'autrui. Eneffet, si le marchand me vole ce n'est certes pas dans mon intérêt, maisde surcroît, ce n'est pas dans le sien puisqu'il perd en crédibilité, ce quisera pour lui un préjudice à venir. (cf. Kant).Ainsi, pour que le fonctionnement social s'accomplissent le mieuxpossible, dans le respect de tous, j'ai le droit d'exiger d'autrui qu'il soitresponsable. Responsable de lui-même, responsable de sesengagements, de ses promesses et de ses actes. Conclusion :Ainsi, j'ai le droit d'exiger d'autrui, ce qui me semble le plus essentiel : le respect de ma vie et de ma liberté en tantqu'être humain. Cependant, au-delà de cette revendication fondamentale, j'ai le droit d'exiger le respect de mapersonne dans sa dignité, dans ses droits et dans toute sa dimension sociale. Ces exigences que je réclame à autruiet que je dois aussi à autrui sont les conditions du bon fonctionnement de la société et de la vie en commun. »

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