Que gagne-t-on à travailler ? Notion de philo: travail
Publié le 10/05/2026
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Que gagne-t-on à travailler ?
Introduction
Nous rencontrons parfois des personnes qui prétendent qu’en réalité, eux, ne travaillent
pas vraiment.
Ce qu’ils entendent par là, c’est qu’ils prennent tant de plaisir à leur travail
qu’ils n’ont pas l’impression de pouvoir dire qu’ils fournissent vraiment des efforts.
Cela
révèle le rapport complexe que nous avons au travail : on le conçoit en effet
habituellement comme une activité exigeante, que ce soit physiquement,
psychologiquement, intellectuellement ou émotionnellement.
Exigeante serait même un
euphémisme puisque souvent le travail est plutôt vécu comme une souffrance, quelque
chose de pénible, une contrainte qui nous prive de la liberté de dispenser de soi, de son
temps et de son énergie.
Cette idée se retrouve dans l’étymologie longtemps associée au
terme de travail : tripalium (instrument de torture), tripaliare (torturer).
On a donc
l’impression que notre travail doit toujours être associé à une forme de souffrance, et si
ce n’est pas le cas, on en viendrait même parfois à douter qu’on est bien en train de
travailler et peut-être même culpabiliser par rapport aux autres.
Mais le travail, qui se
définit comme le fait de fournir un effort en vue de la production de quelque chose pour
satisfaire nos besoins, n'est-il toujours que cela ? Ou peut-il également avoir de la valeur
par lui-même et constituer une fin en soi ? A quelles conditions le travail peut-il nous
assurer une vie véritablement humaine qui ne nous ferait pas rentrer dans le travers qui
consisterait à devoir perdre notre existence à la gagner ?
I.
Nous devons travailler pour vivre
1.
Une punition mais aussi la possibilité de se racheter
(participation à l’effort collectif)
Genèse, chapitre 3
Adam et Eve condamnés à travailler
Travail est pénible et douloureux, est une punition, si on doit travailler, fournir des efforts
c’est pour se racheter
Travail = punition et possibilité du rachat = normal que pas agréable, donne une raison
d’être au travail / effort car dépense d’énergie
C’est pour ça que socialement on est pointés du doigt si on ne travaille pas car si on ne
travaille pas dans la société, on est considéré comme quelqu’un qui ne participe pas à
l’effort collectif, dont on sait qu’il est nécessaire à la survie car vivre exige d’avoir à
manger, de pouvoir s’abriter, dormir (strict minimum, sinon accès divertissement,
hygiène, etc)
Dans le travail : punition, rachat, regard social
Culpabilité de ceux qui ne travaillent pas car idée de “trahir” les autres dans la nécessité
de l’effort collectif
Possibilité de plaisir à travailler ? uniquement une nécessité pour parvenir aux besoins
vitaux ? torture ou voie de croissance personnelle ?
2.
Le travail, un moyen d’actualiser notre puissance, de
réaliser notre humanité
Idée d’une histoire universelle du point de vue cosmopolitique, KANT
La nature aurait fait que l’H doive travailler pour obtenir ce qu’il veut personnifie la
nature, lui attribue la volonté, l’intention.
Nature ≠ généreuse, droit au but, économie
des moyens DONC forme d’intelligence
finalisme = principe qui consiste à expliquer les choses en fonction de leur utilité (pr
comprendre une chose il faut savoir en vue de quoi elle existe)
pb toujours en travail actuellement (ex : hanches des AFAB s’élargissent pour accueillir
enfant, c’est une intention de qui ?)
Connaissance (selon Aristote) = capacité d’identifier/ d’expliquer des causes qui
précèdent le phénomène étudié [efficiente, finale, formelle, matérielle]
Si h a la raison, c’est bien pour que ça lui serve à qqch car sinon ça ne respecte pas le
principe d’économie de la nature la nature a voulu nous faire partir par le bas de
l’échelle, hté = définie par la capacité à se développer par elle-même
on ne peut pas démontrer certaines choses (liberté VS déterminisme par ex)
fait le postulat de la liberté MAIS on a ts une raison, notre intelligence a des bornes
êtres finis
opposition entre instinct/raison = animal/humain
Kant déduit que c’est par la raison qu’on doit satisfaire nos besoins vitaux (cf.
mythe de
Prométhée)
inégalités car chacun fait son choix (on choisit ou pas d’user de notre raison de telle
façon à subvenir à nos besoins) responsabilité
DONC peut-être le travail est-il difficile parfois, nous avons des raisons de penser que si
on a la liberté et intelligence, chacun peut dev facultés.
Dev facultés par le travail =
propre de l’hté pour Kant, c’est m^ le but de l’existence humaine.
Travail = condition nécessaire mais non suffisante au bonheur, dep de bcp de choses
Travail = actualisation du potentiel infini qu’on a + des connaissances
3.
La dialectique du maître et de l’esclave
Esthétique, HEGEL
Considère que l’aventure humaine liée à la recherche de la vérité, cherche à se connaitre,
lien entre lui-m^ et sa vision du monde
très vite frustré dans la nature car il voit le monde, mesure sa force, son endurance,
mais a besoin de se faire par une autre cons
travail de la matière permet de prendre conscience de ce que je suis capable de faire
MAIS pas complètement = BESOIN DU MIROIR
Dialectique = méthode qui consiste à examiner une proposition puis une autre, etc
jusqu’à obtenir la résolution satisfaisante d’un pb
Dialectique du maître et de l’esclave
L’esclave se transforme dans son statut : d’abord esclave, il devient ensuite + puissant
que le maître car il doit contenir son désir ET le désir de son maître, or, cela nous fait
gagner en objectivité et en respect pour la vie (choisit de vivre assujetti plutôt que de
mourir reconnaissance de la valeur de la vie) ; renversement des rôles
On doit passer par le stade de l’esclave pour accéder à la liberté véritable ; « l’habitude
de l’obéissance, cela est un moment nécessaire à la formation de chaque homme »
pour être vraiment libre et apte à commander, il faut apprendre à se discipliner
Etapes de la liberté véritable :
-
ne pas se faire passer en premier
obéir au maître
travailler en vue de satisfaire les désirs d’un autre
= toutes les étapes nécessaires à la direction efficace, car il sait non seulement remplir
ses propres besoins, mais aussi ceux des autres si nécessaire + capacité de comprendre
les besoins des autres.
A l’issue de cette première partie, nous avons pu établir le fait que, même si le travail
peut apparaître dans les représentations communes issues de la culture comme quelque
chose de pénible (il apparaît dans la Bible comme une punition et une douleur, on doit
s’imposer pour se racheter d’une faute commune), le travail est aussi un moyen de
subvenir à nos besoins primaires mais aussi secondaires.
Grâce à lui, on satisfait notre
besoin de sociabilité, on a de l’argent pour s’offrir certaines choses, se divertir.
Le travail
est également un moyen de réaliser notre humanité, car il nous permet de développer
nos compétences, et de réaliser des projets en commun.
Choisir un travail, c’est aussi
choisir le sens qu’on veut donner à sa vie, puisqu’à travers le choix d’activité qu’on
effectue, on choisit des valeurs.
Enfin, nous avons vu, à travers la dialectique du maître
et de l’esclave que, travailler = prendre conscience de soi au plus haut degré puisque
c’est, dans un premier temps, renoncer à un « vouloir capricieux », intégrer en soi le
désir d’un autre et devenir capable d’une véritable autonomie, qui consiste à prendre soin
de soi, tout en ayant acquis la conscience des besoins des autres.
Le travail nous permet donc bien de « gagner notre vie » en un sens non seulement
utilitaire, mais aussi qualitatif puisqu’il nous rend libre.
Pourtant, on observe malheureusement qu’il arrive souvent que le travail soit source de
souffrance.
Comment l’expliquer ?
Cours à rattraper
II.
La réalité du travail est souvent comparable
malheureusement au supplice de Sisyphe (ce
qu’on perd à travailler)
1.
On ne gagne rien à travailler, pas même assez, pour
certains, pour vivre dignement
Au lieu de gagner, parfois, on perd à travailler quelles circonstances ?
-
si travail pas suffisamment rémunéré
mécanisation du travail = perte de la réflexion, mes facultés, de ma raison =
retour à une forme ….
Si travail pas intéressant = pas stimulant
Sisyphe = tâche insupportable car c’est répétitif, douloureux, interminable, inintéressant
et surtout ABSURDE = ça n’a pas de but
1er objectif du travail et ce qu’il doit être en théorie....
»
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