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Qu'est-ce que croire en l'homme ?

Publié le 03/11/2012

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D'où, je ne peux considérer ni ma propre personne, ni autrui comme un simple moyen à mon usage, mais chaque humain comme digne de respect. Cette morale de l'être humain exige une rectitude du devoir et se dévoile quand l'homme agit par principe dans une situation où toute sa sensibilité et ses intérêts tendraient à le faire déroger à ces principes, même s'il n'est pas sûr que son acte sera couronné de succès. D'où l'action morale ne tire sa valeur ni du but particulier auquel elle tend, ni de sa réussite mais du principe sur lequel elle repose. Et l'homme en agissant par respect de la loi morale se révèle libre et membre d'une communauté des êtres raisonnables. Et c'est cette morale dont la source est la loi, l'impératif catégorique, qui permet la cohérence de celle-ci ainsi que celle de la famille, et qui permet d'avoir confiance en la personne humaine, car c'est un devoir pour elle de se perfectionner. Ainsi, cette dignité de la personne humaine nous empêche de perdre confiance en l'humanité.

« son plein développement.

C'est Kant qui le premier développe cette théorie selon laquelle derrière les folies de l'histoire se cachait un principe d'ordre. Ainsi, il écrit dans Idée d'une histoire universelle du point de vue cosmopolitique : "L'homme veut la concorde, mais la nature sait mieux que lui ce qui est bon pour son espèce, elle veut la discorde." Ceci signifie d'abord que la discorde est un facteur positif dans l'histoire humaine, mais aussi que si les hommes font l'histoire, une histoire sensée, leur réalisation n'est pas intentionnelle, elle est involontaire, elle est même extorquée par le dessein de la nature. L'histoire est donc ainsi le lieu où s'exprime la liberté de l'homme puisque peu à peu il construit un monde réglé par le droit et où peuvent s'inscrire la moralité, la liberté. Ainsi, l'antagonisme et le conflit qui agitent les sociétés humaines, loin d'être négatifs, sont le moteur du progrès et de la raison humaine et du droit.

Et si les hommes résistent les uns aux autres, ce n'est que par égoïsme. Pourtant, comme le dit Kant : "C'est cette résistance qui éveille toutes les forces de l'homme, le porte à surmonter son inclination à la paresse, et, sous l'impulsion de l'ambition, de l'instinct de domination ou de cupidité, à se frayer une place parmi ses compagnons, qu'il supporte de mauvais gré mais dont il ne peut se passer". Ainsi, l'insociabilité, la discorde, les contradictions entre les hommes sont des facteurs du progrès du droit et d'enrichissement.

Et rêver à un âge d'Or où la concorde règnerait, ce serait rêver à un état dans lequel : "Les hommes doux comme des agneaux qu'ils font paître, ne donneraient à leur existence guère plus de valeur que n'en a leur troupeau domestique". En résumé, si l'histoire a un sens et n'est pas que bruit et fureur, c'est qu'elle est le lieu où l'homme prend en charge lui -même le développement et le perfectionnement de sa raison.

Mais le moteur de ce progrès est la contradiction, la discorde entre les hommes, pour autant qu'elles permettent et la stimulation des talent et du travail, et l'évolution du droit. Hegel prolongera cette théorie de Kant en écrivant dans les Leçons sur la philosophie de l'histoire que : "L'histoire universelle est le progrès dans la connaissance de la liberté, progrès dant nous avons à reconnaître la nécessité". Ainsi, ce qui caractérise l'homme est la liberté, et l'histoire devient le temps nécessaire pour que d'abord. »

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