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Qu'est-ce que l'objectivité scientifique ?

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scientifique
Il est notoire que la connaissance scientifique se caractérise par des traits spécifiques : ainsi, la vérification des expériences, la précision des calculs, l'importance de la méthode. Tout cela pourrait se résumer par le terme d'objectivité : néanmoins, c'est parce que nous ne pouvons nous satisfaire de cette première approche que nous allons déterminer plus précisément pourquoi l'on parle d'objectivité, introduisant la notion d'objet pour dire ce qu'est la science. Cet objet est, bien sûr, celui de la connaissance scientifique -mais qu'est-ce que cela implique précisément ?

Remarques •    Ne pas traiter un sujet sur la science en général (ex : En quoi consiste la science ?), mais sur l’objectivité scientifique. •    Ne pas se contenter d’opposer le sérieux et la valeur de l’objectivité scientifique à l’inconsistance et à la subjectivité de nos jugements ordinaires : on risque de ne pas aller très loin. •    Il s’agit de manifester une certaine connaissance de ce qu’est la science : il faudra élaborer des idées très précises. Introduction Il est notoire que la connaissance scientifique se caractérise par des traits spécifiques : ainsi, la vérification des expériences, la précision des calculs, l’importance de la méthode.  Tout cela pourrait se résumer par le terme d’objectivité : néanmoins, c’est parce que nous ne pouvons nous satisfaire de cette première approche que nous allons déterminer plus précisément pourquoi l’on parle d’objectivité, introduisant la notion d’objet pour dire ce qu’est la science. Cet objet est, bien sûr, celui de la connaissance scientifique –mais qu’est-ce que cela implique précisément ?

« Matérialisme rationnel (P.U.F.). • On peut s'apercevoir ici qu'une réflexion sur l'objectivité scientifique est nonseulement une réflexion d'ordre méthodologique, épistémologique mais d'ordrephilosophique, d'ordre ontologique (ce qui signale l'enjeu du débat). La façondont Bachelard appréhende l'objectivité scientifique dans les sciences du XXele conduit à affirmer que la connaissance scientifique n'a plus pour contenu laconnaissance de la nature.Une telle question pour lui est dépassée, définitivement périmée, n'afinalement pas de sens.Cf. « En chimie la prise sur la nature correspond à une période révolue. » (LeMatérialisme rationnel, p. 31.)On peut se demander alors si une affirmation telle que « nos connaissancessont de plus en plus objectives » peut encore avoir un sens (du moins pourlui). Il faut bien mesurer ici d'une part les bouleversements que Bachelard faitsubir à la notion d'objectivité scientifique (telle qu'il l'appréhende dans lesactivités scientifiques contemporaines) et l'enjeu philosophique, ontologiqued'une telle appréhension. • Bien voir qu'une réflexion approfondie sur les sciences peut amener à mettreen cause la dichotomie classique objet-sujet.Par exemple, l'impossibilité d'unifier les divers développements de la physique contemporaine conduit à distinguer ce qu'une science prend pour objet et ce qui constitue l'être de la réalité,conduit à mettre en question l'éternité d'un sujet et d'un objet transcendent aux, conduit en définitive à sedemander si l'on peut parler de l'objectivité scientifique en général (ce qui ne peut que conduire à la problématiqueclassique, et sans doute périmée, de la dichotomie sujet-objet) et à penser qu'il se peut que c'est à chaque sciencede déterminer au cours de son développement ses objets et la forme d'objectivité qui peut lui être appropriée. Remarques Ne pas traiter un sujet sur la science en général (ex : En quoi consiste la science ? ), mais sur l' objectivité scientifique.Ne pas se contenter d'opposer le sérieux et la valeur de l'objectivité scientifique à l'inconsistance et à lasubjectivité de nos jugements ordinaires : on risque de ne pas aller très loin.Il s'agit de manifester une certaine connaissance de ce qu'est la science : il faudra élaborer des idées très précises. Introduction Il est notoire que la connaissance scientifique se caractérise par des traits spécifiques : ainsi, la vérification desexpériences, la précision des calculs, l'importance de la méthode. Tout cela pourrait se résumer par le termed'objectivité : néanmoins, c'est parce que nous ne pouvons nous satisfaire de cette première approche que nous allons déterminer plus précisément pourquoi l'on parle d'objectivité , introduisant la notion d'objet pour dire ce qu'est la science. Cet objet est, bien sûr, celui de la connaissance scientifique –mais qu'est-ce que cela impliqueprécisément ? 1 De quel genre d'objet la science s'occupe-t-elle ? L'histoire de l'empirisme, les premiers pas de la démarche expérimentale, la constitution du positivisme, semblentavoir parlé de l'objet dont s'occupe la science comme d'un objet déjà là, et de quelque façon tout près à servir laconnaissance : c'est ce qu'on appelle l'objet immédiat, celui du donné sensible, dont le sujet observant doit sedéfaire pour en déterminer la structure mathématique et formuler les lois de ses transformations. Qu'il s'agisse de la notion platonicienne d'intelligible, ou tout autant de l'impératif de mesure préconisé par la sciencegaliléenne, on présuppose dans tout les cas que l'objet, sensible ou intelligible, préexiste au sujet connaissant,existant en soi. Dans ces conditions, l'objectivité « classique » exige du sujet une attitude de neutralité, la démarche scientifique sefondant sur un « face à face » débarrassé des préjugés finalistes ou métaphysiques issus de la théoriearistotélicienne de la causalité (Aristote, Métaphysique ) ; ainsi, cette « révolution » de l'objectivité définie dans la « méthode » cartésienne se déploie dans un monde d'objets « donnés », non plus aux sens il est vrai, mais àl'entendement (Descartes, Méditation Première ). Ce que Bachelard formule de la façon suivante : « …tout est achevé : l'âme, le corps, le Monde lui-même qui nous est livré de prime abord à grands et nobles traits » (N.E.S.). Et pourtant, une analyse plus approfondie de la démarche scientifique nous révèle que l'objet d'une science n'estjamais réellement donné, et qu'en réalité, l'esprit a dû le définir, et même le construire. En effet, l'objet d'unescience n'apparaît pas tel quel : il résulte d'un travail, d'une élaboration, qui ne se réduit pas, comme on le croit tropsouvent, à la mesure ; bien sûr, celle-ci constitue un début d'objectivité, mais, comme le remarque Bachelard : « …on se tromperait d'ailleurs si l'on pensait qu'une connaissance quantitative échappe … aux dangers de laconnaissance qualitative » (FES, p. 211) : le réel n'est pas donné ; il est construit, et cela ne se limite pas à la »

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