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REPÈRES PHILOSOPHIQUES SUR LES AUTEURS

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Épictète (50-130) :

 

Philosophe stoïcien. Pour Épictète, il faut apprendre à distinguer ce qui dépend de nous et ce qui n’en dépend pas, comme, par exemple, la fortune (le hasard) et la santé. Ce qui dépend de nous, c’est le jugement, la volonté. Telle est la clé de la souveraine félicité.

 

Œuvre fondamentale : Manuel.

 

Saint Augustin (354-430) :

 

En 386, Augustin se convertit au christianisme. Augustin cherche à concilier la raison et la foi. Ainsi sa maxime est : « Croire afin de comprendre, comprendre afin de croire ». Une des grandes questions à laquelle tente de répondre saint Augustin est celle de savoir ce que faisait Dieu avant de créer le monde...

 

Œuvres fondamentales : Confessions ; La Cité de Dieu.

 

Machiavel (1469-1527) :

 

Après avoir fréquenté le pouvoir en Italie, Machiavel profite d’une retraite forcée pour méditer sur le pouvoir. Machiavel est accusé à tort d’être machiavélique, alors qu’il cherchait à construire un État fort et ordonné. Pour ce faire, Machiavel prône la ruse et l’habileté. Ce sont les qualités essentielles du prince.

 

Œuvre fondamentale : Le Prince.

 

Montaigne (1533-1592) :

 

Maire de Bordeaux, Montaigne se retire dans son château pour se consacrer à la rédaction de son ouvrage, les Essais. Ses réflexions philosophiques sont une synthèse de l’épicurisme et du stoïcisme : savoir bien vivre et bien mourir.

 

Œuvre fondamentale : Essais.

 

Hobbes (1588-1679):

 

Philosophe anglais. L’ensemble de la réflexion de Hobbes est tourné vers la recherche du lien politique qui unit les hommes entre eux dans une société. Le pacte social, ou contrat, est analysé comme un échange entre la sécurité et la liberté d’indépendance. Hobbes a une vision noire des. hommes : « L'homme est un loup pour l’homme ; les hommes sont pris dans une guerre de chacun contre chacun et de tous contre tous ». Mais leur raison leur donne les moyens d’en sortir.

 

Œuvres fondamentales : Léviathan ; Du citoyen.

 

Descartes (1596-1650) :

 

Élevé au collège de La Flèche, Descartes remet en doute tout ce qu’il a reçu comme enseignement durant son enfance. Parce qu’il a été enfant avant d’être homme, il a commencé par croire. Or Descartes ne veut plus croire, il veut savoir. Sa méthode est donc le doute, non pas sceptique

Socrate (470-399 av. J.-C.) :

 

Socrate est un sage de l’Antiquité qui enseignait à Athènes (sur l’agora). Son procédé didactique était celui du dialogue. Fils de sage-femme, Socrate avait compris que l’on pouvait aider un homme dans l’accouchement de ses idées et notamment en utilisant l’ironie (faire croire que l’on ne sait pas) et la réminiscence. Socrate n’a jamais rien écrit. Parce qu’il représentait un danger pour les autorités de l’époque, il fut condamné à mort sous prétexte qu’il corrompait la jeunesse. Socrate a enseigné toute sa vie les vertus et notamment le respect de la justice. Logique avec lui-même, il prit donc le parti d’accepter cette condamnation à mort, quand bien même elle fût injuste. Alors qu’un de ses amis lui proposait de s’échapper de la prison, Socrate préféra y rester pour sauver la philosophie. Il mourut en buvant de la ciguë. Son procès et sa mort emblémati-sent les difficultés et la légitimité de la philosophie au quotidien.

 

Platon (427-347 av. J.-C.) :

 

Platon est l’élève de Socrate. C’est lui qui a écrit les dialogues mettant en scène Socrate et ceux qu’il interroge. Platon, quant à lui, a essayé de se lancer dans la vie politique pour parvenir à cet idéal selon lequel les rois doivent devenir philosophes et les philosophes rois. Mais il a dû se retirer, comme il l’explique dans la Lettre VIL Platon a fondé une école philosophique appelée l’Académie.

 

Œuvres fondamentales : La République ; Apologie de Socrate ; Gorgias ; Phédon.

 

Aristote (384-322 av. J.-C.) :

 

On dit d’Aristote qu’il ramena la philosophie sur terre. Platon recherchait en effet l’essence des Idées situées dans le monde céleste. En revanche, Aristote, disciple de Platon, rechercha les moyens d’une sagesse immédiate. On doit à Aristote la première encyclopédie réunissant tous les grands domaines de la pensée (logique, métaphysique, éthique, politique...). Aristote a fondé l’école philosophique appelée le Lycée.

 

Œuvres fondamentales : Organon ; Ethique à Nicomaque ; Le Politique, La Physique.

 

Épicure (341-270 av. J.-C.) :

 

La philosophie épicurienne cherche à soulager l’homme des difficultés de l’existence. Il s’agit de rechercher l’ataraxie, c’est-à-dire l’absence totale de trouble de l’âme. Pour cela, il faut cesser de craindre la mort, les dieux et la souffrance. L’axe fondamental est donc la recherche du plaisir, comprise non pas comme débauche mais comme absence de souffrance. Œuvres fondamentales : Lettres à Ménécée ; Lettre à Hérodote.

mais méthodique. Il s’agit que l’esprit puisse lui-même reconnaître clairement et distinctement la vérité. Descartes suspend donc toute connaissance simplement reçue afin de retrouver, sous la croyance et l’apparence, le roc sur lequel il va pouvoir reconstruire une véritable connaissance. La première pierre qu’il pose au fondement de toute science est le cogito, c’est-à-dire l’affirmation de sa pensée et de son existence.

 

Œuvres fondamentales : Discours de la méthode ; Méditations métaphysiques ; Principes de la philosophie ; Traité des passions de l'âme.

 

Pascal (1623-1662):

 

Croyant fervent et inquiet, il est le précurseur de l’existentialisme chrétien (cf. Kierkegaard, Karl Jaspers, Gabriel Marcel). Grand mathématicien, il conçoit l’ancêtre de notre machine à calculer et fonde le calcul des probabilités. Le savoir et la foi sont les pivots de sa recherche, de sa quête de la vérité. Contrairement à Descartes, il soutient que la foi n’a rien à voir avec la raison. On ne peut pas démontrer l’existence de Dieu. Le tenter est signe d’athéisme. Il faut donc séparer le cœur, siège de la foi et des sentiments, de la raison, faculté des principes et du calcul.

 

Œuvre fondamentale : Pensées.

 

Spinoza (1632-1677):

 

Né dans une famille juive, Spinoza est expulsé de sa communauté sous l’accusation d’athéisme. Il se défend de l’accusation d’hérésie dans son ouvrage Y Éthique, où il exprime la défense de la liberté de penser. Dans toute son œuvre, Spinoza est résolument tourné vers la joie, comprise comme accroissement de la puissance d’agir de l’homme conscient des mécanismes qui le régissent.

 

Œuvres fondamentales : Traité théologico-politique ; Éthique ; Traité politique.

 

Montesquieu (1689-1755) :

 

La pensée de Montesquieu est essentiellement politique. Montesquieu cherche en effet à comprendre l’origine, l’apparition et la genèse des lois d’une nation. Plusieurs critères constituent les indices d’une institution : le climat, la religion, les lois et les mœurs de manière générale. Ainsi Montesquieu fonde les bases de la sociologie politique. Il met en avant la nécessaire séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, et distingue trois formes de gouvernement : monarchique, despotique et républicain.

 

Œuvres fondamentales : Lettres persanes ; L'Esprit des lois.

 

Rousseau (1712-1778) :

 

Rousseau se consacre essentiellement à une réflexion sur la politique. Dans Le Contrat social, il engage une polémique avec Hobbes et cherche la

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