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Robert Fulton

Publié le 22/02/2012

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Né de parents écossais et irlandais, le 14 novembre 1765, dans une ferme du département de Lancaster, en Pennsylvanie, Robert Fulton montra, dès son enfance, des dons pour le dessin, notamment le dessin technique. A l'âge de dix-sept ans, il alla à Philadelphie où il travailla d'abord pour un orfèvre, mais préféra bientôt la profession de peintre de portraits. Il eut la grande chance de faire la connaissance de Benjamin Franklin, dont il fit le portrait et qui l'introduisit auprès de beaucoup de citoyens éminents de la cité des Quakers. Il réussit assez bien dans la carrière de peintre, pour pouvoir acheter à sa mère, veuve, une petite ferme, cependant que lui-même partit en 1787 pour l'Angleterre, afin d'y étudier la peinture auprès de son compatriote Benjamin West, pour lequel Franklin lui avait donné une lettre de recommandation. A Londres, il remporta des succès artistiques modérés : plusieurs personnages riches lui commandèrent leurs portraits et, dès 1791, ses tableaux furent reçus aux expositions de la Royal Academy. Finalement, à la suite de ses rapports avec le comte Stanhope, James Watt et le duc de Bridgewater, il abandonna la peinture, pour se consacrer entièrement aux problèmes techniques, en plein essor en ce temps-là. Il s'intéressa, avant tout, à l'amélioration de la navigation par canaux, collabora à l'établissement du plan des canaux devant relier Bristol à la Manche et publia un mémoire sur le projet d'un canal destiné à relier les rivières de Heyl et de Helford, en Cornouailles. Il essaya, en même temps, d'imposer ses vues en cette matière, en écrivant à maints personnages importants, dont Napoléon. A la même époque, Fulton exécuta les dessins d'une drague à canaux, qui a été longtemps employée en Angleterre. Il prit, en 1794, un brevet anglais pour une méthode de remplacement des écluses par des plans inclinés.

« marine.

Son ami le comte Stanhope prononça un discours d'avertissement à la Chambre des Lords et, le 19 juin1803, une note secrète fut envoyée à tous les commandants de la marine, les prévenant de la possibilité d'uneattaque sous-marine.

Les ambitions de Napoléon ayant, entre temps, déçu Fulton, ses amis anglais n'eurent pastrop de peine à le ramener à Londres, où il arriva le 4 mai 1804.

On l'y encouragea à développer son sous-marin etsa mine, en vue d'une attaque contre la flotte française de Boulogne.

Cette force d'invasion préoccupait à tel pointl'Amirauté, qu'une conférence fut tenue chez William Pitt, à Putney, afin d'autoriser l'arme sous-marine et de prendredes mesures pour son développement.

Une attaque contre la flotte française de Boulogne ayant échoué, l'efficacitédes nouvelles méthodes de guerre fut démontrée le 15 octobre 1805, lorsque, à Deal Harbor, en présence du premierministre et des autorités navales anglaises, on fit sauter la Dorothea.

L'enthousiasme des Anglais s'enflammaaussitôt, mais six jours plus tard, la grande victoire navale de Nelson, à Trafalgar, ayant complètement modifiél'équilibre de forces sur mer, l'intérêt pour les inventions sous-marines de Fulton cessa du même coup.

Legouvernement anglais se rendit compte que, dans sa nouvelle situation de première puissance navale, le sous-marinreprésentait pour lui une grande menace, et il réussit à en ajourner la réalisation d'un siècle.

Pour finir, Fulton,profondément découragé, retourna en octobre 1806 dans son Amérique natale. En Grande-Bretagne, il avait commandé à la maison Boulton et Watt de Birmingham une machine à vapeur selon sespropres plans.

C'était une machine à double effet, rotative, ayant une course de 1,20 mètres et des cylindres de 61centimètres destinée à être montée sur un bateau à vapeur, à New York.

Cette entreprise, tentée en compagnie deLivingston, marqua le début de son plus grand succès.

Le Clermont, comme ils baptisèrent leur premier bateau àvapeur, en l'honneur de la Hudson River, État de Robert Livingston, fut construit par Charles Brown sur l'East River,à New York City.

Le 17 août 1807, il entreprit avec succès son voyage inaugural, en remontant l'Hudson, et enparcourant, en 24 heures, 185 kilomètres vers l'État de Livingston.

Le jour suivant, il franchit, en 8 heuressupplémentaires, les 74 kilomètres qui le séparaient encore d'Albany à l'allure moyenne de 9,3 kilomètres à l'heurecontre le courant. Le Clermont était long de 40 mètres, large de 3,6 et avait un tirant d'eau de 2,1 mètres.

Il était propulsé par deuxroues latérales à aubes, d'un diamètre de 4,6 mètres, mues par la machine à vapeur de Watt.

L'association Fulton-Livingston n'a pas eu pour unique résultat la réalisation du premier bateau à vapeur digne de confiance, du point devue technique ; elle s'avéra également une entreprise commerciale très fructueuse.

Les associés réussirent àobtenir un monopole provisoire de trente ans pour la navigation sur l'Hudson entre New York et Albany, etconstruisirent, en tout, dix-sept bateaux à vapeur.

Ils aménagèrent aussi le premier service de ferry-boat du portde New York et dressèrent pour le gouvernement russe les plans d'un bateau à vapeur qui circula entre Pétersbourget Kronstadt, dans le golfe de Finlande. La guerre contre l'Angleterre raviva l'intérêt de Fulton pour les problèmes maritimes, bien que ses premiers essaisd'intéresser le président Thomas Jefferson à ses inventions sous-marines eussent échoué.

Le 20 juillet 1807, ildémontra l'efficacité de sa mine sous-marine, devant les commandants de la flotte, en faisant sauter un vieux brick,dans le port de New York.

En 1814, le Congrès confia à Fulton le projet d'un bâtiment de guerre à vapeur.

Cevaisseau, le Fulton, long de 51 mètres, large de 17, et d'un tirant d'eau de 6,1, était parfaitement propulsé par desroues à aubes internes.

Son armement consistait en trente "32 pounders" tirant à boulets rouges.

Tant qu'il ne futengagé dans aucune action, le bateau fut considéré comme une grande réussite, et Fulton, fort de son exploit,essaya de se faire nommer secrétaire à la Guerre, dans le cabinet du président James Madison, mais sans succès. Le 7 janvier 1808, Fulton épousa Harriet Livingston, une cousine au deuxième degré de son associé.

Il en eut quatreenfants.

Jusqu'à sa mort prématurée, le 24 février 1815, à l'âge de cinquante ans, il déploya une grande activité,aussi bien dans son affaire de bateaux à vapeur, que dans ses entreprises en faveur de la navigation par canaux.

Ilest enterré au cimetière de La Trinité, au coin de Broadway et de Wall Street, dans le bas Manhattan, parmi lessymboles visibles de la grande époque industrielle, dont il a contribué à hâter l'avènement.. »

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