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Sommes-nous prisonniers de notre passé ?

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Aussi, ce passé ne cesse de s'augmenter tout au long de notre vie, et ce sont plutôt nos choix qui nous emprisonnent plutôt que notre passé. Notre vie n'est que la résultante de nos choix, qui sont le plus souvent personnels, parfois influencés par la société. Aussi, parler du passé de prison pour notre présent serait presque impropre, il faudrait parler de choix qui s'insère dans une existence humaine forcément sociale.   Une philosophie existentialiste se définit par le fait qu'elle pose l'existence avant l'essence et de la sorte définit la condition humaine. Les objets matériels dérivent d'un concept, répondent à une finalité - ce à quoi l'objet va servir - et à un ensemble de règles techniques. Pour tout ustensile, l'essence précède l'existence, et son existence ne vaut que dans la mesure où elle réalise l'essence, c'est-à-dire par rapport à l'idée qui a permis de la concevoir et de la produire. Dans la théologie traditionnelle, on voit en Dieu une sorte d'artisan supérieur qui a créé le monde et les hommes à partir d'une idée, d'un projet. Lorsque Dieu crée, il sait au préalable ce qu'il crée. Chaque individu réalise un certain concept contenu dans l'entendement divin. Au xviiie siècle, au concept de Dieu a succédé le concept de nature humaine, chaque homme étant un exemplaire particulier d'un concept universel : l'Homme.

 Nous:
 -> chaque individu et son histoire personnelle ;
 -> entité collective (société, génération, nation, humanité, etc.).
 
 Prisonniers :
 -> idée d'enfermement, d'obstacle et de limites empêchant d'agir et de décider ; domaine physique et psychologique ;
 -> idée de faute et de culpabilité ; domaine moral.
 
 Passé :
 -> passé immédiat (enfance, éducation) ou plus lointain (origines) ;
 -> passé individuel et collectif (histoire, tradition, commémoration).
 

« Age à l'époque contemporaine , période perçue comme obscure, tyrannique. Mettre à bas les restes de ces époquesa été perçu un moyen d'échapper à un éventuel retour de ces malheurs. D'autres, plus nostalgiques, et parfois jugésréactionnaires ont senti la nécessité de protéger ce passé jugé pittoresque, noble, et réceptacle de la mémoire detout un peuple. Mais il existe un intermédiaire entre une nostalgie triste et improductive et un simple acte deconservation d'éléments importants de l'histoire. Aussi, l'idée même de conservation est récente et date seulementde la fin du 18 e siècle et de la fin du 19 e siècle. Les destructions de la Révolution française y sont pour beaucoup. Autant dire que les choses anciennes sont rares et ont de ce fait une grande valeur et une grande capacité àsusciter l'intérêt des foules. Ce qui reste du passé est souvent conservé dans des musées ou des institutions qui lespréservent des changements et des aléas de l'histoire. Les bâtiments anciens, les monuments sont l'objet derestauration, de protection à l'inventaire des monuments historiques, les villes et les quartiers anciens sont parfoisentièrement protégés. De même, des sites naturels témoins du passé de la Terre. De ce fait, la plupart des objetsque nous utilisons, ou plutôt que nous consommons sont voués à la destruction et d'autant plus à notre époquevouée au culte de la nouveauté et du progrès, pour qui tout ce qui est « dépassé » mérite d'être jeté et détruit. Lerecyclage lui-même empêche quelque permanence du passé que ce soit. Ce qui fait penser que l'homme vit toujoursau présent, et ne se projette jamais dans l'avenir, et plus précisément, il ne se demande jamais ce qui dans l'avenirpersistera de son époque, ce qu'il pourra léguer aux générations à venir en terme de patrimoine et forcément enterme de valeur. L'homme moderne vit à la fois dans un présent perpétuel et au milieu des ruines du passé. L'histoire, prisonnière du passé ? Selon Nietzsche, dans ses Secondes considérations inactuelles , texte essentiel sur le sujet, nous devons résoudre une antinomie qui met en jeunotre possibilité d'agir. D'un côté, tout acte exige l'amnésie ; d'un autre côté,l'histoire comme somme de connaissance qui tend vers l'infini nous paralysenous handicape de plus en plus. Nous sommes déchirés entre deuxtendances : ou bien nous savons et nous ne serons jamais assez forts pour animer un passé infini, ou bien nous ne savons rien et le sens de nos actions nous échappe alors. C'est face à ces deux absolus que se pose laproblématique suivante : quelle quantité d'histoire doit-on tolérer ? Ne devons-nous pas fixer un seuil au-delà duquel nous deviendrons impuissant,c'est-à-dire incapable d'agir, c'est-à-dire incapable d'engendrer unquelconque avenir. Nietzsche appelle « force plastique », la faculté de vivre,c'est-à-dire d'agir. Or, le problème c'est que l'histoire se contente du passé ;elle progresse à reculons et son dos seul est affronté à l'avenir. Elle estobsédée par l'accompli et ne pouvant rien oublier elle ne peut rien créer. Il estévident que pour agir, il faut oublier, s'exposer à l'erreur. Il faudrait renoueravec naïveté, cette certitude d'être le premier à admettre une opinion pourparfois provoquer une situation réellement nouvelle. L'historien à force dechercher dans son passé tout ce qui pourrait expliquer l'état présent, enmême temps qu'il finirait par admettre que rien de nouveau n'apparaît sous le soleil se rendrait prisonnier de ses recherches et interdirait que de l'inédit soit créé. Au fond, le créateur est injuste,car il ignore délibérément les vérités établies, mais en même temps, il est le seul à pouvoir métamorphoser la valeurdes opinions reçues, à dénouer le nœud gordien, pour se donner la chance d'un empire. De ce point de vue, ce typed'historien est véritablement prisonnier de son passé, tout comme d'autres types d'individus, finalement tropnostalgiques pour agir dans le présent. L'histoire ne doit pas être un refuge contemplatif, où l'on fuit avec crainte le présent et les actions nécessaires. Lesavoir historique, cultivé sans limites, peut ainsi détruire nos illusions à un point tel qu'il peut "déraciner" l'avenir. Lavie au présent a toujours besoin d'un certain brouillard et d'une certaine imprécision quant à ses origines pourpouvoir se poursuivre dans l'action. "Une certaine dose d'ignorance et d'inconscience est nécessaire à l'action." Laconnaissance historique peut conduire au défaitisme, au pessimisme et à l'inaction. Les leçons de l'histoire sont desleçons impitoyables qui montrent qu'une justice souvent aveugle règne sans pitié sur le déroulement des affaireshumaines. Une religion dont on disséquerait l'histoire de façon scientifique, dans ses moindres détails, ne garderaitplus de religion que le nom. Cette histoire nous montrera que les hommes, même pieux, sont souvent faux,inhumains, grossiers, violents. Une religion, comme toute autre valeur ou tout autre espoir, ne peut demeurer sans"pieuse illusion". L'homme ne peut vivre et créer que dans l'amour et l'illusion d'une justice bonne et clémente.L'histoire peut être dangereuse dans ses désillusions. Conclusion. Nous sommes prisonniers de notre passé dans une certaine mesure. Nous le sommes où notre histoire personnellenous conditionne, ainsi que notre histoire nationale qui est notre mémoire collective. Mais penser que nous sommesprisonniers par notre passé, c'est fondamentalement, être déterministe et fataliste. Croire au contraire, que letemps n'est pas déterminé par le passé et que notre vie n'est pas entièrement déterminée par nos actes passés,c'est postuler que nous sommes libres de nos actes , et qu'il est encore possible de construire quelque chose denouveau, de radicalement différent. Mais pour autant, il ne faut pas détruire le passé et nier notre histoire. Il y aune nuance entre conserver le passé remarquable et vivre dans une nostalgie stérile. »

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