Devoir de Philosophie

synthèse de textes sur le bonheur

Publié le 19/01/2026

Extrait du document

« Le Bonheur • Associez chacun des termes bonheur, joie, béatitude, plaisir à la définition et à l'exemple qui lui conviennent. Définitions: • 1.

État de satisfaction intérieure durable et profond, limité à un aspect de notre existence qui se manifeste à travers une émotion. • 2.

État de satisfaction durable, globale, qui provient d'un jugement sur la vie dans son ensemble. • 3.

État de satisfaction partiel, éphémère, lié à un fait particulier qui en est la cause, et qui se manifeste à travers une sensation. • 4.

État de satisfaction complète et éternelle, mode de vie spirituelle : n'existe pas ici-bas • Aristote, Éthique à Nicomaque • Dans son œuvre, Aristote a abordé tous les objets du savoir : la nature, la connaissance, la rhétorique, la politique, la morale.

Ethique à Nicomaque est l'œuvre dans laquelle Aristote pose les fondements de la morale, définie ici comme une réflexion sur la nature et les fins de l'acte vertueux.

La vertu signifie ici l'excellence, le meilleur de ce pour quoi une chose est faite.

Or, la vertu propre à l'être humain consiste à la fois dans l'exercice de sa pensée et dans sa vie sociale et politique (la vie du citoyen dans la Cité athénienne) .

C'est ainsi Sigmund Freud, Malaise dans la civilisation : Ce qu'on appelle bonheur au sens le plus strict découle de la satisfaction plutôt subite de besoins [...] et, d'après sa nature, n'est possible que comme phénomène épisodique.

Toute persistance d'une situation désirée [...] ne donne qu'un sentiment d'aise assez tiède.

Ainsi donc nos possibilités de bonheur sont limitées déjà par notre constitution.

Il y a beaucoup moins de difficulté à faire l'expérience du malheur.

La souffrance menace de trois côtés, en provenance du corps propre qui, voué à la déchéance et à la dissolution, ne peut même pas se passer de la douleur et de l'angoisse comme signaux d'alarme, en provenance du monde extérieur qui peut faire rage contre nous avec des forces surpuissantes, inexorables et destructrices, et finalement à partir des relations avec d'autres hommes.

Rien d'étonnant à ce que, sous la pression de ces possibilités de souffrance, les hommes n'aient cessé de modérer leur prétention au bonheur[...] •Bonheur : état idéal :ce qui n'existe qu'en idée; modèle de perfection qui ne se trouve pas dans la réalité et qui, par définition, ne peut être atteint complètement.

Bonheur pas absolu ( qui existe par lui seul, indépendamment de toute chose, de toutes circonstances.), mais relatif : qui dépend d'autre chose pour exister (temps, lieu, circonstances...) • Platon, Gorgias, : Calliclès et la vie de plaisirs • Selon Calliclès, l'un des interlocuteurs de Socrate dans le Gorgias de Platon, le bonheur consiste à suivre le cours spontané de ses désirs, sans leur donner aucune limite.

Les seuls obstacles susceptibles de rendre cette quête difficile sont les règles et les conventions sociales. • CALLICLÈS - [Si] l'on veut vivre comme il faut, on doit laisser aller ses propres passions, si grandes soient-elles, et ne pas les réprimer.

Au contraire, il faut être capable de mettre son courage et son intelligence au service de si grandes passions et de les assouvir avec tout ce qu'elles peuvent désirer. Seulement, tout le monde n'est pas capable, j'imagine, de vivre comme cela.

C'est pourquoi la masse des gens blâme les hommes qui vivent ainsi, gênée qu'elle est de devoir dissimuler sa propre incapacité à le faire.

Tout le reste, ce ne sont que des manières, des conventions, faites par les hommes, à l'encontre de la nature.

Rien que des paroles en l'air, qui ne valent rien ! • Socrate et la vie du sage, Gorgias : Selon Socrate, le bonheur ne peut consister dans la satisfaction de tous ses désirs car ceux-ci sont illimités et source de souffrance.

Socrate oppose ainsi deux genres de vie: la vie déréglée qui s'épuise dans la recherche de plaisirs nouveaux et la vie raisonnable qui se maintient dans un état d'équilibre et de tranquillité. •SOCRATE - Suppose qu'il y ait deux hommes qui possèdent, chacun, un grand nombre de tonneaux.

Les tonneaux de l'un sont sains, remplis de denrées liquides qui sont rares, de vin, de miel, de lait, et cet homme a encore bien d'autres tonneaux, remplis de toutes sortes de choses.

L'autre homme, quant à lui, serait aussi capable de se procurer ce genre de denrées, même si elles sont difficiles à recueillir, mais comme ses récipients sont percés et fêlés, il serait forcé de les remplir sans cesse, jour et nuit, en s'infligeant les plus pénibles peines.

Alors, regarde bien, si ces deux hommes représentent chacun une manière de vivre, de laquelle des deux dis-tu qu'elle est la plus heureuse? Est-ce la vie de l'homme déréglé ou celle de l'homme tempérant? [...] •CALLICLÈS - [L]'homme dont tu parles, celui qui a fait le plein en lui-même et en ses tonneaux, n'a plus aucun plaisir, il a exactement le type d'existence dont je parlais tout à l'heure: il vit comme une pierre.

S'il a fait le plein, il n'éprouve plus ni joie ni peine.

Au contraire, la vie de plaisirs est celle où on verse et on reverse autant qu'on peut dans son tonneau! [...] • Épicure et la classification des désirs, Lettres.

Selon Épicure, le bonheur est le Souverain Bien, c'est-à-dire le but suprême de l'existence humaine.

Pour y parvenir, il faut être capable de distinguer les bons et les mauvais désirs. • Il faut se rendre compte que parmi nos désirs, les uns sont naturels, les autres vains, et que, parmi les désirs naturels, les uns sont nécessaires et les autres naturels seulement.

Parmi les désirs nécessaires, les uns sont nécessaires pour le bonheur, les autres pour la tranquillité du corps, les autres pour la vie même.

Et en effet une théorie non erronée des désirs doit rapporter tout choix et toute aversion à la santé du corps et à l'ataraxie de l'âme, puisque c'est là la perfection même de la vie heureuse.

[...] C'est pourquoi nous disons que le plaisir est le commencement et la fin de la vie heureuse. • Hédonisme: doctrine qui fait de la recherche du plaisir le but de l'existence • Rousseau et le bonheur de désirer ,La Nouvelle Héloïse. • Selon Rousseau, le bonheur est possible à condition de ne pas le faire dépendre de la satisfaction de nos désirs, toujours potentiellement décevante.

C'est dans le fait même de désirer, indépendamment de la satisfaction elle-même, que réside notre bonheur. • Tant qu'on désire on peut se passer d'être heureux; on s'attend à le devenir; si le bonheur ne vient point, l'espoir se prolonge, et le charme de l'illusion dure autant que la passion qui le cause. Malheur à qui n'a plus rien à désirer ! il perd pour ainsi dire tout ce qu'il possède.

On jouit moins de ce qu'on obtient que de ce qu'on espère, et l'on n'est heureux qu'avant d'être heureux.

L'illusion cesse où commence la jouissance.

Le pays des chimères est en ce monde le seul digne d'être habité, et tel est le néant des choses humaines. • Bergson et le bonheur dans la création,« La conscience et la vie», Selon Bergson, le bonheur ne consiste pas dans la possession de la richesse, de la gloire ou du pouvoir, mais dans la réalisation de son être en tant qu'il renferme quelque chose de singulier et d'original. • La création de soi par soi, l'agrandissement de la personnalité par une fort qui tire beaucoup de peu, quelque chose de rien, et ajoute sans cesse à ce qu'il y avait de richesse dans le monde ? • Albert Einstein, Comment je vois le monde, 1934 • Albert Einstein est le fondateur de la théorie de la relativité et l'un des principaux pionniers de la théorie quantique qui ont révolutionné la science physique.

Dans ses écrits, il se livre sur la façon dont il voit le monde. • Je n'ai jamais considéré le plaisir et le bonheur comme une fin en soi [...].

En revanche, des idéaux ont suscité mes efforts et m'ont permis de vivre.

J'y ai consacré ma vie, toute une vie d'un effort ininterrompu. • Avons-nous le devoir d'être heureux • E.Kant et le bonheur comme idéal de l'imagination ,Fondements de la métaphysique des mœurs • [Le] concept de bonheur est un concept si indéterminé, , personne ne peut jamais dire en termes précis et cohérents ce que véritablement il désire et il veut.

[...] Veut-il la richesse? Que de soucis, que d'envie, que de pièges ne peut-il pas par là attirer sur sa tête ! [...] Veut-il une longue vie ? Qui lui répond que ce ne serait.... »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles