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Complexe de castration et complexe d'Oedipe chez Freud

Publié le 24/07/2012

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oedipe

La fille va alors adopter une de ces 3 attitudes. Elle peut être si effrayée par son désavantage organique, qu’elle va se détourner de toute sexualité. Elle ne veut pas de pénis. Elle peut aussi être complètement dans le dénis de sa castration et espérer avoir un jour un pénis comme celui qu’elle a vu. Elle peut aussi admettre et reconnaître sa castration, réaction dite « normale « selon Freud. Cette attitude engendre alors un changement du partenaire aimé, la mère cède la place au père. La zone érogène devient alors le vagin, l’envie du pénis signifie alors désir de jouir d’un pénis dans le coït. Et enfin, l’objet désiré n’est plus le pénis mais un enfant, c'est-à-dire l’envie d’être mère.

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« de l'autre.

L'enfant est heureux de ressentir ce désir et ce plaisir.

Cependant, il éprouve aussi une peur, une peur d'un danger, d'être puni ou de ne pas pouvoir secontrôler.

Il n'a d'autres possibilités que d'oublier, de mettre de coté ses envies.

Il cesse alors de considérer ses parents comme des objets sexuels et peut se tournervers de nouveaux objets de désirs qui seront légitimes.

C'est ainsi que progressivement, il va découvrir la pudeur, la culpabilité, le sens moral et fonder son identitésexuelle d'homme ou de femme.L'Oedipe ré apparaitra par la suite lors de l'adolescence et pourra de nouveau survenir à l'âge adulte.« L'Oedipe est un douloureux et initiatique passage d'un désir sauvage à un désir socialisé, et l'acceptation tout aussi douloureuse que nos désirs ne sauront jamais sesatisfaire totalement[3] ».Cette expérience s'enregistre dans l'inconscient de l'enfant et perdurera en tant que fantasme qui définie l'identité sexuelle du sujet, déterminera de nombreux traits depersonnalité, et fixera son aptitude à gérer les conflits affectifs.

1.4 Vivre le complexe d'''dipe. Le complexe d'Oedipe à lieu vers 3, 4 ans.

Il s'exécute lors du stade Phallique.

Avant cet âge, les lieux de plaisirs sont la bouche (stade oral) puis l'anus (stade anal).On parle de stade « phallique » car le « phallus » est le pénis fantasmé, idéalisé, symbole de la toute-puissance.

Il ne s'agit pas du pénis en tant qu'organe.

A cet âge,tous les enfants, filles et garçons pensent que tous les êtres vivants ont un phallus et qu'ils sont aussi puissants qu'eux.

Mais l'apprentissage de la réalité va induire,pour la fille, la douleur d'avoir perdu cet attribut universel et pour le garçon l'angoisse de le perdre. 1.4.1 Pour le garçon Si vers 3 ans apparaissent chez lui des sensations de plaisirs liées au pénis, l'enfant prend soudain conscience des relations sexuelles susceptibles de les provoquer.Ses fantasmes lui donnent du plaisir.

Il désire posséder sa mère, être possédé par sa mère et supprimer son père.

Le petit garçon veut posséder le corps de sa mère, ilveut être l'objet de ses désirs et veut éliminer le père, son rival.

On parle de désir incestueux.Cependant, ces fantasmes créent aussi en lui des angoisses.

Il a peur d'être puni.

Nait en lui l'angoisse de castration, il a peur que son organe qui le rend puissant soitmutilé.

Puis un jour le petit garçon voit le corps d'une femme ou d'une petite fille.

Il constate qu'elle n'a pas de pénis.

Cette vision intensifie son angoisse decastration.

Il peut alors voir son père comme un interdicteur, un abuseur, ou un rival qui est craint.

L'agent de menace est le père et l'objet menacé est le pénis, lephallus ou son dérivé, la virilité.« Ecartelés entre ses fantasmes de plaisir et ses fantasmes d'angoisse, partagé entre la joie et la peur, le garçon est finalement débordé par la peur.

L'angoisse, plusforte que le plaisir, dissuade l'enfant de poursuivre sa quête incestueuse et le conduit à renoncer à l'objet de ses désirs.[4] »Avec le renoncement aux parents et la soumission à la loi de l'interdit de l'inceste, s'achève ainsi le complexe d'Oedipe masculin.

Ses parents deviennent alors desobjets d'identifications.Le complexe d'Oedipe masculin aura 2 conséquences décisives dans la structuration de la personnalité future du garçon.

D'une part, la naissance d'une nouvelleinstance psychique : le surmoi et d'autre part, la confirmation d'une identité sexuelle. 1.4.2 Chez la fille Pour la fille, le premier désir incestueux est celui de posséder la mère.

''dipe signifie un attraie érotique de l'enfant pour le parent du sexe opposé.

La petite fille désiraposséder sa mère n'est donc pas dans l'''dipe.

Selon Freud dans une phase pré' dipienne.

Durant ce stade la fille tout comme le garçon pense détenir un phallus.

Elleveut avoir sa mère exclusivement pour elle.

Cependant un jour la fille constate la différence entre son sexe et celui d'un garçon elle est terriblement déçue.

Elle n'a pasle phallus qui a la forme du pénis.

Elle souffre d'avoir été privée, c'est ce que l'on appelle fantasme de douleur de privation.

Sa mère qui était si puissante se retrouveimpuissante à lui donner un phallus.

La fille rejette alors sa mère.« Le phallus pour la fille ce n'es pas le pénis mais l'image de soi[5] »Blessée, elle se retourne vers son père détenteur su phallus.

Elle désir son pouvoir et sa puissance.

Cependant son père impose un refus sans appel.

Elle comprendqu'elle n'aura jamais le phallus de son père.

Alors elle part dans une nouvelle quête, celle d'être la source du pouvoir de son père. C'est en désirant ainsi son père qu'elle rentre dans l'''dipe.

A ce moment la mère reprend une place.

Elle devient une femme sensuelle, modèle de féminité.

Mais lepère refuse aussi que sa fille soit sa source de pouvoir.

Le premiers refus du père a permis a la fille de ce rapprocher de sa mère et de s'y identifier, le second refusconduit la fille a s'identifier a son père.La fille ne s'arrête pas la puisse qu'elle ne peut pas être l'objet sexuel de son père, elle veut être comme lui.

Elle adopte des attitudes des gestes des valeurs morales quicaractérisent son père.« Identifiée au trais masculin du père après s'être identifier au trait féminin de la mère, la fillette quitte enfin la scène ' dipiennes et s'ouvre désormais au futurpartenaire de sa vie de femme ».[6] Le garçon quitte l'''dipe très rapidement.

Il n'en est pas de même pour la fille.

L'Oedipe traîne plus longtemps car il n'y a aucune menace extérieure pour l'obliger àarrêter la séduction vers le Père.

Chez la fille, le complexe d'Oedipe ne disparaît jamais tout à fait et ses effets se feront sentir dans toute sa vie de femme.

L'enfant''dipien (enfant imaginaire) est un fantasme qui restera très longtemps chez elle.

La sortie de l'Oedipe demeure en effet problématique, risquant de plonger la fille soitdans une revendication infinie d'amoureuse blessée, soit dans un renoncement mortifère ou encore de la renvoyer à ses premiers amours pour la mère. Le point commun entre le complexe d'''dipe masculin et le complexe d'''dipe féminin est la castration.

En effet la castration est une étape pour l'évolution ducomplexe.

Pour la fille il s'agit du commencement, pour le garçon il s'agit de l'aboutissement. 2 Le complexe de castration 2.1 Définition En psychanalyse, le concept de « castration » ne répond pas aux mutilations des organes sexuels mâle, mais désigne une expérience psychique complexe, vécueinconsciemment par l'enfant vers l'âge de cinq ans et décisive pour sa future identité sexuelle.

L'importance de cette expérience est dans le fait que pour la premièrefois l'enfant découvre au prix de l'angoisse, la différence anatomique des sexes.

Avec cette épreuve de la castration, il saura accepter que l'univers soit composéd'homme et de femmes, et ne vit plus dans l'illusion de la toute puissance.Le complexe de castration ne se résume pas qu'a à une simple étape momentané.

Au contraire, l'expérience inconsciente est sans cesse renouvelée tout au long del'existence. 2.2 Vivre la castration 2.2.1 Chez le garçon Freud découvre, à l'occasion de son travail avec un enfant de cinq ans, le « petit Hans », ce qu'il appellera le complexe de castration.

A travers de cet analyse, maisaussi avec l'expérience passé de ses patients adultes, Freud dégage ce complexe, décrit pour la première fois en 1908.Selon J.-D Nasio, la constitution du complexe de castration masculin peut ce schématisé en 4 temps : • Premier temps : Tout le monde a un pénis*[7]. »

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