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CULTURE ET HANDICAP

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CULTURE ET HANDICAP 

 

 

 

 

 

 

Ayant suivis un cursus littéraire au lycée et voulant étancher une certaine soif de curiosité en poursuivant des études dans le domaine de l’art du spectacle, je me suis toujours intéressé à la culture, aux cultures à travers les différents arts. 

Selon moi cette culture empêche l’esprit de se scléroser, d’être obtus, permet de remettre en question en permanence une certaine vision car la culture permet de s’interroger et c’est peut être cette acquisition d’une certaine ouverture d’esprit à travers la culture qui m’a amené à vouloir poursuivre dans le social. 

A travers l’expérience que j’ai pu acquérir au cours des stages dans le milieu du handicap intellectuel, je me suis aperçus que les personnes en situation de déficience intellectuelle avaient une grande soif de connaissance que j’essayais tant bien que mal d’étancher à travers des recherches sur internet ou bien des articles que je leurs soumettaient pour en discuter. 

Je profitais également des dates importantes des jours fériés liés à tel ou tel événement pour titiller leur curiosité. 

 

 

Pour la plupart des gens la culture comprend deux définitions selon que l’on en parle sois au pluriel sois au singulier. 

Les cultures seraient la somme de connaissances, d’arts, de manières de vivre, de pensées que l’homme peux produire à un certain moment, à une certaine époque caractérisant d’ailleurs celle ci. 

La culture est un ensemble de manière de vivre, de penser, de croire qui est à l’origine de valeurs distinguant l’Homme de l’animal. 

 

 

Quant à la notion de handicap, elle est une notion récente nous venant de l’anglais « hand in cap « littéralement main dans le chapeau qui est un terme emprunté au monde des paris et des courses mais ce n’est pas là le propos qui nous intéresse. 

 

 

Le handicap définit en français un désavantage social dû à un accident de la vie. 

Celui ci ayant entrainé une déficience physique, mentale ou sensorielle, qu’il soit d’origine congénitale ou acquit. 

Plus récemment l’OMS à intégré la notion de handicap social qui rend compte des difficultés que peut avoir une personne à être insérée, intégrée professionnellement et socialement. 

 

 

La culture est peut être ce qu’il y à de plus universelle chez l’Homme car en effet tout groupe humain est doté d’une culture dont l’intérêt est de donner un exemple représentatif du phénomène humain. 

Alors que la culture se veut dans un sens universelle ont peut l’opposer au handicap qui lui exclut, ségrégue, isole. 

A partir de ce postulat on peut se demander de quelle façon ont peux faire participer les personnes porteuse de handicap à l’aventure humaine qu’est la culture. 

La 1ére idée venant à l’esprit est de permettre aux personnes handicapées de pouvoir accéder à cette culture. 

Il s’agit là d’ailleurs d’une des missions du ministère de la culture définie par André Malraux : « rendre accessibles les œuvres capitales de l’humanité et d’abord de la France aux plus grands nombres possible de français « 

Ce vœu est d’ailleurs renforcé par la loi d’égalité des chances du 11 Février 2005. 

Même si il s’agit là d’une nécessité, cette accessibilité ne sera pas le point principal de mon propos. 

 

 

En effet à mon sens l’enjeu est d’intégrer le handicap à cette notion d’universalité de la culture. 

Le problème qui se pose lorsque l’on soumet la notion de culture à celle de handicap est que la culture en règle général dans une société est la culture dominante, c’est-à-dire celle du plus grand nombre. 

Hors le handicap n’est pas celle du plus grand nombre. 

En ce sens ne peut-on pas se demander si la culture n’est pas en fait un handicap, car d’un certain point de vue elle exclue les autres. 

Pourtant si l’on veut intégrer le handicap à cette universalité, ne pourrait alors se demander si le handicap ne serait pas lui-même une culture ? 

C’est ce que nous tenterons de voir dans un premier temps. 

 

 

Même si dans différentes cultures le handicap est mis à la marge, on ne peut pas nier qu’il participe pourtant à la richesse de celle ci, notamment l’enrichissement culturelle et cela par divers mouvement artistique, l’art que peux produire une personne handicapé, les différentes manières de communiquer que celle ci on développer pour pallier à leur handicap. 

Rien que par le fait que le handicap interroge l’âme humaine il contribue à l’enrichissement culturel de notre société. 

 

 

Le handicap est pour nous synonyme de souffrance, mais cette souffrance peut être transformée nous le savon par les nombreux exemples d’artistes de manière positive, encore faut il apprendre à savoir utiliser cette souffrance et pouvoir la sublimer à travers les arts, c’est ce que nous tenterons de voir dans un second temps. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CULTURE EN TANT QUE HANDICAP 

 

 

1) La culture : un handicap pour la norme 

 

 

Pour la plupart des gens, si le mot handicap défini un désavantage, celui-ci est souvent pour eux d’ordre physique, médical. 

Une personne handicapée est avant tout pour l’opinion public une personne en fauteuil roulant, une personne aveugle ou sourde ou qui à une déficience intellectuel. 

La personne handicapée est avant tout une personne malade, ou atteinte d’une infirmité. 

 

 

Il faut dire aussi que cette vision « populaire « du handicap est encouragée par notre société. 

En effet les différents types de handicap sont avant tout classés de façon médicale par nos institutions. 

 

 

Après tout une personne qui fait la demande auprès de la CDAPH d’une prestation AAH, souhaitant être reconnus comme en partie invalide, son dossier est sanctionné ou non par rapport à des critères d’ordre médicaux par le biais d’une liste de ce qu’elle est capable ou non de faire à des degrés différents. 

De même la classification internationale des handicaps de Philippe Wood situe des désavantages consécutifs aux déficiences et aux incapacités qu’elles entrainent et qui constituent sur des axes des classifications des maladies. 

 

 

Il est facile de chiffrer des séquelles dû à une maladie ou une infirmité par rapport à un barème d’incapacité, mais ce que ne dit pas le médical c’est la souffrance sociale qui découle de ces infirmités, c’est les difficultés d’intégration et d’insertion de ces personnes dans la société (la culture ?) à laquelle ils appartiennent. 

C’est pourquoi Mr Bloch-Laine en 1962 proposa d’intégrer la notion de handicap social dans la définition du handicap que la personne. 

 

 

De même comment mesurer le handicap d’une personne immigrée, n’ayant pas de handicap physique particulier arrivant en France par exemple et qui ne connaît rien de la culture, de la langue. 

Il y a bien des stages d’instruction civique, de prise de connaissance du pays mais cette personne seras bel et bien handicapé car sera de culture différente et auras toutes les peines du monde à s’intégrer et à s’insérer. 

 

 

La notion de handicap à partir de ce constat connote plus les notions d’intégration, d’inadaptation, les souffrances d’une personne à s’intégrer et à s’insérer. 

 

 

Pour ne pas perdre de vue le rapport avec le sujet de la culture et du handicap il convient donc de définir les notions d’intégration et d’insertion. 

 

 

Par rapport à la culture en tant que handicap, l’intégration serait l’acceptation d’une personne des données du groupe ou de la civilisation auxquels elle a choisi d’appartenir et de ce fait n’a rien à voir avec une situation médicale. 

L’insertion serait quant à elle l’entrée dans une communauté donnée, d’une personne qui en a les capacités et que lui reconnaissent les institutions de cette communauté en lui offrant une place. 

Il s’agit là d’un mouvement réciproque d’adaptation contrairement à l’intégration. 

La personne va offrir ses capacités à la communauté et celle ci vient à sa rencontre et accepte celles-ci en lui laissant une place. 

Contrairement à l’intégration, l’insertion peut avoir pour conséquence une souffrance sociale celle ci pouvant découler d’une situation médicale. 

 

 

La culture quant à elle et comme j’ai commencé à le proposer dans l’introduction fait référence à un ensemble humain (civilisation, peuple, ethnie, tribu, classe d’âge) qui partagent les mêmes valeurs d’existence, ils partagent les mêmes acquisitions qui constituent son patrimoine, ses moyens de communiquer, d’échanger, de transmettre etc. 

Au singulier elle appartient à tout les humains tandis qu’au pluriel elle spécifie tel ou tel groupe humain à un moment de son histoire. 

 

 

Dés lors on se rend compte qu’une personne ne partageant pas les mêmes valeurs d’existence, les mêmes moyens de communication se verras handicapé et devras faire un travail d’intégration puis si la société le permet d’insertion. 

On peut donc concevoir qu’une personne handicapé est celle qui pour des raisons de différence de culture ou à cause d’incapacité congénitale ou acquise à des chances moindres de s’adapter aux exigences de la vie moderne. 

 

 

2) La culture de l’étranger, est une culture menaçante 

 

 

Si la culture peut être considérer comme une source de handicap c’est qu’elle est source d’acculturation, de différences. 

En effet prenons l’exemple d’un enfant qui n’est pas encore enrichi des acquisitions éducatives des adultes. 

Il à malgré tout une disposition naturelle à apprendre et à la connaissance par le biais qu’il perçoit, qu’il sent, qu’il éprouve et enregistre tout. 

Il à donc une connaissance empirique du monde, basé sur les sens. 

Il n’a pas encore le langage et n’a pas encore conceptualisé les objets qui l’entourent. 

Il ne fait pas encore le lien entre signifiant et signifié qui donnent du sens au monde qui entoure les adultes. 

Bien qu’il n’ait pas encore la possibilité de conceptualiser les objets du monde qui l’entoure, il agence ce monde par la connaissance empirique dont il fait chaque jour l’expérience. 

Il y a donc une différence entre le monde dont font l’expérience les enfants et les adultes. 

 

 

Or ce qui va contraster avec le monde des adultes, ce sont ces différences d’acculturation. 

Elles peuvent se décliner dans à peu prés tout les domaines : du langage et de la communication, et de la pensée qui les accompagnent (une langue correspond d’une certaine manière à une façon de penser le monde) mais aussi plus tard des jeux, du travail intellectuel, des expressions créatives etc. 

 

 

La culture peut être un handicap car ces originalités, ces marginalités traduisent autant d’écarts par rapport à la norme rapportée au plus grand nombre, à son idéologie dominante comprenant sa manière habituelle de penser et d’agir. 

On imagine bien alors que ces écarts constituent autant de moindre chance de s’adapter à une culture qui nous est étrangère. 

 

 

Toute différence, tout changement met l’homme dans une situation nouvelle tout comme l’enfant qui n’a pas fait la même expérience du monde qui l’entoure que les adultes. 

Il faut qu’il s’adapte, qu’il apprenne une nouvelle façon de penser. 

 

 

Ces différences apportent des interrogations, un point de vue, une mise en garde car ces différences ce rapportent à la question : « tout ce qui est apport culturel étranger, n’est il pas une menace. « 

Cette menace est parfois contradictoire car il existe souvent un attrait dans la recherche de ce qui en l’autre est différent et un attrait dans ce qui en l’autre est identique à soi. 

 

 

Ce contact n’est pas toujours évident ni même rassurant et les mécanismes de défense hostile, de protection ressurgissent chez soi comme chez l’autre. 

Par extension tout ce qui est étranger, différent peut paraître inhumain. 

Dés l’instant ou cet homme est infirme n’est pas comme les autres hommes, est il encore humain ? 

Ces considérations ont laissé des traces car à la limite tout ce qui est étranger, est étrange et appelle à la prudence, sinon à l’éloignement ou à la fermeture à l’autre. 

 

 

Le point de vue de celui qui possède une culture, n’est pas le même de celui qui en possède une autre, leurs regards sur le monde est à priori différent car à une culture correspond une certaine manière de penser et d’aborder les choses. 

Chacun peut considérer sa culture et son point de vue comme étant meilleur que celui de l’autre et sa culture comme universelle (comme la culture américaine). 

 

 

Dans de telles conditions les différences de cultures pour celui qui est différent et qui n’appartient donc pas à cette culture, sont autant de moindres chances de s’adapter, de sources de vexation car sa culture apparaîtra comme au rabais ou inférieur, sont sources de conflits, de rejet et de suspicion voire de violences. 

 

 

Le danger de penser qu’une culture peut être supérieur à une autre, être plus vraie, est de considérer et de traiter la différence comme une infirmité, une déficience, un stigmate d’une dégénérescence ou comme un délit (« de sale gueule «) 

Nous avons l’expérience que certaine idéologie inclinent à ces erreurs et pervertissent les cultures dont elles caricaturent les traits en les radicalisant. 

Les intégrismes ou les progressismes déniant la culture de droit commun en sont des exemples que nous connaissons. 

 

 

Ces exemples permettent d’évoquer les écarts entre la culture en tant qu’ensemble de valeurs spirituelles et traditionnelles et l’acculturation comme ensemble de progrès intellectuels facilitant la communication et les échanges. 

Il n’est pas nécessaire d’opposer cette culture ancrée dans les valeurs spirituelles et traditionnelle à l’acculturation facteur de progrès car les deux peuvent aller de paires et les exemples existent (Turquie, Tunisie, Maroc, Iran, Chine). 

Pourtant force est de constater qu’encore actuellement les personnes vivant dans un monde traditionnel ont des moindres chances dés l’instant que ne sont pas acceptés leurs infirmités, les marques vécues comme signes diaboliques ou de manifestations des « mauvais esprits « si elles n’ont pas une fonction particulière dans la communauté. 

 

 

Dans une culture plus moderne, les personnes venant de culture plus traditionnelle, auront beaucoup de mal à s’adapter. 

On le constate dans les difficultés qu’on les populations immigrés à s’intégrer et à être assimiler par la nouvelle culture qu’ils ont choisit. 

De même dans les groupes familiaux dans les conflits transgénérationels, ou encore dans une collectivité jusque là homogène ou s’affrontent traditionalistes et révolutionnaire. 

 

 

Dans tout les cas ont s’aperçoit que la culture dans tous ses aspects, dés l’instant ou elle se confronte à son propre développement est source de mise en évidence de différences, d’écarts entre les personnes qui se réclament d’elle et ceux qui se vivent comme n’y ayant pas part ou n’y pouvant prendre part. 

Ces personnes sont donc distancées, dépassées par rapport à ceux qui ont plus de moyens, donc plus de chance de s’adapter aux processus d’acculturation. 

Les civilisations s’enrichissent de cette acculturation mais le nombre de personnes handicapées par inadaptation s’accroît alors que la société essai de pallier a cela en réduisant les incidences liées aux séquelles des déficiences. 

 

 

3) Une société qui cultive le handicap 

 

 

Approcher la question du handicap du point de vue de la culture au sens anthropologique du terme c’est révéler l’ethnocentrisme de tout à chacun quand placé dans une situation inattendue, lorsque l’on se trouve en face de la différence, l’attitude sera comme le suggère Lévy Strauss : «  répudier purement et simplement les formes culturelles, morales, religieuses, sociales, esthétiques qui sont les plus éloignés de celle auxquelles nous nous identifions. « 

 

 

L’ethnocentrisme de la « normalité « qui prévaut dans notre société tend à considérer le handicap comme l’expression d’un manque. 

Si la personne à une moindre chance de s’adapter à notre société c’est qu’elle n’a pas notre culture, que la vue ou l’ouïe lui fonts défaut etc. 

C’est dans cette connexion entre l’individu et son environnement que se définit alors la gravité du handicap. 

Alors que plus de la moitié de la population française porte des lunettes, elle ne sera pas stigmatisée par son handicap, ses lunettes seront même objets d’intégration (objet de mode), alors que le moindre appareil auditif que l’on tente de cacher en le miniaturisant sera objet d’embarras. 

 

 

C’est ce déficit qu’il faut réparer ou compenser mais qui va contribuer à contrario à stigmatiser la personne handicapée. 

Elle ne sera définit tout d’abord que par rapport à son manque. 

La société ira même jusqu'à créer des néologismes pour définir les personnes par rapport à ce manque ou cette assistance que la société lui prodigue (rmistes, smicards) 

 

 

Cette stigmatisation va avoir des conséquences sur les pratiques sociales et culturelles (mise en place de politique sociale) et va créer des conséquences inattendus des politiques sociales : celle de générer au mieux de la marginalisation au pire de l’exclusion. 

Car la personne en situation de handicap est dans une position inégalitaire permanente qui non seulement se traduit par une dépendance plus ou moins importante vis-à-vis des actes et relation de la vie quotidienne, mais également par le regard posé sur soi. 

 

 

 

 

En effet la moindre altérité, la moindre dissemblance, sidèrent la vue. 

Mais c’est moins cette dissemblance qui dérange dans le handicap que la ressemblance dégénérée, le miroir qu’il renvoi avec son angoissant cortège de précarité, de souffrance, de dépendance étant donné que nous sommes tous en danger de handicap par accident, maladie ou vieillissement. 

 

 

La culture du handicap s’est construite en partie sur cette stigmatisation de la différence et de ce fait est devenue une culture de « marginalisé «. 

Les stigmates dont sont porteuses les personnes handicapées c'est-à-dire : «  l’attribut qui jette un discrédit profond « (Erving Goffman) matérialisant une différence qui ne permet pas ou plus d’identification à la norme. 

 

 

Le résultat est alors une prise de distance, une gêne, la pitié, le rejet, que les discours politiquement et socialement correct ne peuvent endiguer. 

Rappelons nous la polysémie des termes avant que le mot handicapés ce soit utilisé tel que débile, infirme, les boiteux, les tarés, les lépreux et j’en passe. 

 

 

Paradoxalement ce sont eux qui ont permis d’inscrire le handicap dans une logique identitaire. 

C'est-à-dire que de revendiquer pour chaque personne atteinte d’une déficience une place, un rôle et un statut social propre à sa situation et de constituer de fait un groupe de référence : les handicapés. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le handicap en tant que culture 

 

 

1) Le handicap construit une vision particulière 

 

 

Les personnes en situation de handicap, qu’il soit physique, mentale ou instrumentale et quels que soit l’âge ont une vision de la vie bien différente des personnes qui sont à l’abri de ce genre de difficulté. 

 

 

Cette vision du monde lié à leurs souffrances dépend aussi d’autres facteurs liés à la transmission des valeurs éducatives transmises par le contexte environnemental et familiale. 

En effet un enfant handicapé pourra avoir des valeurs éducatives différentes, spécialement si celui-ci dans sa bulle familiale est surprotégé par ses parents. 

Ceux-ci peuvent à travers leurs élans transmettre à leurs enfants une peur du monde de la « normalité «celui ci pouvant être vécus comme agressif, dangereux, inadapté, inquiétant. 

L’environnement « calfeutré « de la bulle familiale donnera naissance à une vision du monde, à des valeurs parfois différentes de celles de l’extérieur. 

 

 

Bien que cette protection d’un monde extérieur mal adapté aux situations de handicap soit d’une certaine façon légitime cela crée une différence de culture qui est en fait une moindre chance d’adaptation de la personne en situation de handicap. 

 

 

Mais ce qui semble fondamentale, presque culturel et qui existe en dehors de toute atteinte lié à des séquelles physique ou autres c’est la perte de l’estime de soi que ressent la personne handicapée. 

Il s’agit là d’un aspect important car c’est aussi de cette estime de soi que dépendent les qualités adaptatives de la personne handicapée. 

 

 

On constate auprès d’adolescent handicapé victimes de malformation à la naissance ou devenue handicapé après la survenue de maladie grave durant l’adolescence, ces adolescents témoignent de leurs visions du monde particulière sur la vie, la mort, l’amour, de leur état de souffrance devant la vie en général. 

 

 

De ce constat, il ressort plusieurs points liés à cet état de souffrance. 

D’un point de vue psychologique cette souffrance est liée à leur projet narcissique modifié par la séquelle de déficience et cela d’autant plus que si celle ci à été acquise et s’inscrit dans une histoire individuelle mutilée à un moment donné. 

D’un point de vue environnemental cette souffrance, cette différence dépend aussi de la manière dont elle est vécue par l’entourage. 

Enfin elle dépend de l’endroit de l’atteinte, de la nature de celle-ci et des circonstances qui sont à l’origine de cette atteinte. 

En effet une atteinte même minime peut prendre une importance dépassant la réalité invalidante objective de celle-ci. 

 

 

La culture est un terme vaste et qui englobe plusieurs aspect d’une personne mais si nous reprenons la définition de la culture en tant qu’ensemble de manière de vivre, penser, croire et de communiquer alors les personnes handicapées ont chacune une culture qui leur est propre par rapport à l’ensemble culturel où elles vivent. 

Cette culture ne se différencierait de celle de tout à chacun si celle-ci n’avait pas un rapport direct avec cette souffrance qu’ils éprouvent. Cette différence qui affecte leur estime de soi. 

 

 

De même et toujours dans cette définition de la culture comme ensemble de manière de vivre, communiquer, penser. 

Cette revendication identitaire des personnes handicapées s’affirme d’autant plus à travers les multiples créations d’association de famille d’enfant handicapé (A.D.A.P.E.I) ou bien à travers la création d’institutions. 

Ces associations affirment la personne handicapée en tant qu’individus appartenant à un groupe donné avec son mode de vie, son langage et comme groupe social affirmant son droit de reconnaissance. 

 

 

Mais cette revendication identitaire qui existe à travers la création d’associations de personne handicapée à un effet pervers car elle débouche bien souvent sur une marginalisation accrue et ne sera vu que comme l’institution accueillant des personnes handicapée. 

 

 

De même en englobant sous le terme de handicap tout ce qui a attrait à l’infirmité, la déficience intellectuelle, la folie et maintenant à la pauvreté la société à créée un sujet universelle porteur de l’universalité du handicap. 

Le sujet sera porteur de cette différence qui sera le fondement de son identité. 

Aussi et paradoxalement l’attitude première de la personne handicapée sera d’affirmer qu’elle est comme les autres et qu’elle possède les mêmes 

droits (ce qui est le fondement de la république française et qui d’une certaine manière souligne un certain droit à l’indifférence). 

Mais dans un second temps, la personne handicapée clamera sa différence. 

 

 

2) Le handicap comme culture de la différence. 

 

 

Pour la majorité de la population seule la norme est supportable et la perspective de la différence, de l’altérité sera minorée ou simplement ignorée. 

Cela non pas par cruauté, mais pour sauver ce qui peut l’être dans la relation à l’autre. 

Si pour la majorité des personnes l’élaboration de l’identité s’élabore autant parce ce qui nous identifie à l’autre que par ce qui nous différencie, pour la personne handicapée cette élaboration s’avérera plus compliqué car sera l’objet de remise en question permanente. 

 

 

La difficulté de se reconnaître dans un groupe d’appartenance culturel est omniprésente 

Avec le handicap, tout constat de différence est un constat en miroir. 

Si autrui est différent de moi, je suis différent de lui mais si cette différence paraît insurmontable, intolérable elle estompera tout sentiment d’appartenance au groupe car autrui se sentira menacé dans son intégrité. 

D’une certaine façon la logique de la construction de l’identité confrontée à la culture du handicap condamne à ne voir que dans l’autre, de l’étranger. 

 

 

La culture du handicap est donc une culture de ce qui est étranger cet autre stigmatisé mais qui est aussi un « autre culturel « 

Voir le handicap comme expression d’une autre culture avec son organisation sociale particulière (travail dans les ESAT, loisir dans des centres de vacance spécialisé, sociabilité à travers les institutions spécialisé) c’est reconnaître cette différence culturelle. 

De cette reconnaissance pour ceux qui y sont confronté ressort deux possibilités. 

Sois un effort de l’autre pour mieux connaître cette culture en empruntant ses valeurs (phénomène d’acculturation que l’on retrouve avec les personnes immigrés) sois un refus de reconnaître à l’autre le fait qu’il est identique à soi, voir même l’éliminer. 

Cette dernière possibilité étant la plus dangereuse car elle est le terreau des génocides 

 

 

Mais à travers cette reconnaissance, il ne s’agit pas de considérer les handicapés comme une minorité ethnique mais de constater que c’est développé une culture du handicap faite d’un style de vie, d’un langage, d’une organisation sociale, d’un espace d’expression qui leur est propre et qui crée que l’on le veuille ou non une identité culturelle collective. 

 

 

Il faut toutefois nuancer ce constat car les personnes avec un certain type de handicap ne veulent pas être assimilé à un autre type de handicap. 

Par exemple bien que les personnes handicapées physiques soient de plain pied dans le handicap, elles ne veulent pas être confondues avec des personnes handicapées mentales. 

 

 

Même si cette culture du handicap s’est faite à travers un style de vie, un mode de vie qui lui est propre il ne faut pas oublier que le handicap en tant que culture c’est construit à travers un certain rapport entre l’état et le milieu associatif à travers des interactions individuelle et collective. 

Contrairement à une autre culture, la culture du handicap ne s’est pas construite à travers des individus lui donnant du sens de l’intérieur mais de l’extérieur par couche successive de lois, de droits. 

 

 

3) La culture sourde : une appropriation du monde par le geste. 

 

 

L’exemple le plus flagrant qui me vient à l’esprit pour exprimer cette culture de la personne handicapée et de considérer le handicap en tant que culture est la culture des personnes sourdes. 

En effet et comme je l’ai dis plus haut, une langue est une culture, une façon d’agencer le réel à travers les mots et donc une certaine vision du monde. 

A travers la LSF (langage des signes français) les sourds s’approprient ce monde à travers des gestes. 

 

 

Les entendant ne définissent les sourds que par rapport à leur manque d’audition, c’est une définition physiologique. 

Alors que les sourds eux se sentent normaux et divisent juste le monde entre ceux qui communique avec leurs mains et ceux qui communique avec leurs lèvres. 

Cette manière de penser vient d’une culture forte des sourds. 

Ils considèrent que la langue des signes est aussi riche que n’importe qu’elle autre langue, quelle est aussi nuancée et aussi complète. 

La langue des signes est créatrice et génératrice d’art comme le théâtre joué par des sourds ou bien encore, des chorégraphies. 

 

 

C’est cette incapacité des entendants à ne voir les sourds que par leur manque d’audition qui fait que cette identité sourde, cette culture est très forte. 

En effet c’est à travers l’expérience de cette différence de culture que fait chaque sourd au cours de sa vie que va se fonder l’identité sourde car la personne sourde va découvrir à un moment de sa vie qu’ils ne sont pas seuls au monde, qu’il existe une communauté de personne semblable à eux avec leurs langue propre. 

Le monde dans lequel ils ont été auparavant plongés leur paraît à ce moment là inapte pour pouvoir être compris. 

 

 

Même si cette identité sourde, cette culture est très forte elle à longtemps été stigmatisées par les médecins, linguistes, enseignants, psychologues ou autre expert en surdité. 

Pourtant si on y réfléchit, il n’existe pas d’arbitraire des mots. 

En effet rien n’indique dans le mot girafe que l’on parle d’une girafe, c’est l’association signifiant/signifié qui fait que l’on parle de l’animal. 

 

 

L’ethnocentricité de la normalité des entendants envers la culture sourde va même vouloir faire en sorte de faire des personnes sourdes des entendants. 

En effet des médecins vont conseiller à des parents d’enfants sourd l’implantation d’un implant cochléaire pour améliorer l’audition de celui çi. 

Ces personnes recevant cet implant doivent se réadapter à un monde de sons qui les agressent et qui dans certain cas ne supporte pas. 

Comment imaginer l’agression que subit une personne sourde lorsqu’elle découvre un monde de son fouillis, s’entremêlant que même les entendants ont parfois du mal à supporter ? 

Qu’un adulte fasse le choix de se faire implanter c’est son droit mais comment imposer ça à un enfant s’il s’épanouit dans la culture sourde. 

C’est là le plus souvent le vœu de parent entendant qui veulent que leur enfant devienne normal car 97% des enfants sourds naissent de parents entendant. 

 

Si cet enfant était né dans une famille ou l’on retrouve des sourds depuis plusieurs générations, sans nul doute qu’il se serait épanoui dans cette culture sourde et que ses parents n’auraient pas tenté d’en faire une personne normale. 

Si ces chercheurs, ces médecins veulent rendre les sourds entendants, ils anéantissent une identité, une culture. 

 

 

 

 

 

 

 

Le monde du handicap possède donc sa culture propre. 

Celle-ci s’est faite à travers le mode de vie des personnes handicapées et son organisation sociale particulière. 

De plus même si souvent la personne handicapé revendique le fait qu’elle est comme tout le monde et possède les mêmes droits, son handicap fait partie intégrante de son identité et à travers ce handicap s’exprime une certaine vision du monde, de la vie, une certaine manière de communiquer et donc un certain rapport au monde comme pour la culture sourde ou l’écriture braille pour les personnes aveugles. 

Le handicap viens également enrichir notre culture et permet certaine avancé grâce au processus d’acculturation. 

C’est en effet à travers les liens entre l’état et le tissu associatif que la culture du handicap a pu faire avancer la cause du social en France. 

On peut donc d’une certaine manière dire que le handicap est créateur. 

Le handicap semble donc créateur d’avancée sociale, mais d’une manière plus immédiate la handicap ne peux il pas enrichir notre culture à travers l’expression artistique des personnes handicapées ? 

Cette capacité d’expression à travers les arts ne peut elle pas également avoir des vertus pédagogique ou thérapeutique? 

 

 

 

 

 

 

Le handicap créateur 

 

 

1) Une souffrance créatrice. 

 

 

Le handicap, la souffrance sont ils créateurs ? 

Durant ma scolarité, à l’examen des nombreux artistes que mon parcours scolaire m’a fais connaître une chose m’a toujours frappé, la plupart des grands artistes (d’autant plus les romantiques) portaient tous en eux une grande souffrance et peu échappe à cet examen. 

 

 

Les exemples ne manquent pas, le plus connus étant probablement celle de Beethoven, Nietzsche était atteint de paralysie, Baudelaire avait la syphilis, Gérard de Nerval connaissait des crises de démence. 

L’un des exemples qui me parait le plus frappant de cette souffrance exprimé à travers l’art est celui de la peintre mexicaine Frida Kahlo. 

En effet c’est à l’âge de huit ans qu’elle fut atteinte de la poliomyélite. 

 

 

La maladie lui provoqua une déformation de la jambe droite 

Sa souffrance ne s’arrête pas là puisque à l’âge de 17 ans en revenant de l’école d’art elle percuta un bus et fut transpercé par une barre de fer de l’abdomen au vagin. 

Ses jambes et ses vertèbres sont terriblement touchées et elle ne pourra pas avoir d’enfant. 

Elle ne pourra plus avec cet épisode quitter son lit et restera coincé dans un corset. 

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Frida porta cette souffrance à travers son art toute sa vie et deviendra le principal moteur de sa peinture. 

 

 

Parfois le mal des artistes est social, Verlaine a eu de lourd problème avec les autorités à cause de son homosexualité, Serge Gainsbourg ou Charles Bukowski ont souffert de leurs laideurs, Vincent Van Gogh a souffert que ses parents ne l’ont pas assez aimé et préféraient son frère mort-né. 

Freud quant à lui consommait de l’opium et l’on se souvient de l’absinthe des poètes maudits qui rendait fou. 

 

 

Pour la plupart des gens, les artistes sont des gens marginaux, bizarres, hors du monde, si ils sont devenus des artistes c’est parce qu’ils étaient comme ça… un peu bizarre et ils l’exprimaient à travers l’art. 

Mais n’est ce pas l’inverse ? 

Ne sont il est pas devenus artiste car ils étaient portés par ce mal et qu’ils puisaient dans cette souffrance pour l’exprimer à travers leurs art.

Il est hélas presque certain que sans ce mal, ils seraient restés de parfait inconnus. 

Antonin Artaud avait une phrase pour décrire ce phénomène : « On, n’a jamais écrit ou peint, sculpté, modelé, construit que pour sortir de l’enfer. « 

 

 

Pour d’autres, le handicap servira de déclencheur à une activité dans laquelle sans cela il ne se serait pas lancé, le handicap servira alors à dépasser sa condition. 

Il existe quelques célèbres exemples, bien qu’ils soient moins nombreux que les précédents. 

Ainsi Pierre de Ronsard, page à la cour de France se destine à une carrière diplomatique et militaire. 

Il doit cependant renoncer à cette carrière lorsqu’il fut atteint de surdité.

Il quitta alors la cour du roi pour se consacrer aux lettres et devint le célèbre poète qui constitua la Pléiade. 

Dans une certaine mesure il s’agit bien de son handicap sensoriel qui orientera sa vie. 

D’autres exemples sont à mentionner tel que le duc de la Rochefoucauld qui deviendra demi aveugle après un coup reçus au visage qui eu pour conséquence de le faire s’éloigner de la politique pour se consacrer aux lettres. 

De même c’est bien le handicap de Henry de Toulouse Lautrec qui orientera sa vie puisque du fais de sa petite taille et de sa fragilité il ne pu se destiner aux carrières dans lesquels c’était illustré ses ancêtres. 

 

 

Bien que dans de nombreux cas, un handicap trop lourd ne sera pas créateur de culture, il existe encore actuellement de nombreuses personnes refusant la fatalité et qui pour qui le handicap servira à se dépasser. 

En cela le handicap est créateur et il est également créateur pour la société pour qui le handicap constitue un défis à relever et sera moteur d’avancé sociale et culturel et de progrès en science. 

 

 

Il semble donc bien qu’a travers l’art ont puisse sublimer un handicap, une souffrance de manière positive. 

L’art permettrais d’expulser cette souffrance, de la transformer pour en faire quelques chose de positif dans laquelle il est possible de s’accomplir. 

 

 

 

2) L’art des personnes handicapés : un art « à part « entière 

 

 

La question de l’art produit par des personnes handicapés, qu’ils soient moteur ou mental est souvent reléguée comme sous art. 

En effet la plupart du temps lorsque l’on parle d’art des personnes handicapés on parle d’art brut ou d’art des fous, il reste ainsi cantonné aux institutions qui veulent bien l’exposer, il ne profite jamais du parcours classique dédié aux artistes qui ne sont pas handicapé. 

D’une certaine manière il ne dépasse pas l’enceinte des institutions et reste à l’abri du regard de tous. 

 

 

L’art brut est une notion inventé en 1945 par Jean Dubuffet, en fait il ne fait que prolonger les découvertes du docteur Hanz Prinzhorn dans les années 20 sur l’art des fous. 

Ainsi Dubuffet en parcourant les asiles psychiatriques de France et de Suisse aidé par des créateurs qui serviront de médium, Dubuffet crée la collection de l’art brut. 

En fait l’art brut regroupe des productions réalisées par des non professionnels de l’art indemne de toutes cultures artistiques œuvrant hors des normes esthétiques convenues (pensionnaires d’asile psychiatriques, autodidactes…). 

Il s’agit d’un art spontané, sans prétentions culturelles ni démarche intellectuelle. 

 

 

 

L’apogée de cet art brut sera le mouvement nordiste CoBrA (Copenhague, Bruxelles, Amsterdam). 

Il s’agira pour ce groupe d’artistes de retrouver dans l’art le côté vitalité, spontané et expérimental en se référant aux dessins d’enfants, à l’art des personnes en asiles ou des personnes déficientes intellectuelles. 

 

 

L’histoire de l’art produit par les personnes handicapées semble plus être le terrain d’expérimentation artistique ponctuelle qu’une réelle prise aux sérieux de la part du milieu artistique. 

Pourtant cet art peut avoir une double fonction pour la personne atteinte d’un handicap. 

Par ses créations elle enrichie le domaine culturel, artistique de la société d’une part. 

Mais d’autre part l’art peut permettre de soigner. 

En effet comme nous l’avons vu en mettant en lien l’art et la souffrance, l’art peut permettre d’exprimer celle ci. Il permet de transformer, sublimer d’une pulsion qui peut s’avérer destructrice pour la personne si elle essayait de la contenir (mutilation etc.) et de la transformer en autre chose de positif à travers la peinture, l’écriture, le théâtre ou toutes autres formes d’art. 

Mais il faut avant cela aider la personne à développer ses potentialités créatrices. 

 

 

3) L’art-thérapie comme médiation thérapeutique 

 

 

C’est à travers et grâce à l’art thérapie que la personne va pouvoir développer ses potentialités créatrices. 

Elle est utilisée dans le champ du soin et de la prévention. 

Elle consiste à une méthode qui vise à créer des conditions favorables à l’expression est au dépassement de ses difficultés. 

Le principe de l’art-thérapie est de décomposer l’ensemble des mécanismes psychiques, sociaux, physique en jeu dans l’activité artistique afin de les utiliser pour l’aide sociale ou améliorer la qualité de vie. 

La personne est donc prise dans son intégralité. 

Le choix de l’activité artistique se fait conjointement avec le patient à travers un éveil aux différentes formes d’art. 

L’art-thérapie trouve sa place dans les états dépressifs, les troubles psychosomatiques, les conduites addictives ou dans les pathologies plus sévères comme la psychose ou l’autisme, les lésions cérébrales, le handicap physique ou mentale. 

 

 

 

Dans le domaine de la prévention l’art-thérapie permet que la violence cesse d’être tournée vers une cible ou sur le sujet lui-même. 

La violence est à ce moment là transformé en langage artistique. 

L’art-thérapie propose donc au patient de prendre sa souffrance en main et de s’en servir comme matière première. 

En puisant dans cette souffrance le patient renoue de fait avec son intériorité et lui permet d’exprimer ces maux 

La souffrance lorsqu’elle est extériorisée par le biais de la création est mise à distance de la personne et ne se présente plus alors comme symptôme corporel. 

 

 

L’art-thérapie peut venir épauler une psychothérapie qui trouverait ses limites avec les mots. 

En effet même si la souffrance provient d’un non dit, de mot qui n’ont pas encore trouvé de destinataire, d’ailleurs ne dit t’on pas dans le langage courant qu’une lettre en attente de destinataire est une lettre en souffrance ? 

Mais là ou l’art-thérapie peut épauler une psychothérapie classique c’est que parfois les mots sont trop difficiles à exprimer pour la personne. 

La personne à ce moment là va pouvoir au lieu de formuler, former sa souffrance à travers un médiateur artistique avec lequel il se sentira à l’aise. 

 

 

De ce fait non seulement l’art-thérapie peut « soigner « mais elle permet aussi de reconquérir ce que beaucoup de personne handicapé ont perdus : l’estime de soi, à travers le fait qu’elle contribue elles aussi à l’épanouissement culturelle de la société, elles retrouvent une fonction au sein de celle-ci et elles se rendent compte qu’elles peuvent produire des choses venant d’elles. 

 

 

L’art-thérapie permet donc à mon sens de soigner, retrouver une certaine estime de soi et permet également de dépasser sa condition. 

Les exemples d’art-thérapie de manquent pas. 

 

 

Par exemple il existe des chorégraphies faites par des personnes sourdes. 

Cela paraît de premier abord incongru car nous présupposons qu’il est impossible de danser sans musique. 

En effet comment se caler sur le rythme si on n’entend pas c’eu sur quoi on est en train de danser ? 

Pourtant le travail Kilina Cremona chorégraphe devenue sourde s’intéresse à cette manière de danser, comment la personne sourde peut s’approprier l’espace de la scène en dansant sans musique. 

Après tout la danse est un langage du corps, la langue des signes ne l’est elle pas aussi ? 

La personne sourde à une faculté d’observation dû à son handicap plus importante que les personnes entendantes. Elle peut observer, scruter, absorber pour déduire un rythme. 

De plus les sourds écoutent la musique à travers les vibrations des objets si le son est assez fort. 

Le danseur sourd peut grâce à ces multiples oscillations vivre intérieurement la musique et danser sur celle-ci en mêlant la langue des signes. 

De plus pour Kirina la langue des signes est une langue qui n’est pas figée dans l’espace, elle peut être modulé dans le temps à travers des pauses tout comme peut l’être la danse. 

 

 

A travers cet exemple il s’agit de renforcer la collaboration entre entendant et sourd pour que ces derniers puisse conquérir un art qui jusqu’ici leur était fermé et acquérir les mêmes compétences et aptitudes que les personnes entendantes. 

Ainsi à travers cet art il s’agit aussi de reconquérir une partie de son estime de soi car par son travail elle enrichie culturellement les deux communautés, aide à mieux se comprendre. 

De plus la personne sourde n’est plus coupée d’un art majeur pour les entendants : la musique et la danse 

 

 

Une autre sorte d’art-thérapie qui semble t’il rencontre un certain succès c’est l’art-thérapie du théâtre. 

Les bienfaits du théâtre pour des personnes en souffrance semblent assez évidents. 

Le théâtre permet d’emblée de jouer des scènes de la vie quotidienne ou des scènes imaginaires. 

Cela peut permettre à la personne de rejouer des scènes qu’elle à peut être vécue ou devra vivre, d’exprimer ce qu’elle à en elle « pour de faux «ou se préparer à vivre une situation particulière. 

La personne par le théâtre pourra travailler sur sa timidité et son stress,

mieux gérer sa relation à l’autre, mieux gérer sa parole ainsi que ses émotions. 

En gérant mieux ses émotions on reprend contact avec son intériorité et permet de mieux comprendre ses émotions. 

L’art-thérapie par le théâtre permet d’une certaine manière de tenter de passer ses obstacles qui nous bloque pour passer au meilleur rôle de sa vie.

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