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Les arts appliqués : L'orfèvrerie. - L'ivoire.

Publié le 28/11/2011

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L'orfèvrerie. Technique.

L'orfèvrerie est l'art de travailler les métaux précieux : or et argent. Il existe plusieurs manières de les traiter; les principales sont : le travail au marteau, le repoussé, la ciselure, la gravure, le filigrane. Les autres procédés dérivent ,plus ou moins de ceux-ci.

Le travail au marteau consiste surtout à frapper le métal pour donner à la pièce la forme qu'on désire. On la décore ensuite de la maniere choisie. Le repoussé st:mble avoir été pratiqué dès la plus haute antiquité. Le métal, réduit en feuille, est battu puis frappé alternativement au-dessus et au-dessous en suivant un dessin pour obtenir des reliefs en saillie ou en creux.

« (bagues, pendentifs, etc ...

) du roi, très riches mais d'un goftt moins sO.r.

Par contre, le pectoral provenant de la chapelle funéraire de Ramsès II que possède le Louvre s'égale par la beauté et la ri­ chesse aux bijoux de Dashour.

On y retrouve le vautour aux ailes déployées accompagné de l'Uréus, et surmonté d'un épervier à tête de béUer.

Phénicie A Byblos, de la même époque, on trouve des pièces d'orfèvrerie très influencées par l'art égyptien; c'est qu'alors la Phénicie est vassale de l'Egypte.

Des pectoraux trouvés dans des tombes ressemblent beaucoup à ceux de Dashour.

On y sent l'imitation, cer­ taines figurations traditionnelles sont défor­ mées.

Des coupes et des aiguières d'argent à panse côtelée semblent de travail local.

Le Louvre possède quelques beaux bijoux du u• millénaire, notamment un riche pec­ toral, et aussi de petits masques d'or qui devaient être réunis en collier.

Pene.

Crète.

Les successeurs de Cyrus, connus sous le nom d'Achéménides (v1•-Iv" siècles avant J.-C.), ont réalisé des bijoux d'or d'une grande beauté, dont quelques-uns sont au Louvre : des colliers faits de perles d'or et enrichis de gemmes, et le célèbre bouquetin ailé en or (anse d'un vase d'une sveltesse incomparable).

On a fait certainement en Crète, à l'épo­ que préhellénistique, de l'orfèvrerie.

Sur les figurines on voit des bijoux représentés, et des breloques en forme d'animaux ont été trouvées dans les fouilles.

On faisait aussi des coupes d'argent in­ crustées de fil d'or ' ; malheureusement les pillages des envahisseurs ont fait disparat­ tre la plus grande partie de ces objets pré­ cieux.

On trouve parfois sur le Continent des œuvres importées de Crète ou exécutées par des Crétois.

C'est à cette catégorie qu'il faudrait attribuer de très beaux ·gobelets d'or provenant d'un tombeau de Vaphio, au Sud de Sparte où l'on voit des rumi­ nants au repos (Musée Na'tional d'Athènes).

Grèce et Rome La Grèce semble avoir préféré dans les objets de luxe l'art de la c glyptique :t, ou gravure des pierres; à l'orfèvrerie propre- ment dite.

Dans le domaine du métal tant d'œuvres ont disparu que ce n'est guère avant la période hellénistique que nous sommes à peu près renseignés.

Les ateliers méditerranéens de ce temps créèrent une série de pièces d'argenterie qui furent copiées dans les iles et au delà.

C'est à leurs imitateurs qu'il faut attri­ buer sans doute la plupart des pièces du Trésor de Boscoreale (Musée du Louvre), de Berthouville (Cabinet des Médailles) et d'Hildesheim (Musée de Berlin) qui ne sont pas antérieures à l'époque d'Auguste.

Alexandrie a dû créer, par exemple, la belle Patère du Louvre dont le fond est décoré d'une figure symbolique de l'Afrique.

Les formes de ces vases sont hellénisti­ ques et le décor de certains est emprunté à l'épopée homérique tandis que dans les or­ nements certains détails paraissent plutôt romains que grecs.

Ceux qui les exécutèrent étaient sans doute des Grecs, mais travail­ lant pour une commande précise à la de­ mande de l'acheteur.

Pour les bijoux, les Romains ne semblent pas avoir eu un goftt très fin, ils ont recher­ che la richesse plus que la beauté.

Ils con­ tinuèrent d'abord ce qui se faisait avant eux en Orient et dans la région méditerra­ néenne.

Pendant les deux derniers siècles avant le Christianisme, c'est à Antioche, à Alexandrie plus qu'à Rome que !'on fit de beaux bijoux, les artisans devaient être des Orientaux.

Aux m• et IV" siècles de notre ère, à Rome de même qu'en Syrie, on préfère les bijoux volumineux et compliqués; on y accroche des pendeloques carrées ou des pierres taillées.

Beaucoup de colliers sont faits de longs cylindres qui ne peuvent épouser l'arrondi du cou.

Les bracelets qui forment souvent plu­ sieurs enroulements sont très massifs et se portent parfois au-dessus du coude.

La bague ne devait exister que sous forme d'anneau accordé comme une dis­ tinctiOn.

En réalité, sous l'Empire, beau­ coup de gens se l'attribuaient sans raison et portaient plusieurs bagues à la même main, généralement très grosses; un assez grand nombre sont en forme d'éperon, c'est­ à-dire que le chaton - habituellement en or plus ou moins orné - est plus large que haut.. »

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