Devoir de Philosophie

journalisme, histoire du - médias & information.

Publié le 22/05/2013

Extrait du document

histoire
journalisme, histoire du - médias & information. 1 PRÉSENTATION journalisme, histoire du, histoire du métier de journaliste et des pratiques journalistiques. 2 LE JOURNALISTE : UN FLÉAU ? Au XVIIIe siècle, la presse périodique prend véritablement son essor, mais le « journalisme « (le mot n'existe pas encore) n'est pas encore une profession reconnue, quoique le terme « journaliste « apparaisse avec le Journal de Trévoux (1703). Le journaliste entretient des relations conflictuelles avec le monde des lettres, dont il est pourtant issu. Voltaire parle de lui comme d'un fléau (ce qui ne l'empêche pas de collaborer au Mercure de France). Cette mauvaise réputation, sous des formes diverses, perdure peu ou prou jusqu'à aujourd'hui, soit que le journalisme soit considéré comme un genre d'écriture mineure, soit que l'on reproche aux journalistes de colporter de « fausses nouvelles «(selon l'expression consacrée) ou de divulguer une information peu fiable ou partiale. La crise de confiance est ancienne. On comprend mieux, dès lors, qu'à la charnière des XVIIIe et XIXe siècles, dans un temps politique troublé où les journaux participent activement au débat politique (Révolution), le thème du quatrième pouvoir s'enracine durablement. Journalistes politiques, « gazetins « et nouvellistes sont accusés de bien des maux : fauteurs de troubles, trop curieux, plumitifs de second ordre fabriquant la « pâture de l'ignorant « (selon l'expression de Diderot citée par Charles Delporte [1995]). Surtout, on pointe du doigt leur influence, ce que laisse transparaître la définition alors en vogue du mot journalisme : « moyen d'action des journaux « (1836 -- le terme étant entré dans le dictionnaire en 1778 pour définir la « profession «). Cette critique, liée en effet au pouvoir journalistique, détermine le maintien, après la courte période de liberté révolutionnaire, d'un encadrement très strict du métier, sous la Restauration et jusqu'à la IIIe République (voir censure). Toutefois, ces critiques sont progressivement compensées par la collaboration croissante de grandes plumes littéraires aux journaux (pour le XIXe siècle : Émile Zola, Jules Vallès, Henri Rochefort, Théophile Gautier, Honor&...
histoire

« d'élargissement du marché de l'information (ayant vu l'avènement, puis le triomphe d'une télévision démultipliée).

Il doit évoluer et s'adapter en permanence pour définiraussi bien son identité, son rôle, que sa capacité à demeurer rentable, d’autant plus en une période marquée par une durable crise de diffusion de la presse quotidienne. De l'élargissement de l'univers médiatique découle également une diversification des lieux de travail, amorcée sous l'ère de la radio triomphante (années 1930-1960) : lesjournalistes ne sont plus seulement des hommes et des femmes de l'écrit, même si celui-ci continue à dominer.

La répartition de 1990 donne les proportions suivantes :74,7 p.

100 à la presse écrite, 9,5 p.

100 à la télévision, 7,5 p.

100 à la radio et 7,8 p.

100 aux agences (P.

Albert, 1998). Enfin, il faut souligner une spécialisation croissante des profils (sport, économie, science…), déterminée par la floraison de l'immense univers des périodiques et desmagazines depuis les années soixante — un signe également tangible à la radio et à la télévision. 6 UNE CONFIANCE INTROUVABLE ? À ces divers égards, le journalisme et ceux qui le font s'inscrivent dans la trame d'une histoire composée d'éternelles remises en cause et d'adaptations à l'air du temps.Ceci n'est pas sans poser de problèmes déontologiques, tels que ceux relevés aujourd'hui : la vogue de la presse people, le débat sur le rôle des paparazzi et sur la divulgation du secret de l'instruction, le débat sur la hiérarchie de l'information, celui sur le lynchage médiatique, la révélation de coups médiatiques montés, quelquesaffaires de corruption et enfin l'étroitesse des liens entre journalisme et monde politique. Le journalisme reste donc un métier exposé, hier comme aujourd'hui.

En témoigne la défiance prononcée du public à l'égard des journalistes ; public qui juge, en 2001, queplus de 25 p.

100 des journalistes cèdent aux pressions de l'argent et aux pressions des « partis politiques et du pouvoir »(baromètre Sofres).

En atteste également lefaible taux de confiance accordée à la fiabilité de l'information (télévision, radio, journaux), qui oscille seulement autour de la barre des 50 p.

100… De quoi alimenter ledébat, vif et récurrent, sur les devoirs et sur la déontologie journalistiques ; sans tomber, bien sûr, dans l'excès de La Fontaine, écrivant à Simon de Troyes, en 1686 :« Tout faiseur de journaux doit tribut au malin ». Microsoft ® Encarta ® 2009. © 1993-2008 Microsoft Corporation.

Tous droits réservés.. »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles