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Est-il du rôle de l’Etat de se mêler de l’histoire ? L’état doit-il légiférer sur des sujets historiques ?

Publié le 26/02/2026

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« Est-il du rôle de l’Etat de se mêler de l’histoire ? L’état doit-il légiférer sur des sujets historiques ? Je vous demande, mesdames et messieurs, d’écouter et de prendre en compte chacune de mes paroles, et de laisser introduire dans vos strictes opinions, la lumière de mes idées.

Pour cet exercice, chère auditoire, laissez-vous guider, laissez-vous imaginer. Imaginez-vous, meurtri, assassiné, imaginez-vous, dénuer de vos pilliers, de votre famille de vos amis, d’une partie de votre vie, imaginez-vous voire votre quotidien se dégrader, se limiter face aux crimes de la Shoah, à ces identités violées par l’esclavage, d’une vie ôtée, sous l’ombre de la violence et la brutalité de l’Homme.

Imaginer vous dire qu’un jour on ne se vengera pas en votre nom, que votre pays n’en reconnaitra pas le crime, ni aucune conclusion, car ce qu’on pourrait vous offrir afin de condamner et vous soulager, sont ces lois mémorielles dont certains en sont irrités.

Alors oui, j’affirme que ces lois mémorielles peuvent avoir le malheur de contenir des termes larges et flous, faisant de ces lois des marginales, incompatibles, faussées.

Mais oublions un instant ce détail, et ayez la vison délivrante et évolutive qu’apporte ces lois, cette reconnaissance envers autrui, ces mémoires partagées. La mémoire c’est l’union des pensées, la mémoire c’est songer pour faire persister.

La beauté de ces écrits, de ces statuts au coin de nos rues, et ici de ces lois installe le souvenir dans le sacré, et le transmet, car il y a autant de mémoires que de groupes; qu’elle est par nature, multiple, collective, mais aussi individualisée.

Quand on oubli, l’âme des victimes disparait, quand on oublie, une part de l’histoire s’amenuit.

Ainsi oublier et ne pas commémorer à travers une loi c’est passer outre et déshonorer les trop nombreuses périodes criminelles de l’histoire.

Prenons exemple un instant sur ce peuple mexicain, bien que certains n’y voit aucune pertinence, regardez seulement, écoutez leurs chants pour leurs défunts, prenez-y leur force. Car pour eux, oublier le passé et ses victimes c’est les tuer à nouveau, délaisser leur existence, effacer les traces de leur vécu, alors à défaut de chanter pour eux, de nos peuples disparus, écrivons l’histoire de ces martyrs.

Alors je vous entend me contredire, souligner le fait que ces lois sont imparfaites, qu’elles ne sont pas représentatives des lois pénales, mais n’avons-nous jamais dit que ces lois sont érigées pour le peuple ? N’avons-nous jamais dit que nous les écrivons pour cadrer et éduquer ? N’affirmons-nous alors jamais que nous devons justice à notre peuple ? Alors face à vous aujourd’hui, j’affirme que nos quelques lois mémorielles françaises, sont dotés d’une puissance et sont aujourd’hui le reflet malheureux du trésor de notre chronologie.

Supporter ces lois c’est écrire et protéger l’ère immoral et abusive de notre temps.

Supporter ces lois c’est représenter à tous ce qui n’est plus, pour que ces malheurs se piègent et s’emprisonnent à travers ces lois, et ne reviennent plus.

Alors je vous appelle à reconnaitre, à juger ces crimes injustifiés du passé, car guider les esprits de nos jeunes adultes et appaiser la pensée des descendants de ces familles persécutées, devrait être notre priorité. Entendez que ce passé français reste notre patrimoine commun, ce que nous avons tous par l’interméidaire de nos ancêtres, pu et du partager, que finalement nous y avons tous et.... »

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