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Saint-John Perse par Roger Caillois Les poèmes de Saint-John Perse surprennent d'abord par une puissance énigmatique qui n'appartient qu'à eux.

Publié le 05/04/2015

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Saint-John Perse par Roger Caillois Les poèmes de Saint-John Perse surprennent d'abord par une puissance énigmatique qui n'appartient qu'à eux. La ressemblance qui les unit est extrême, comme la différence qui les sépare de tous les autres. On doit emprunter à l'oeuvre même du poète une formule qui en exprime l'impressionnante singularité : " Une seule et longue phrase sans césure à jamais inintelligible. " C'est bien ce qu'elle paraît au premier regard : inintelligible, à la façon d'un instrument dont on ignore la destination, mais que sa perfection, sa délicatesse, son poli rendent déjà admirable. L'oeuvre de Saint-John Perse est toute de consentement. Il admire ; et le bonheur des autres, s'ils admirent à leur tour, le remplit d'aise. Dans Exil, ce n'est pas simple tautologie, si l'auteur écrit : "... et la merveille est annoncée par ce cri : " O merveille ! ". C'est infaillibilité et adhésion profonde, qui élargit celle d'Anabase : "...choses vivantes, ô choses excellentes !... " Au début de son oeuvre, dans Pour fêter une Enfance, le poète n'est pas moins explicite : appelant toute chose, je récitai qu'elle était grande, appelant toute bête, qu'elle était belle et bonne.. " Toute chose, toute bête " : quelle avidité ! ou quelle indifférence ! " Je récitai " : quelle emphase ! " qu'elle était grande, qu'elle était belle et bonne " : qui connaît un pa...

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