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La fin de l'histoire de la noisette dure Drosselmeier et l'astrologue de la cour avaient parcouru le monde pendant quinze ans sans découvrir encore la moindre trace de la noisette Krakatuk.

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La fin de l'histoire de la noisette dure Drosselmeier et l'astrologue de la cour avaient parcouru le monde pendant quinze ans sans découvrir encore la moindre trace de la noisette Krakatuk. Quand ils revinrent à Nuremberg, Drosselmeier courut chez son cousin le tourneur, vernisseur et doreur de poupées, Christophe Zacharias Drosselmeier, qu'il n'avait pas vu depuis des années. L'horloger lui raconta toute l'histoire de la princesse Pirlipat, de Dame Ratirink et de la noisette Krakatuk. L'artisan battit des mains de stupéfaction et s'écria : « Cousin, cousin, mais c'est tout simplement extraordinaire - Cousin, cousin, vous êtes sauvé ! Car si je ne m'abuse, la noisette Krakatuk se trouve précisément ici, chez moi, dans ma demeure ! » Sur quoi, il alla chercher une boîte, l'ouvrit et en sortit une noisette dorée de moyenne grosseur. « La voilà ! dit-il. Et je vais vous raconter comment elle s'est retrouvée en ma possession. Il y a bien longtemps, au moment de Noël, un étranger arriva en ville, avec un sac plein de noisettes à vendre. Il eut une violente altercation, juste devant ma boutique, avec un marchand de noisettes du pays qui ne tolérait pas qu'un étranger vendit ses noisettes dans notre bonne ville. Ce dernier déposa donc son sac par terre quand, soudain, surgit une charrette lourdement chargée. Elle passa sur le sac réduisant...

« La natte que Drosselmeier attacha à la perruque de son neveu était une véritable réussite et, grâce à cet astucieux dispositif, pas un noyau de pêche, fût-ce le plus coriace, ne lui résista. Tout se passa comme l'astrologue l'avait vu dans l'horoscope. Les uns après les autres, les jeunots imberbes et en chaussures se brisèrent les dents et la mâchoire sur la noisette Krakatuk, sans parvenir à soulager la princesse le moins du monde. Et, quand ils étaient transportés à demi évanouis par les dentistes que l'on avait convoqués pour l'occasion, ils soupiraient : « Cette noisette est vraiment très dure. » Désespéré, le roi promit alors sa fille et son royaume à celui qui réussirait à la délivrer de ce maléfice, quand le garçon charmant et bien élevé qu'était le jeune Drosselmeier se présenta et demanda l'autorisation d'essayer à son tour. Aucun des jeunes gens n'avait fait une telle impression sur la princesse. Elle pressa ses petites mains sur son cœ ur et soupira avec ferveur : « Oh ! Pourvu, pourvu qu'il réussisse à casser la noisette et devienne mon époux! » Après avoir salué courtoisement le roi, la reine et la princesse Pirlipat, le jeune Drosselmeier reçut la noisette Krakatuk des mains du grand chambellan. Il la plaça entre ses dents, tira d'un coup sec sur sa natte et brisa la coque en mille morceaux. Puis il ôta délicatement les quelques fibres qui enveloppaient encore le fruit, le tendit à la princesse avec une profonde révérence et recula d'un pas. La princesse avala la noisette et, le monstre difforme disparut pour faire place à la plus ravissante des jeunes filles. Le jeune Drosselmeier qui devait encore reculer de six pas. Mais à peine leva-t-il son pied droit pour faire le septième pas que Dame Ratirink surgit du plancher en poussant un affreux couinement. Alors qu'il reposait son pied, le jeune Drosselmeier lui marcha dessus et trébucha. 0 funeste destin ! Une fraction de seconde plus tard, le jeune Drosselmeier devint aussi laid que l'avait été la princesse Pirlipat. Son corps ratatiné pouvait à peine soutenir son énorme tête monstrueuse, aux gros yeux globuleux et à la bouche béante, démesurément grande. Un étroit manteau de bois qui actionnait sa mâchoire inférieure avait remplacé sa natte. L’horloger et l'astrologue étaient pétrifiés d'horreur, mais ils virent alors Dame Ratirink qui, baignant dans son sang, se tordait sur le plancher. Elle avait été punie de sa méchanceté car la chaussure du jeune Drosselmeier lui avait si profondément ouvert la gorge qu'elle n'allait pas tarder à mourir. Cependant, en proie aux affres de la mort, Dame Ratirink poussait encore des cris déchirants : 0 Krakatuk, je te dois la mort, noisette dure Toi aussi, Casse-Noisette, tu mourras, sois-en sûr! Paré de ses sept couronnes, c'est mon fils Qui, de la vie de Casse-Noisette, tranchera les fils. Oui, d'un seul et unique coup de dent, Il vengera sa chère maman! Quand l'infortuné garçon parut, défiguré de la sorte, la princesse, cachant son visage dans ses mains, s'écria : « Chassez-le ! Chassez cet horrible Casse-Noisette ! » »

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