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Le monde de l'écrit Des apprentissages progressifs Savoir lire Conceptions sur la lecture L'apprentissage de la lecture est progressif.

Publié le 05/04/2015

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Le monde de l'écrit Des apprentissages progressifs Savoir lire Conceptions sur la lecture L'apprentissage de la lecture est progressif. Il ne correspond pas au seul CP, ni même au cycle 2. L'apprentissage de la lecture est indissociable de l'apprentissage de l'écriture. Apprendre à lire, c'est apprendre à mettre en jeu en même temps deux activités très différentes : celle qui conduit à identifier les mots écrits, celle qui conduit à en comprendre la signification. Chez le lecteur confirmé les deux activités sont presque simultanées. Apprendre à lire est difficile. La lecture fait appel à la fois à des capacités, à des savoirs et à des savoir-faire ; ces éléments s'articulent entre eux et il est souvent bien difficile de les dissocier lorsqu'on analyse la démarche ou l'activité d'un enfant. Conception de la lecture Réflexion sur l'apprentissage de la lecture La lecture suppose Deux activités très différentes : identifier des mots écrits et comprendre la signification. Seule la première est spécifique de la lecture. L'apprentissage se heurte à L'identification des mots encore peu efficace (chez le lecteur débutant) souvent trop lente pour que la mémoire conserve tous les mots reconnus jusqu'à la fin de l'énoncé La compréhension reste difficile et doit être fortement soutenue Une articulation nécessaire : Chez le lecteur confirmé, les deux activités sont presque simultanées. La première s'est automatisée, libérant toutes les ressources intellectuelles pour la seconde qui peut alors bénéficier d'une attention soutenue. Deux apprentissages conjoints selon des modalités différentes : (L'un et l'autre aspect de la lecture doit être enseigné). -des « méthodes »de lecture proposent aujourd'hui des programmes de travail équilibré ; - la fréquentation parallèle de la littérature de jeunesse. Deux voies d'accès pour l'identification des mots Deux manières d'identifier les mots : identification des mots par la voie directe (lecture courante) et identification des mots par la voie indire...
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« Théories de la lecture De nombreux débats récurrents sur la lecture ont eu lieu en France.

Les années 60 on a un conflit entre la méthode globale et la méthode syllabique.

Dans les années 80, on a l’opposition entre les tenants des méthodes actives et ceux des méthodes mixtes.

Les instructions officielles de 1985 donnaient une définition rapide de l’acte de lire : lire c’est comprendre.

Cet objectif porte sur les finalités de l’acte de lire.

On peut historiquement distinguer deux approches distinctes et opposées.

Comme compétence maîtrisée, la lecture est rapprochées de deux pôles distincts : lire c’est construire du sens/lire c’est oraliser l’écrit. Une troisième voie apparaît dans les années 90 : lire est une activité cognitive complexe qui suppose des interactions entre des niveaux cognitifs différents et une activité langagière qui implique des interactions sociales et culturelles. Des théories opposées On peut les résumer à deux modèles, ascendant et descendant. Le modèle de bas en haut (Bottom up) : Lire c’est décoder des signes écrits, passer d’un message écrit à sa correspondance orale.

La restitution du message oral permet d’accéder au sens.

Apprendre à lire c’est apprendre les règles de la combinatoire.

Le modèle de référence est la lecture oralisée.

Lire, c’est déchiffrer. Mais il est facile de montrer les limites de ce modèle.

Exemple : les mots COUVENT, FILS PARENT.

On ne prononce pas de la même manière ces homonymes homographes (qui s’écrivent de manière identique).

Si on déchiffre lettre à lettres, on n’est pas en mesure de différencier les prononciations.

En fait, on a une saisie plus large que la lettre et on intègre des éléments qui ont un rapport au sens.

Il y a prélèvement d’indices et anticipation, hypothèse et vérification.

Ces opérations sont bien sûr quasi simultanées.

Le modèle suivant développe cette perspective. Le modèle de haut en bas (Bottom down) Dans ce modèle, l’accent est mis sur la recherche de la signification.

On replace l’activité du lecteur dans une logique globale de communication.

Lire revient à produire du sens, à interpréter le texte en fonction de ses propres savoirs antérieurs, en fonction de ce que Umberto Ecco nomme « l’encyclopédie du lecteur ».

Ce rôle actif du lecteur qui prend en charge une part essentielle de la construction du sens est particulièrement clair dans toutes les lectures de fiction littéraire.

Même dans les écrits fonctionnels, la lecture est la construction du sens.

La lecture ordinaire s’appuie sur des stratégies qui permettent d’accéder à un sens utile, dans le cadre de projets. Ce modèle de lecture, en privilégiant la compréhension, s’appuie sur le repérage d’indices, la formulation d’hypothèses et leur vérification, d’un côté, et sur les composantes sociales et affectives de la lecture, de l’autre.

La lecture silencieuse est le modèle de référence.

Lire c’est comprendre.  En fait, la lecture dans une situation d’apprentissage (avec des lecteurs qui ne sont pas experts, ne peut se réaliser que dans des relations dialectiques, un va-et-vient parfois conflictuel, entre la recherche centrée sur le code et celle centrée sur le sens.

Le lecteur. »

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