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Relation homme/femme: domination masculine

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Loakira, en tant qu’écrivain francophone, ne fait pas défaut à la tradition de la littérature maghrébine et soulève, entre autres, le thème de la condition féminine. En fait, Rendre compte de la réalité de la condition féminine au Maroc n'est pas une chose aisée dans la mesure où les femmes marocaines ne constituent pas un groupe homogène puisqu’il existe des différences très importantes d'ordre socio-culturel qui caractérisent le statut de la femme. Comment Loakira conçoit-il la femme dans la société marocaine ? Telle est la question à laquelle cette lecture analytique essayera de répondre. Dans le présent travail, et à travers la vision de Loakira, on essaiera d’analyser la relation homme/femme, d’interroger l’histoire et l’évolution de la condition de la femme au Maroc et de voir les deux faces de la femme. La discrimination sexiste est profondément ancrée dans notre société patriarcale qui accordent un statut social plus élevé à l’homme. La tradition est un facteur, parmi d’autres, qui privilégie le sexe masculin au détriment du « sexe faible ». En fait, Loakira représente la réalité de la femme qui n’est qu’une reproduction du modèle classique, celui de toute femme marocaine dominée par un système traditionnel qui réduit son rôle et le limite en une créature vouée à s'occuper des autres (mari, enfants,…), entretenir la maison et satisfaire les besoins de son mari sans désir: « Tous les matins, elle ravale son éveil tacite, énumère les motifs justifiant la désobéissance, les futilités essentielles de la journée, de la nuit même, quand elle simule le summum de l’exaltation ... » p.10 Esplanade. S.C. Ce problème de la condition des femmes dans la société, jugée inéquitable et injuste, a été un objet de réflexion chez Loakira. Dans L’Esplanade des Saints & Cie, Lalla Chama, Zoubida, Radia et Lalla Khiti ont été la preuve d’une inégalité et d’une dominance masculine presque innée et qui apparaît dés l’enfance : « …c’est lui [Mamoun enfant] qui autorise Zoubida [sa voisine] à commencer ou à arrêter le jeu » p.21 Esplanade des .S.C. Cette dominance s’illustre par la force et la violence physique et morale qui sont légitimées par la tradition vu que l’homme demeure pour toujours puissant et fort physiquement que la femme, une créature fragile, faible et qui ne peut pas se défendre: « Un jour, Hammouda, son fils aîné, eut la mésaventure de prendre Radia dans ses bras pour la secouer, la faire taire enfin. Celle-ci fiente et l’inonde par un liquide vivement jaunâtre…Excédé, il prit Radia par les pieds, la tête en bas, la balançant violemment dans le vide, la cognant contre un miroir […]: je te laisse le choix entre deux possibilités, et non trois: Soit tu te tais sans rechigner et, dès cet instant, tu obéiras à mes ordres; Soit tes cordes vocales serviront à tendre le tambourin du frivole musicien de la Grande Place. » P.24. Esplanade des S.C. La souffrance de la femme est souvent liée à cette mentalité archaïque, primitive qui lève le slogan « sois belle et tais-toi » et qui est l’image même de l’esclavage qui étouffe la femme: « Elle doit plier, tout oublier et se consacrer corps et âme à sa mission nocturne, soumise et attentive aux caprices du mâle dominateur...» p.14 Esplanade des S.C. Cette pensée radicale, qui restreint la liberté de la femme, la prive de tous ses droits et donne à l’homme le pouvoir de lui ôter la vie à sa guise, rappelle la tyrannie de la société arabe à l’ère préislamique où on l'enterrait vivante: « … [Lalla Khiti] Elle fut enterrer vivante par son propre père, près du puits,…, malgré les pleurs et les supplications de sa mère. » p.28. Esplanade des .S.C. La dominance masculine ne date alors pas d’aujourd’hui. D’ailleurs, c’est depuis des lustres que la femme est considérée comme un moyen de procréation et d'enfantement. Une conviction que rien n’a pu changer malgré l’évolution du temps: 

« Introduction I- Relation homme/femme: domination masculine II- L’évolution du statut de la femme III- L’image de la femme Conclusion »

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