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Dissertation sur le mariage putatif

Publié le 13/03/2016

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Une alternance incomplète, ne touchant que la majorité politique de l'Assemblée nationale (opposition parlementaire devenant majorité à la suite d'un scrutin législatif national), qui se produira pour la première fois en 1986 et inaugurera dans la plus grande incertitude la première période de cohabitation (1986-1988), laquelle sera suivie de deux autres cohabitations pour les mêmes raisons mais dans des contextes politiques différents en 1993-1995 et en 1997-2002. Suite à la « Grande Alternance » de 1981, menant la gauche au pouvoir avec François Mitterrand, beaucoup de questions se posent concernant la continuité des institutions de la Cinquième République. Mais, un deuxième grand bouleversement dans le fonctionnement de la République va survenir en 1986 : la première cohabitation, discordance entre la majorité parlementaire et la majorité présidentielle. La cohabitation est une conséquence de la révision constitutionnelle de 1962. En faisant du Président de la République la figure prépondérante du régime, elle a limité l'importance des élections législatives en leur conférant uniquement la désignation d'une majorité parlementaire identique à la majorité présidentielle. La différence de durée du mandat présidentiel, sept ans jusqu'à la réforme sur le quinquennat de 2000, et la durée de la législature, cinq ans, donnait la possibilité aux électeurs d'élire deux majorités différentes au cours d'un mandat présidentiel et donc de désavouer la majorité du Président de la République. C'est ce qui s'est passé en 1986, amplifié par une réforme électorale. Selon les pratiques de la Cinquième République, notamment par Charles de Gaulle, une démission du chef de l'Etat semblait s'imposer, suite à ce désaveu populaire. Néanmoins, François Mitterrand fait une autre lecture de la Constitution et décide de rester en fonction. Il écarte donc ainsi la mise en jeu de la responsabilité politique du Président de la République aux élections présidentielles et accepte de gouverner en ayant à ses côtés un premier ministre et un gouvernement d'un parti politique différent du sien.C'est donc après cette décision de rester en fonction que François Mitterrand fait son discours d'entrée en législature de l'Assemblée Nationale, majoritairement de droite. Le Président de la République expose donc dans ce discours sa vision du fonctionnement des institutions à venir, dans ce contexte particulier. Dans la première partie de ce discours, il exprime ses v?ux aux députés et indique sa volonté « d'assurer la continuité de l'Etat » L'effacement de la fonction présidentielle ...
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« l’histoire de la Ve république, ou « la majorité parlementaire relève de tendances politiques différentes de celles qui s’étaient rassemblé lors de l’élection présidentielle » ce que le président n’hésite pas a rappeler dans son discours.

Cela aura de nombreuses conséquences et notamment au sujet des prérogatives du président qui pour certaines disparaitront, cependant M.

Mitterrand conservera des pouvoirs importants propres a son nouveau rôle de chef de l’opposition parlementaire, comme il le souligne très bien dans un paragraphe de son discours dans lequel il n’hésite pas à rappeler aux parlementaires que « La Constitution attribue au chef de l’Etat des pouvoirs que ne peut en rien affecter une consultation électorale ou sa fonction est en cause » . Tout d’abord le président conserve la présidence du Conseil des ministres et peut donc donné à titre informatif, ces préoccupations quant à l’orientation que prend le gouvernement.

Il dispose également du droit de dissolution sur l’Assemblée Nationale, bien que ne pouvant s’en servir dans cette situation de cohabitation, comme le prévoit l’article 12 de la Constitution. Le président conserve également sont pouvoir de signature des ordonnances et des décrets en Conseil des ministres.

Il a de plus le pouvoir non négligeable de nommer les fonctionnaires civils et militaires de l’État et ceux également en période de cohabitation, ce qui obligent le Gouvernement et sa majorité parlementaire à composer avec lui.

C’est d’ailleurs pour cela que le président François Mitterrand avait refusé de signer certaines des ordonnances présentées en Conseil des ministres par le Gouvernement de Jacques Chirac son premier ministre, le chef de l’état ayant le pouvoir de nommé son ministre « Le premier ministre nommé et le gouvernement mis en place », entre 1986 et 1988.

Ce dernier avait pourtant obtenu du Parlement l’autorisation requise par la Constitution pour légiférer par cette voie.

Le président ne pourra cependant plus exiger la démission de son premier ministre. Le chef de l’état, ou président de la République, de plus continue a disposé d’un pouvoir incontournable en matière constitutionnelle liée a sa fonction prestigieuse, en effet il dispose de l’initiative dans le domaine constitutionnel de par le fait que c’est lui qui décide de la convocation du Congrès (l’Assemblée nationale et Sénat) ou du corps électoral pour l’approbation des révisions par référendum.

Il dispose également de la possibilité de démissionner à un moment opportun pour les parlementaires, pour ensuite se représenter ou soutenir un candidat de sa famille politique.

De part son role d’arbitre, il peut aussi se permettre de modifier si il le souhaite, les échéances électorales nationales et de redonner la voix au peuple.

Enfin, le président continue de disposé d‘un droit de regard sur l’ordre du jour du Parlement convoqué en session extraordinaire. Ceci étant les prérogatives que conservait le président en période de cohabitation, ce dernier se voit également privé de certains pouvoirs qui lui étaient propre en période de concordance des majorités. »

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