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    Ce corpus est constitué de quatre textes traitant du théâtre de manière générale, qu’il s’agisse de comédie ou de tragédie.

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    Ce corpus est constitué de quatre textes traitant du théâtre de manière générale, qu’il s’agisse de comédie ou de tragédie. Les trois premiers textes datent de la période classique, le XVIIe siècle, tandis que le dernier texte date du siècle des Lumières, le XIXe. Quels sont, selon ces quatre textes, les liens entre le théâtre et la morale ?     Selon Molière et Racine, le théâtre est au service de la morale. Dans cet extrait de la préface de Tartuffe, Molière déclare « Le théâtre a une grande vertu pour la correction. »  Il fait l’éloge de son art à qui il attribue une « grande vertu ». Molière étant un dramaturge, il cherche à défendre son art. Avec l’emploi du mot « correction », il explique que le théâtre sert d’exemple pour corriger et améliorer les mœurs de la société. En effet, « C’est une grande atteinte aux vices que de les exposer à la risée de tout le monde. » Le rôle de la comédie serait de montrer sur scène les défauts des Hommes et de la société, de ridiculiser les vices afin de les rectifier. Racine confirme cette idée. Il affirme que dans sa tragédie, Phèdre, « les moindres fautes y sont sont sévèrement punies ». Reprenant les idéaux du mouvement Classique, Racine est à la recherche de la perfection. Dans sa pièce, il s’inspire des modèles antiques qu’il qualifie de premiers poètes tragiques. Essayant d’atteindre cette perfection, le dramaturge veut corriger les fautes grâce au théâtre. Sur scène, « Les passions n’y sont représentées aux yeux que pour montrer tout le désordre dont elles sont cause ». Les fautes et des passions sont donc montrées aux spectateurs afin de mettre en avant « tout le désordre dont elles sont cause » : leurs conséquences.     Cependant, cet avis n’est pas unanime. D’après Nicole et Rousseau, le théâtre est une école du vice. Nicole pense que le théâtre n’est pas conforme à la morale. Dans son Traité de la Comédie, il écrit « ce que les Poètes pour le rendre agréables sont obligés de les (les passions) farder [...] au lieu d’attirer la haine et l’aversion des spectateurs elles attirent au contraire leur affection ». Selon lui, les dramaturges cherchent à plaire plus qu’à instruire. Ils ne remplissent pas les objectifs du théâtre classique. En les rendant « agréables », les défauts des hommes sont accentués et non corrigés par le théâtre. Près de deux siècles plus tard, Rousseau confirme cette pensée dans sa lettre à d’Alembert sur les spectacles. : « Il faut pour leur plaire, des spectacles qui favorisent leurs penchants, au lieu qu’il en faudrait qui les modérassent ».  Le théâtre et les spectacles en général favorisent le divertissement au détriment de la morale. Les pièces sont plaisantes mais n’ont pas de valeur éducative. Au contraire elles favorisent les « penchants » de la société. Le philosophe souhaiterait que les spectacles corrigent les défauts mais ceux-ci ne sont qu’augmentés.     En conclusion, le théâtre peut-être autant au service de la morale qu’une école du vice. Exposer les défauts des Hommes aux yeux des spectateurs est un excellent moyen de les corriger et d’améliorer les mœurs de la société. Toutefois, certains dramaturges écrivent leurs pièces en tant que divertissement et cherchent plus à plaire qu’à instruire. Déformées sur scène, les fautes et les passions des spectateurs sont alors amplifiées au lieu d’être corrigées par le théâtre.

« classique. En les rendant « agréables », les défauts des hommes sont accentués et non corrigés par le théâtre. Près de deux siècles plus tard, Rousseau confirme cette pensée dans sa lettre à d'Alembert sur les spectacles. : « Il faut pour leur plaire, des spectacles qui favorisent leurs penchants, au lieu qu'il en faudrait qui les modérassent ».  Le théâtre et les spectacles en général favorisent le divertissement au détriment de la morale. Les pièces sont plaisantes mais n'ont pas de valeur éducative. Au contraire elles favorisent les « penchants » de la société. Le philosophe souhaiterait que les spectacles corrigent les défauts mais ceux-ci ne sont qu'augmentés.     En conclusion, le théâtre peut-être autant au service de la morale qu'une école du vice. Exposer les défauts des Hommes aux yeux des spectateurs est un excellent moyen de les corriger et d'améliorer les moeurs de la société. Toutefois, certains dramaturges écrivent leurs pièces en tant que divertissement et cherchent plus à plaire qu'à instruire. Déformées sur scène, les fautes et les passions des spectateurs sont alors amplifiées au lieu d'être corrigées par le théâtre. »

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