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le bonheur n'est-il qu'une question personnelle?

Publié le 22/01/2012

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question

Le bonheur est un état durable de plénitude et de satisfaction. Il serait le sentiment qui se placerait au dessus de tous autres sentiments et que tous hommes chercheraient à atteindre. Il est composé de deux mots. « Heur » qui vient du latin « augurium » et qui signifie « chance, hasard » et du mot «bon». Le bonheur serait donc liée à cette notion, c'est-à-dire, que nous n'aurions pas forcement autorité sur lui. Dans cette mesure, quant en avons-nous la maîtrise? Dépend t-il que de nous personnellement, ou d'autrui?

 

Une absence totale de souffrance, voilà ce qu'est le bonheur pour les Épicuriens. Cette définition se justifie par le fait qu'il ne correspond pas à l'accomplissement de tous nos désirs, comme certains pourraient le croire. En effet, la satisfaction d'un désir, en appelle toujours un autre. Mais de quel bonheur parlons-nous? Le bonheur le plus pur, le plus vertueux, serait celui que tout le monde chercherait. Ou presque, tout du moins, car d'autres personnes, dans l'illusion des bonheurs terrestres, ne voient plus ce bonheur vertueux qui est pourtant, celui qui nous rend vraiment heureux. C'est le bonheur à l'état brut, celui sans mélange. La recherche du bonheur est spontanée chez l'Hommes, «Aimes les autres comme toi-même », nous dit les Evangiles. Nous devons nous aimer pour vivre en harmonie, pour être heureux. Cependant, s'aimer soi-même ne serrait-il pas quelque part égoïste? Certainement, l'être humain est de nature égoïste. Il tient ce caractère de son instinct primaire. D'où la difficulté pour nous, de lutter contre lui. En effet, au temps où l'homme devait survivre dans la nature, la simple satisfaction de la faim et de la soif donnait à nos actes, une dimension vertueuse. Le célèbre roman de Daniel Defoe intitulé Robinson Crusoé, nous confirme bien cette perspective. Un homme abandonné face à la nature, en marge de la société, peut malgré tout vivre heureux. En société, les choses sont un peu différentes, nous ne pouvons vivre heureux, en ignorant les autres et en vivant reclus sur nous même. Le misanthrope, de Molière, est le

reflet de ce point de vu. Cet homme qui vit replié sur lui même ne parvient pas à accéder au bonheur dans la société matérielle et de consommation, qu'est la notre. Les maux de notre société résideraient dans le désir de posséder toujours plus. Selon Jean Jacques Rousseau, l'homme qui a engendré le premier conflit, est celui qui c'est octroyé le premier territoire. La possession aurait engendré les premières guerres.

 

Pour Karl Marx, il faudrait lutter contre les classes sociales. Revenir à un état originel où la propriété inexistante, n'engendrait aucun conflit. Il envisage le bonheur de façon collective et tend vers un idéal, « le communisme », qui serait le moyen pour tous, d'acquérir la félicité. Dans ce monde, les moyens d'accès au bonheur divergent. Les points de vues changent au gré des nations. Mais malgré ces différences, il n'en reste pas moins, que l'homme cherche le bonheur, celui qui rendrait heureux dans l'absolu. Dans le fond, peux importe la manière de devenir heureux, le tout et d'y arriver. C'est ce que l'humanité fait ressentir. Elle inspire au bonheur. Le système capitaliste dans lequel nous nous trouvons, cherche malgré tout, le moyen de nous rendre heureux et nous le prouve. « liberté, égalité, fraternité ». Si nous nous basons sur la théorie de Karl Marx selon laquelle l'égalité est la clé du bonheur, alors il est vrai que même avec des différences d'opinion, nous cherchons tous l'allégresse. Même si les hommes n'y parviennent pas dans l'absolu, il tend vers un idéal. \"L'idéal est pour nous ce qu'est l'étoile pour le marin. Il ne peut être atteint mais il demeure un guide\", a dit Albert Schweitzer. Ce philosophe nous invite donc à tendre vers un idéal d'harmonie et de paix, qui nous élèverait vers le haut, plutôt que de se morfondre et nous diriger vers le bas. D'autres personnes hélas très connues, nous ont montré les conséquences de l'égoïsme envers le Peuple. Nous nous rappelons bien sur d'Hitler ou de Staline. Dans ces deux idéologie

totalement opposées, les conséquences de l'égoïsme et du désir de puissance ont conduit au même drame.

 

Mais alors, le bonheur est-elle une question collective ou personnelle? Avec la présence d'autrui, nous ne pouvons ignorer les autres. Ce serait la collectivité qui nous apporte le bonheur. Seulement, cette citation de la bible, “Aimes ton prochain comme toi même”, nous montre bien que l'amour de soi, et le modèle que nous apportons aux autres. Or on ne peut apporter de l'amour aux autres et de la joie, si nous ne le sommes pas en priorité. Cette idée est conforté par Epicure qui nous a mis en garde, bien avant cette époque. Selon lui, le bonheur résiderait dans l'ataraxie et l'aponie, c'est à dire, une absence de trouble mental et corporel. C'est deux notions conduiraient à l'euthymie qui est le bonheur selon les Epicuriens. La recherche du bonheur serait donc un hédonisme, c'est à dire éviter le déplaisir et rechercher le plaisir. Mais bien évidemment il se pose une question moral à cela. Pouvons nous avec nos lois et nos restrictions, réaliser une apologie de la jouissance et de la démesure. Et bien dans ce cas, probablement pas. Mais en réalité, il n'en est rien avec la philosophie d'Epicure, ce qu'il prône, c'est un hédonisme sert, mais un hédonisme raisonné. C'est le juste règlement des plaisirs. Ainsi, la vie du sage est tempérante, contemplative et vertueuse. Dans ce cadre, cette philosophie est applicable en société, car elle n'interfère pas dans les libertés des autres. Ainsi, se bonheur qui conduit, a priori, à la satisfaction de plaisirs personnels, conduit, a posteriori, au bonheur en société.

 

Le bonheur serait donc, en premier lieu, un bonheur personnel raisonnablement mesuré afin de parvenir à celui que nous obtenons en société. L'alliance des deux en ferait le bonheur absolu si ardemment désiré par l'Homme. Mais une

question nous vient alors à l'esprit : Peut-on réellement parvenir au bonheur absolu ?

 

Ditta Pierre

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