Devoir de Philosophie

Penser par nous-mêmes est-il suffisant pour faire de nous des êtres humains libres ?

Publié le 11/04/2012

Extrait du document

 

Évaluation de la position de Descartes:

Tout d’abord, la position de Descartes vis-à-vis la liberté de l’homme est majoritairement reliée à a la capacité de penser de l’être humain. Descartes affirme que nous possédons le libre-arbitre de nos actes en fonction de notre volonté. Il le définit de deux façons: celui d’indifférence, influencé par des jugements fautifs, et celui de raison, plus valable, qui s’exécute dans la connaissance. Au final, la liberté selon Descartes est propre à chaque individu, mais la liberté de plus haut degré se fera dans la connaissance certaine On peut affirmer, selon ces principes, qu’une liberté dûment respectée est tributaire d’une bonne connaissance relative au sujet. Il est clair que les jugements de faits seront plus véridiques que de simples opinions, surtout si le processus d’exercice de la rationalité est respecté. Cette vision de la liberté reste simple et facilement applicable au quotidien, quoi que seulement accessible qu’à ceux qui sont dotés de connaissances suffisantes.

(156 mots)

 

Évaluation de la position de Hobbes :

Selon Hobbes, seule la matière est importante et, de ce fait, la liberté aussi est «matérielle«.  Ainsi, elle se traduirait par : «l’absence d’obstacles qui  peuvent enlever la possibilité à un homme de faire ce qu’il voudrait.«1  On peut ainsi dire qu'Hobbes a une conception de l’être humain qui est purement mécanique: une série d’engrenages en mouvement dont les interactions entre elles fonctionnent sur les règles de la causalité. Pour Hobbes, la liberté d’un être humain n’est pas différente de celle d’une roche qui, par exemple, serait en chute libre.  Ainsi, ce qui devrait tomber doit tomber, excepté si on l’attrape et l’en empêche en mettant une contrainte à son mouvement.  

 

Donc, la liberté d’Hobbes n’est représentée que par les possibilités qui s’offrent aux gens ainsi que la capacité de ceux-ci à les prendre. Ces limites étant habituellement établies par d’autres personnes au sein de la société, l’épanouissement de la liberté individuelle est donc limité par les liens mutuels entre les gens. Concrètement cela revient aux droits fondamentaux qui peuvent être traduit par : «La liberté des uns finis là où celle des autres commencent.«

(185 mots)

______________________

1 Thomas Hobbes, Le citoyen ou les fondements de la politique, trad. par Samuel Sorbière, Paris, Flammarion, 1982, p.180.

 

Comparaison des deux théories opposées

Les deux théories s’opposent principalement sur la nature de la liberté humaine. Chez Descartes, on la considère comme implicite à chaque individu, alors que Hobbes y impose des contraintes physiques et sociales. Toutefois, aucun des deux n’évoque la possibilité que les individus ne puissent être maître de leur libertés: on peut acquérir les connaissances nécessaires pour être libre mais aussi saisir les opportunités qui s’offrent à nous en repoussant les obstacles. D’une certaine manière, les deux théories se complètent, car elles concernent deux aspects bien distincts dans l’exercice de la liberté: l’intériorité et l'extériorité. Si la notion de liberté de Descartes repose plus sur l’âme, l'esprit, la pensée et la réalité de notre tête, qui serait plus vraie que celle de l’extérieur,  celle d’Hobbes dit plutôt qu’il n’y a de vrai que ce qu’il y a de matériel. Il est donc plus pertinent de cerner les contextes dans lesquels chacune des théories est applicable.

Liens utiles