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FIDÈS FLORA folie FORNAX FORTUNA FURIES FRAUDE

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folie

folie. Mystérieuse, parfois soudaine, la folie frappe souvent les personnages de la mythologie. Elle est, la plupart du temps, la manifestation de la colère d’un dieu. Celui-ci envoie généraIement les Érinyes, qui tourmentent jusqu’à l’hallucination les criminels ou les meurtriers, parfois même tel groupe d’hommes ou de femmes qui ont commis des fautes collectives. Seule la purification peut mettre un terme aux accès de la démence. Elle est alors le signe privilégié du pardon des dieux. Sa faute lavée, le criminel fou redevient un être normal. Certaines divinités, associées au culte de Dionysos, telles les Ménades, sont soudain saisies du dieu et, comme possédées par une force mystérieuse, qui leur fait perdre la raison et les pousse dans des courses folles et tumultueuses à travers les campagnes. Il n’est pas jusqu'à l’épilepsie, le « mal sacré», courte manifestation d’une espèce de démence, qui ne soit considérée, surtout chez les Romains, comme un signe de la présence, parfois bienveillante, des dieux. 

FONS. Fils de Janus, Fons était généralement vénéré comme le dieu des Sources et des Eaux courantes.

FORNAX. Ce nom latin, qui signifie « four », servait à désigner une divinité qui présidait à la cuisson du pain. Elle était particulièrement vénérée au moment de la fête des Fornacalia.

FORTUNA. Jamais, sans doute, divinité n’a été plus redoutée par les Romains qui l’identifièrent avec la Tuchê grecque. Déesse de la Chance aveugle et du Hasard, elle offre aux mortels, selon ses caprices, la richesse ou la pauvreté, la puissance ou la servitude. Présidant à tous les événements de la vie, elle a tous pouvoirs sur les hommes. Tenant une corne d’abondance et un gouvernail, parce qu'elle guide les affaires du monde, Fortuna, le visage voilé, est invoquée par les hommes (Fortuna virilis), par les femmes (Fortuna muliebris), par les voyageurs, les cavaliers et par tous ceux qui exercent une activité sujette à l’incertitude ou au danger: dans ses sanctuaires les plus célèbres, à Antium ou à Préneste, on l’écoute, en tremblant, rendre ses oracles.

foudre. Attribut essentiel de Zeus, la foudre, représentée par trois rayons parallèles, était considérée comme une des manifestations sacrées du dieu. Elle était sa parole et sa volonté de puissance. L’endroit où elle était tombée devenait un lieu de culte, et les cadavres foudroyés étaient simplement recouverts de terre. Ils se trouvaient comme marqués désormais d’un signe mystérieux que des prêtres, spécialisé dans l’art« fulgural », devaient interpréter pour le commun des mortels.

FRAUDE. Divinité allégorique et infernale, incarnation du parjure, la Fraude vivait dans les eaux du Cocyte, où elle cachait son corps monstrueux, terminé en queue de serpent, ne dévoilant que son visage hypocritement aimable et doux. Les artistes I ’ont parfois représentée avec deux têtes et le masque du mensonge.

FURIES. Ces démons du monde souterrain, inspirés des divinités infernales étrusques, occupaient une place importante dans la religion romaine, mais leur origine, leur nom et leur culte étaient empruntés aux trois Érinyes grecques.

FURRINA. Cette très ancienne divinité romaine serait soit une nymphe d’une source du Tibre, qui portait son nom, soit, en vertu d’un rapprochement dû aux Anciens eux-mêmes avec le mot furie, une déité infernale et fertilisante.

FIDÈS. Cette personnification de la fidélité à la parole donnée trouve sa place parmi les divinités romaines à caractère abstrait, qui se sont multipliées tout au long de I'Antiquité. Elle est comme la divinisation d'un caractère propre à un dieu. Ainsi, à côté de Jupiter, gardien et garant des serments, apparaît Fidès. Elle témoigne que toute loi, tout ordre social dépendent du respect de la parole donnée. fleuve. L'élément liquide, l'eau et surtout le fleuve, animé d'un mouvement perpétuel et mystérieux, a joué un rôle important dans les civilisations antiques, parce qu'il était un facteur déterminant de fertilité et par conséquent de progrès économique. En outre, le fleuve dispense la fraîcheur; il purifie les coupables et les - lave de leurs crimes; il est le témoin des générations successives, des civilisations et du passé. Les principaux fleuves de la Grèce et d'Asie Mineure apparaissent souvent dans la mythologie sous l'aspect de dieux à l'apparence humaine. Au nombre de trois mille, ils sont fils d'Océan et de Téthys, les frères des nymphes et parfois les pères des héros de légende. Aussi, on les voit souvent prendre part aux luttes que mènent les mortels les uns contre les autres. Ainsi, au moment de la guerre de Troie, Sca-mandre prend le parti des Troyens et entre en conversation avec Achille. Le plus célèbre de ces fleuves demeure l'Achéloos, le plus grand cours d'eau de la Grèce, et l'aîné dans la généalogie des fleuves. Il est le symbole même, par sa puissance et sa majesté, de la -pérennité de la Grèce. Sa force est indomptable, et seul Héraclès, à qui il veut ravir Déjanire, réussit à le vaincre après une lutte féroce.

FLORA. Adorée par les Sabins, Flora était la divinité des Fleurs et du Printemps. Afin d'expliquer cette attribution, Ovide a rattaché Flora à un mythe grec et l'a assimilée à la nymphe Chloris, que Zéphire épousa

D'une main délicate, la déesse Flore cueille les fleurs des champs, dont elle a facilité l'épa-nouissement, et les pose en bouquet dans une sorte de panier conique en forme de corne d'abondance. Fresque de Pompéi. (Musée de Naples.) [Phot. Anderson-Giraudon.]

en lui accordant tous les pouvoirs sur la floraison printanière. Toujours d'après Ovide, elle aurait offert à Junon une fleur dont le simple attouchement avait le pouvoir de rendre une femme féconde. Ainsi, Junon, sans le concours de Jupiter, devint mère de Mars; et c'est en souvenir de cette naissance, à laquelle Flora avait indirectement participé, que les Romains accordèrent le nom de« mars» au premier mois du printemps.

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