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analyse linéaire venus anadyomène

Publié le 21/03/2026

Extrait du document

« Arthur R.

, admirateur de V.

Hugo et C.

Baudelaire est un poète précoce qui, dès l’adolescence, se distingue par son rejet des normes sociales et son goût pour l’imaginaire .

Influencé par le mvmt parnassien, il s’en détache rapidement pour une poésie plus libre, proche du Symbolisme.

Dans V.A qui est un sonnet en alexandrin, R.

revisite le thème artistique de la naissance de vénus , déesse de l’amour qui incarne un idéal de beauté, et propose une poésie moderne. Problématique : Ainsi, nous pourrons nous demander comment ce poème parodie le thème de la Vénus afin de rejeter la poésie traditionnelle. Pour mener cette analyse linéaire du poème V.A d’A.R, nous suivrons les strophes du texte qui donnent à voir un contreblason en insistant tour à tour sur différentes parties du corps. D’abord L’émergence de la tête de Vénus dans la strophe 1.Puis la mise en mvmt du haut du corps dans la strophe 2.

S’en suit une synesthésie qui provoque le dégout dans la strophe 3.

Enfin, la chute qui révèle l’identité de Vénus dans la strophe 4 Strophe 1 : Les premiers mots du poème : “Comme d’un cercueil” peuvent rappeler le premier vers d’un poème de Ronsard : “Comme un chevreuil”.

Les sonorités sont très similaires. On voit donc d’emblée la volonté parodique de Rimbaud qui reprend un grand poète de la pléiade pour déformer ses mots.De plus, le nom “cercueil” s’oppose au thème de la naissance de Vénus car il suggère l’idée de mort. Les couleurs présentes dans les vers 1 et 2 : “vert” ; “blanc” ; “bruns” peuvent également rappeler le tableau de La Naissance de Vénus par Cabanel.

Seulement, ici, ces couleurs censées désigner la mer et l’écume de manière méliorative qualifient en fait une baignoire usée. L’adjectif épithète péjoratif “vieille” qui qualifie la “baignoire” confirme d’ailleurs cette lecture.

Mais ce que le poète veut donner à voir, c’est la femme qui émerge de la baignoire. Elle est artificielle, en témoigne ses cheveux “fortement pommadés”, ce qui s’oppose à la beauté naturelle de Vénus.

Cependant, même avec tous ses artifices, elle ne peut cacher sa laideur comme le montre le groupe nominal “déficits mal ravaudés”. La baignoire de laquelle émerge la femme rappelle avec humour le coquillage duquel émerge Vénus.

On sent bien ici la volonté de parodie du poète. Au niveau du rythme, les enjambements entre les vers 1-2 et 2-3 créent un déséquilibre et une disharmonie à l’image de la femme présentée ici. De plus, les deux adjectifs “lente et bête” insistent sur l’idée que la femme est malade.

Elle est presque animalisée par le mot “bête” et son mouvement n’a rien de gracieux Strophe 2 : La seconde strophe commence par un adverbe de liaison : “puis”.

Cet adverbe, repris au vers 7, montre une volonté d’exagération du poète dans la précision avec laquelle il décrit la femme. L’animalisation se poursuit car Rimbaud évoque, non pas le cou, mais le “col” de la femme.

On assiste à une sorte de transformation. De plus, le poète cherche à donner un sentiment désagréable au lecteur, notamment par l’usage de l’allitération en -g (“gras et gris”) qui émet un son disgracieux.

Le mouvement de la femme est répétitif et évoque celui d’un animal en mouvement avec le parallélisme “le dos court qui rentre et qui ressort”. La maigreur suggérée par la proposition subordonnée relative “qui saillent” rejetée en début de vers 6 participe au portrait horrible d’une femme laide et malade. Pourtant, la maigreur est contredite par “les rondeurs des reins” au vers 7.

On voit donc que le physique de la femme est tout sauf harmonieux.

Il s’oppose complètement à la perfection habituelle de Vénus et à l’attente de la société. Strophe 3 :Le premier tercet apporte une nouvelle couleur au tableau d’ensemble : le rouge. Cette couleur vient s’opposer à la blancheur pure avec laquelle est fréquemment représentée Vénus.

Ici, “L’échine est un peu rouge” suggère une fois de plus que la colonne est saillante, et donc que la maigreur de la femme décrite est maladive. Dans cette strophe, le poète mobilise plusieurs sens du lecteur pour mieux montrer l’horreur de la femme décrite.

On trouve l’odorat avec “sent”, le goût avec “goût” et la vue avec “voir” et “loupe”. On a donc affaire à une synesthésie détournée dans laquelle le poète sature sa description de détails afin de confronter le lecteur à la laideur de la femme. L’oxymore “Horrible étrangement” donne un nouveau sens à la.... »

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