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Discours sur l'histoire universelle, de Bossuet

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Discours sur l'histoire universelle, traité de Bossuet (1681), composé pour l'éducation du Dauphin, fils de Louis XIV. Inspiré de la Cité de Dieu de saint Augustin, mais aussi d'Orose et de Salvien, ainsi que des travaux de l'abbé Diroys (Preuves et Préjugés pour la religion chrétienne et catholique), et de l'abbé Fleury (Projet d'histoire universelle), l'ouvrage superpose une interprétation théologique de l'histoire menée par la Providence à une conception déterministe de l'action politique tirée de Polybe : Dieu intervient pour « humilier les princes », l'expérience sert parfois aux rois, jamais aux peuples, et le despotisme de la loi n'est jamais trop fort pour contenir l'action dissolvante de la liberté.

« Powered by TCPDF (www.tcpdf.org)Le Discours sur l'histoire universelle (1681) n'est qu'une partie du vaste cours d'histoire écrit par Bossuet pour leDauphin ; la suite, annoncée dans la lettre à Innocent XI, et qui devait aller de Charlemagne au XVIIe siècle, n'a pasété rédigée; nous n'en possédons que des notes. — Ce Discours (latin discursus, exposé méthodique et suivi, sansaucun sens oratoire) embrasse les temps qui se sont écoulés, depuis la Création jusqu'à Charlemagne. Une premièrepartie, intitulée les Époques et divisée en douze chapitres, est un résumé chronologique et synchronique desprincipaux événements; — dans, une deuxième, intitulée la Suite de la Religion, Bossuet expose comment, depuisMoïse, la religion chrétienne est préparée, et comment tout, dans l'ancienne loi comme dans la nouvelle, aboutit parune suite ininterrompue au triomphe de l'Église; —dans la troisième partie, les Empires, Bossuet étudie l'action de laProvidence sur les grands empires de l'antiquité, et montre comment, absorbés l'un par l'autre, ces empires forment,sous le joug des Romains, l'unité nécessaire à la diffusion de l'Évangile. —Bossuet historien reste toujours, nel'oublions pas, théologien et éducateur; il le proclame lui-même au début et à la fin de son Discours. Mais cetteréserve faite, on ne peut nier la solidité de sa documentation, la puissance et la largeur de ses vues, la sûreté aveclaquelle il a analysé la Bible et caractérisé le peuple romain. Nous ne concevons plus l'histoire traitée de la sorte;mais nous devons rendre hommage à la loyauté et à la profondeur de Bossuet, qui, philosophe de l'histoire, doit êtreregardé, malgré la différence des moyens et du but, comme le véritable précurseur de Montesquieu. »

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