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GERMINIE LACERTEUX de Edmond ET JULES de GoNcoURT (résumé et analyse de l'oeuvre)

Publié le 27/10/2018

Extrait du document

goncourt
Après un viol et après avoir accouché d'un enfant mort-né, elle trouve une place de bonne auprès de sa sœur, puis d'une vieille aristocrate bienveillante. Mlle de Varandeuil, à laquelle elle s'attache profondément. Malgré cela, elle reste mélancolique et inquiète. Ses projets de mariage lui attirent les railleries et les menaces de sa patronne. Elle fixe son besoin d'aimer sur une nièce orpheline. A la mort de l'enfant, trompée par sa famille, elle reporte son affection sur un jeune voisin, Jupillon. Sa passion devient possessive et jalouse; elle s'offre à lui dans l'espoir de le retenir. Humiliée de cette situation que personne n'ignore, sauf Mlle de Varandeuil, elle se laisse exploiter par Jupillon, qui installe une boutique avec l'argent qu'il lui prend. Mais il refuse de l'épouser et l'abandonne avec un enfant que, finalement. elle perd. Ballottée entre dévotion et délire, Germinie mène une double vie, est la proie du mensonge, des remords et de la souffrance; elle se met à boire, fait des dettes pour Jupillon, puis pour un autre vaurien, Gantruche, s'offre à des amours de rencontre: elle meurt de tuberculose à l'hôpital.

goncourt

« à Paris.

Après un viol et après avoir accouché d'un enfant mort-né, elle trouve une place de bonne auprès de sa sœur, puis d'une vieille aristocrate bienveillante.

Mlle de Varan deuil, à laquelle elle s'attache profondément.

Malgré cela.

elle reste mélancolique et inquiète.

Ses projets de mariage lui attirent les railleries et les menaces de sa patronne.

Elle fixe son besoin d'ai­ mer sur une nièce orpheline.

A la mort de l'enfant, trompée par sa famill e, elle reporte son affection sur un jeune voi­ sin, Jupillon.

Sa passion devient pos­ sessive et jalouse; elle s'offre à lui dans l'espoir de le retenir.

Humiliée de cette situation que personne n'ignore.

sauf Mlle de Varandeuil, elle se laisse exploiter par Jupillon, qui installe une boutique avec l'argent qu'il lui prend.

Mais il refuse de l'épouser et l'aban­ donne avec un enfant que, finalement.

elle perd.

Ballottée entre dévotion et dé lire, Germinie mène une double vie, est la proie du mensonge, des remords et de la souffrance; elle se met à boire, fait des dettes pour Jupillon, puis pour un autre vaurien, Gantruche, s'offre à des amours de rencontre: elle meurt de tuberculose à l'hôpital.

• Jules (1830-18701 et Edmond (1822- 18961 de Goncourt viennent à la littéra­ t u re par l'histoire: ils définissent le roman comme de l' • His toire qui aurait p u être •.

l'historien comme un raconteur du passé et le romancier comme un raconteur du pré se n t Ils appliquent à la fictio n leur méthode historiqu e, réunis­ sant une docwnentatlon préctse pour un montage où l'Intrigue ne semble occuper qu'une place secondaire.

C'est selon ce principe qu'ils composent Germinie Lacerteux.

transposant l'histoire de leur servante Rose.

tragédie secrète qu'ils ont découverte seule me nt à sa mort en 1862.

Les titres de leurs romans indiquent que leur attention est dJ.rtgée vers un seul personnage, un cas qui est à proprement parler pathologique.

Germtnte Lacerteux est en cela le ur œuvre la plus célèbre et l a plus symptomatique.

Les Goncourt trahissent une fois de plus une certaine misogynie.

leur amour de la chose cor­ rompue.

leur fascination pour la dégra ­ dation et la le n te vtctotre de la mort.

Le roman fonctionne par juxta pos itio n de scènes théâtrales, de tableaux, par accumu lation de notations qui pro­ duisent une impression de collage et de morcellement.

La crudité et la scien tifi­ cité de leur réalisme semblent moins en contradiction qu'en accord avec leur recherche d'une écriture artiste.

• Germtn.ie Lacerteux occupe une place marquante dans l'histoire littéraire tant par sa fiction que par sa préface.

où les Goncourt reven di qu en t le droit de tou t dire.

sans préjugé s normatifs.

au nom de la modernité; ils assign ent au romancier une tâche scientifique et réclament pour les ·bass es classes• le droit d'entrer.

après Les Misérabks* et Les Mystères de Paris•.

dans la littérature.

tomoNs, Jules et EdmOJld de Concourt.

Gef111ÛlÙ .l.a«rte u..x.

Nlzet, 19&.

Ed.

Hubert Juin, U.G.E..

• 10118•.

1979.

tlVDES• voîr Les Frères Zemganno et Eric Auerbach.

• Germînle Lacerteux •.

dan.s Mlmé8L$, la représentation de la réalité daM la littérature occidentale.

Gallimard.

1968.. »

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