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HISTOIRE DE LA BELGIQUE : De Jules César à l'Union européenne (Travaux Personnels Encadrés – HISTOIRE & CIVILISATION - Enseignements Pratiques Interdisciplinaires)

Publié le 01/05/2016

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histoire

Recherche documentaire, Pistes de travail & Axes de recherches pour exposé scolaire (TPE – EPI)

Sur proposition de Lebeau, le Congrès national élit, le 4 juin 1831, Léopold de Saxe-Cobourg roi des Belges. Ce prince, ancien officier de l'armée russe, veuf de l'héritière du trône d'Angleterre, est à même - espère Lebeau - d'obtenir des Britanniques un règlement favorable à la Belgique. Le choix des députés belges est de fait soumis à la pression des puissances européennes.

 

Léopold Ier va défendre le pays contre les attaques hollandaises, gagnant une grande popularité, mais il ne parviendra pas à garder à la Belgique la partie germanique du Luxembourg, pas plus que le Limbourg ni Maastricht. Son mariage avec Louise Marie d'Orléans, fille aînée

commerce et de l'industrie drapière en Flandre va en fait affaiblir les féodaux au profit d'une bourgeoisie urbaine qui revendique le droit de se gouverner elle-même. Dès 1066, Huy a obtenu une charte communale ; Liège possède la sienne en 1196, avant Louvain, Malines, Ypres, Courtrai, Bruges et Gand.

 

La Flandre, vassale rebelle

En 1302, la révolte de Bruges donne le signal de la rébellion flamande contre Philippe le Bel, le roi de France ayant tenté d'annexer la Flandre. La paix d’Athis-sur-Orge, signée en 1305, maintient la Flandre comtale, mais la partie wallonne, avec Lille, Douai, et Béthune, est rattachée à la France.

 

Bien que vassale de la France, la Flandre - dont le principal port, Bruges, s'affilie à la hanse de Londres en 1349 - refusera pendant la guerre de Cent Ans (de 1337 à 1453) de renoncer au fructueux

histoire

« oppose une politique absolutiste et résolument catholique .

La répression des protestants entraîne la sh~ssion dela Zéland~ et de la Hollande, en 1572.

Les provinces catholiques (Artois , Hainaut et Rand re wallonne) ayant formé l'union d'Arras, les provinces protestantes du Nord (dont la Hollande et la Zélande) concluent en janvier 15791 'union d'Utrecht acte de naissance des Provinces-Unies.

Les provinces catholiques du Sud prennent alors le nom de Pays-Bas espagnols.

LA RÉVOLTE DES PAYS-BAS VUE PAR GOETHE ET BEETHOVEN Contre la pol~ique d1ntolérance religieuse de Philippe Il naît un mouvement d'opposition mené par Guillaume le Tac~urne, prince d'Orange­ Nassau, et les comtes d'Egmont et de Hoorne, pourtant catholiques.

En 1567, Charles Quint charge le dvc d'Albe de rétablir l'ordre aux protestantes.

La fin d'Egmont a inspiré à Goethe une tragédie en 5 actes, publiée en 1787 : le héros, abandonné du peuple bruxellois, reçoit dans la prison où il attend la mort la vis~e de Clara, fille du peuple, allégorie de la Liberté et de l'Amour.

En 1810, Beethoven met en musique Le Comte d'Egmont, dont l'ouverture est célèbre.

Habsbourg d'Autriche.

Le cadre territorial de la future Belgique est tracé : elle comprend le Brabant.

le Limbourg.

le Luxembourg.

Gueldre , la Randre comtale , le Hainaut.

Namur, Malines et Tournai.

llndustrie wallonne décolle .

Mais la politique centralisatrice de Joseph Il (1765 -1790} et la suppression des corporations conduisent sur fond de crise économique, à la révolution brabançonne de 1789, écrasée en 1790.

L'AHNEXION FRAHÇAISE Le 6 novembre 1792 , les forces françaises de Dumouriez défont les Autrichiens à Jemmapes .

La Belgique est annexée à la France.

En 1795, le pays est divisé en départements .

Sous Napoléon , routes et canaux, usines textiles et hauts fourneaux se développent jetant les fondations de la révolution industrielle.

Le sort de impopulaire par la conscription , Napoléon ne sera guère pleuré par les Belges , qui en garderont néanmoins le Code juridique .

liili.J@Jilo!.Wii LE ROYAUME DES PAYS·BAS Pour faire pièce à la puissance française, le Royaume -Uni et ses alliés conçoivent un État tampon, réunissant de nouveau les provinces belges et hollandaises .

La souveraineté de ce royaume des Pays-Bas est confié e, dès 1814 , à Guillaume l" de Nassau .

Mais cette construction ne tient pas compte de la séparation religieuse et linguistique entre Belgique et Hollande, dont les identités sont d ésormais f---------------1 irréductibles.

Le conflit éclate sur la LES GUERRES DU XVII" SIÈCLE Livrés au gouvernement despotique des souverains espagnols , asphyxiés économiquement par la fermeture de l'Escaut, en 1648, les Pays-Bas espagnols deviennent un champ de bataille pour les puissances européennes .

En 1659 , Louis XIV enlève l'Artois (Arras), puis, en 1668, Lille et SOUS TUTELLE AUTRICHIENNE En 1713 , le traité d 'Utrecht mettant fin à la guerre de la Succession d 'Espagne remet les Pays-Bas espagnols aux question de la langue officielle -le néerlandais étant imposé jusqu 'en 1822 comme seule langue administrative et judiciaire- ainsi que sur la question religieuse.

LA RÈVOLUTION BELGE En 1828 , catholiques et libéraux francophones scellent leur entente en formant l'Union pour le redressement des griefs .

Elle prépare la révolution de IBlO, qui s 'inspire de la révolution française de Juillet.

Le 25 septembre , un gouvernement provisoire, dans lequel se distingue l'avocat et journaliste libéral Joseph Lebeau , est constitué à Bruxelles .

Après le retrait de l'armée hollandaise, l 'indépendance de la Belgique est proclamée le 4 octobre .

Un Congrès national constituant est élu le 3 novembre .

Si la séparation de la Belgique et de la Hollande est reconnue dès le 20 décembre 1830 par la conférence de Londres -réunissant le Royaume-Uni, l'Autriche , la Prusse , la Russie et la France -, les puissances européennes imposent la neutralité au nouvel État.

avec un régime de monarchie constitutionnelle, et posent des bases de séparation très défavorables à la Belgique .

LÈOPOLD 1", ROI DES BELGES Sur proposition de Lebeau , le Congrès national élit le 4 juin 1831 , Léopold de Saxe-Cobourg roi des Belges .

Ce prince , ancien officier de l 'armée russe , veuf de l'héritière du trône d 'Angleterre, est à même- espère Lebeau- d' obtenir des Britanniques un règlement favorable à la Belgique.

Le choix des députés belges est de fait soumis à la pression des puissances européennes.

Léopold/" va défendre le pays contre les attaques hollandaises , gagnant une grande popularité, mais il ne parviendra pas à garder à la Belgique la partie germanique du Luxembourg.

pas plus que le Limbourg ni Maastricht.

Son mariage avec Louise Marie d'Orléans, fille aînée de Louis-Philippe, et ses origines familiales lui permettront de tenir à distance les ambitions tant françaises que prussienne s.

À l 'intér ieur, ce roi qui, aux termes de la Const itution , règne mais ne gouverne pas, stabilise le loyalisme dyna stique ainsi que la monarchie parlementaire.

LÈOPOLD Il Roi de 1865 à 1909 , Léopold //lait de la Belgique une puissance europ éenne et coloniale .

En 1885 , le congrès de Berlin reconnaît sa souveraineté sur le Congo, dont l'exploitation alimente l'essor économique du pays.

La Belgique est aprè s l'Angleterre , le deuxième pays à connaître sa révolution industrielle , menée par la Wallonie , riche en charbon .

L'ÈMERGENCE DE LA QUERELLE LINGUISTIQUE La politique intéri eure est d'abord marquée par la querelle scolaire opposant partisans de l'enseignement confessionnel aux tenants de la laïcité, puis par l'affrontement entre socialistes et conservateurs sur le suffrage universel : adopté en 1893, celui -ci reste modéré par le vote plural accordant plusieurs voix aux pères de famille , aux propri étaires et aux diplômés .

Dans les deux cas se forge cette «culture du compromis» qui distingue la politique belge jusqu 'à nos jours .

La querelle linguistique émerge dans les années 1840 :la Constitution impose une seule langue officielle, le français, parlé par la majorité wallonne .

Le flamand obtient rang de langue officielle en 1898 .

Mais la querelle est loin d 'être éteinte.

I!J:t:IMUI LA PREMIÈRE GUERRE MONDIALE Albert/", monarque libéral (1909- 1934}, oppose à l'invasion allemande la Belgique, pays une résistance Après du front sur la la première fois des gaz asphyxiants (ypérite).

Le conflit est pourtant un facteur de division nationale : l'impossible communication entre officiers majoritairement wallons et soldats flamands , aux conséquences tragiques , alimentera dans l 'après ­ guerre un puissant mouvement nationaliste flamand , mené par des étudiants et des prêtres , contre l'hégémonie culturelle , politique et économique de la Wallonie .

la division entre Ramands et Wallons .

Les Ramands, considérés par les nazi s comme une population germanique, seront plus nombreux à collaborer avec l'occupant.

les Wallons grossissant davantage les rangs de la Résistance .

LA CRISE MONARCHIQUE Retenu par les Allemands dans son château de Laeken puis emmené en Allemagne en 1944 , Léopold Ill (1934-1951) est durement contesté par la population belge aprés la Libération .

Le référendum organisé en 1950 pour ou contre le maintien du roi exprime un fort clivage entre Ramands , favorables en majorité à la monarchie , et Wallons , parmi lesquels les socialistes et un contraint d'abdiquer en faveur de son fils, Baudouin/" (1951 -1993 }.

LA QUERELLE LINGUISTIQUE Le déclin de la religion , longtemps facteur d'unité nationale, exacerbe les tensions entre Wallons et Ramands, d'autant que les rapports de forces s'inversent : à partir de 1950, le poids démographique des premiers (représentant aujourd 'hui près des deux tiers de la population belge) s'accroît, tandis que la Wallonie subit de plein fouet la crise des charbonnages.

En 1958 est fondée la Volksunie , parti flamand prônant le fédéralisme.

LA SOLUTION FÈDÈRALE La radicalisation des positions va conduire à la régionalisation des partis pol~iques traditionnels chrétiens , libéraux e t socialistes entre 1968 et 1978 .

Le déclin économique de la Wallonie, contrastant avec un nouveau dynamisme de la Rand re, tournée vers les échanges, ajoute aux dissensions, chaque partie revendiquant plus d'équité de la part de l'État.

De 1970 à 1988 , date à laquelle est adoptée une grande loi de décentralisation sous le gouvernement du social-chrétien flamand Wilfried Martens , la Belgique progresse vers la fédéralisation .

En 1993 , année de l'avènement d'Albert Il, sous le gouvernement de Jean -Luc Dehaene, égalemen t social-chrétien , la Belgique devient un État fédéral comptant trois communautés culturelles (francophone, néerlandophone et germanophone) et trois régions -Randre, Wallonie et Bruxelles-Capitale (mixte) -, dotées chacune d'un parlement et d'un exécutif.

LA BELGIQUE DANS L'EUROPE C'est à Londres, pendant la Seconde Guerre mondiale, en 1943 et 1944, que sont signés les premiers accords fondateurs du Benelux (BEigique­ NEderland-LUXembourg), préfigurant la construction européenne.

Aprés la guerre, la Belgique entre de plain-pied dans l'Europe.

À la tête du ou aux étrangères de 1946 à 1949, le socialiste Paui-HNI'i Spaft figure , au côté du Français Jean Monnet, comme l'un des pères fondateurs de l'Europe unie.

Intégrée à l'Organisation du traité de l'Atlantique-Nord en 1949, la Belgique signe en 1951 le traité de la Communauté européenne du charbon de l'acier (CECA) avant le tra~é de économique européenne en 1957.

Cap~ale de la CEE puis de I'EunrtNJ, Bruxelles est devenue l'un des centres pol~iques de l'Europe.

DES TENSIONS PUSISTAHTES La fédéral isation n 'a pas apaisé les tensions.

Le bilinguisme ne cesse de reculer, tandis que se figent les identités linguistiques .

Et depuis les élections législatives de 1995 , le Vlaams Blok -un parti d'extrême droite qui ajoute au séparatisme antifrancophone une violente xénophobie -n'a cessé de progresser.

~attachement manifesté par la majorité des Belges à leur souverain , garant de l 'union nationale, apparaît cependant comme un facteur de stabilité d 'un État belge par ailleurs bien intégré dans l'Europe communautaire .. »

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