Devoir de Philosophie

Les « Trente Glorieuses » dans les pays développés à économie de marché (PDEM) de 1945 à 1973 (Histoire)

Publié le 27/02/2008

Extrait du document

histoire
■ Proposition de plan Le plan adopté étudie dans un premier temps les causes, puis les facteurs et enfin les limites de la croissance économique. Les deux premières parties peuvent être inversées, la troisième devant impérativement achever le développement. Introduction: Une croissance forte et continue à l'origine d'une nouvelle société I — Les aspects de la croissance : des mutations profondes A. Une croissance soutenue... B. ... mais inégale C. Les mutations sociales II — Les facteurs de la croissance A. Les facteurs économiques B. Les facteurs techniques et scientifiques C. Les facteurs sociaux III — Les limites de la croissance A. Les problèmes économiques : les risques de la mondialisation B. Les problèmes sociaux C. Une croissance remise en cause Conclusion: La croissance, mère de la crise économique Introduction Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, les économies des pays belligérants sont détruites, excepté celle des États-Unis qui réussissent très vite la reconversion de leur économie de guerre. Pour le Japon et l'Europe occidentale, il faut d'abord passer par une phase de reconstruction grâce à l'aide américaine. La forte croissance économique, qui a conduit de 1950 à 1973 à de profondes mutations des économies et des sociétés occidentales, sécrète-t-elle les conditions d'une crise future ? Dès les années cinquante, les pays d'économie capitaliste connaissent une phase d'expansion de la production et du commerce. J. Fourastié a qualifié cette période de «Trente Glorieuses» (par analogie aux «Trois Glorieuses » de la Révolution française de 1830). Certaines réussites sont telles que l'on a pu évoquer le terme de «miracle », c'est surtout le cas pour les vaincus d'hier, Japon et Allemagne. Pour d'autres pays cette croissance est plus tardive (France) ou plus lente (Royaume-Uni) voire plus modérée (États-Unis), mais elle est générale. Elle engendre l'apparition d'une nouvelle société, la société de consommation, et permet une amélioration du niveau de vie. Mais dès les années soixante, la croissance trouve ses limites. Il existe des « exclus de la croissance », régions, catégories sociales, activités ; et elle génère de nouveaux maux qui sont à l'origine du développement de contestations.
histoire

« 1.

Les rythmes de croissance diffèrent selon les paysOn peut distinguer trois groupes de pays.

D'abord ceux qui enregistrent une très forte croissance, l'Allemagne dansles années cinquante et le Japon au cours de la décennie suivante qui atteint des records (10 % de croissanceannuelle).

Ce sont les vaincus d'hier, ils ont pu bénéficier d'un appareil de production moderne du fait desdestructions massives de la guerre et d'une paix sociale qui ont favorisé la croissance.

La France (comme l'Italie)connaît d'abord une croissance modérée mais qui décolle sur la période 1969-1973 atteignant 7 % par an.

Letroisième groupe est composé des pays qui enregistrent une croissance ralentie (3 à 4% par an) à l'image duRoyaume- Uni, dont le déclin ne finit pas, ou les États-Unis pour qui la croissance sur l'ensemble de la période 1950-1975 n'excède pas 3,7 %, ce qui s'explique par le niveau économique initial élevé.

Ils doivent même faire face à unrecul de leur PNB (Produit national brut) par trois fois en 1954, 1958 et 1970.

Certes, l'économie américaine connaîtun déclin relatif mais demeure, et de loin, la première du monde. 2.

L'expansion économique ne touche pas également toutes les branches industriellesL'activité industrielle est le moteur de la croissance économique mais toutes les activités n'en recueillent pas lesfruits.

Certains secteurs sont particulièrement dynamiques comme les industries de biens de consommation ou lesindustries de pointe.

Mais les activités plus anciennes, héritées de la première révolution industrielle, souffrentdavantage.

Les activités minières, par exemple, doivent faire face aux productions des pays du tiers-monde et despays neufs qui extraient la houille ou les minerais à moindre coût, d'autant plus que les vieux gisements des «paysnoirs » tendent à s'épuiser.

Les charbonnages doivent affronter la concurrence des hydrocarbures dont les prix sonttrès bas.

La sidérurgie, activité de main-d'oeuvre, souffre de l'augmentation des coûts salariaux.

Elle tente d'yrépondre en se modernisant par l'automatisation de la production et en déplaçant sa production vers les littoraux.Ce dernier phénomène est accentué par la mondialisation des transports qui réduit les coûts et permet ainsil'importation de matières premières à un prix très bas, ou d'exporter tout aussi facilement.

L'industrie textile est elleaussi touchée.

Elle fait les frais de la mondialisation de l'économie et de l'émergence de «pays ateliers» où la main-d'oeuvre est docile et bon marché. C.

Les mutations sociales 1.

L'expansion assure le triomphe de la société de consommationLa part de la consommation de denrées alimentaires dans le budget des ménages diminue au profit de celle des biensde consommation durables,comme les appareils électroménagers ou encore l'automobile, et au profit des services, notamment de santé.

Cephénomène s'explique par l'augmentation des revenus.

Augmentation des revenus salariaux, liée aux gains deproductivité, et des revenus de transferts, dus aux redistributions de richesses par l'État providence.

La croissancede la consommation est favorisée par la standardisation de la production qui permet d'offrir des produits moins cherset le développement du commerce international.

Enfin elle est stimulée par le développement du crédit et de lapublicité qui font naître des besoins nouveaux.

Les modes de vie ont ainsi tendance à s'uniformiser par-delà lesfrontières, en tentant d'imiter le modèle américain, ceci dans toutes les classes sociales.

La société de loisirs tend àse développer grâce à l'allongement de la durée des congés payés. 2.

La croissance bouleverse la structure de la population activeLa période de croissance assure le plein emploi malgré un volant de chômage plus ou moins important selon laconjoncture (le taux de chômage n'a toutefois jamais dépassé 3 %).

Cela conduit à une transformation profonde dumonde du travail.

Les travailleurs indépendants cèdent la place à des salariés toujours plus nombreux.

Lamécanisation de l'agriculture transforme les paysans en agriculteurs et conduit à la diminution des effectifs de cesecteur en même temps qu'elle accélère l'exode rural.

Dans le secteur secondaire, le déclin relatif de l'emploi dansles industries anciennes est compensé par le dynamisme des industries de pointe.

Enfin, le tertiaire crée des emploispour répondre à une demande croissante dans les domaines de la banque, de l'assurance, de la santé, de l'éducationou de la grande distribution qui se développe alors (premier hypermarché français ouvert par Carrefour en juin 1963).Les années 1950-1973 ont donc été marquées par une forte croissance économique qui, bien qu'inégale selon lespays, permet l'enrichissement des populations des pays développés, l'apparition d'une consommation de masse ettransforme profondément les structures de la population active.

Cette croissance a été engendrée par des facteursmultiples qu'il est parfois difficile de cerner. II - Les facteurs de la croissance A.

Les facteurs économiques 1.

L'expansion des échanges internationauxL'action du GATT (General Agreement on Tariffs and Trade : Accord général sur les tarifs douaniers et le commercemis en place en 1947) en faveur du libre-échange a abouti avec les négociations du Kennedy Round (1963-1967) àune baisse de plus du tiers des tarifs douaniers et des taxes entre les pays occidentaux.

Le commerce fut aussiencouragé par la stabilité du Système monétaire international mis en place à la conférence de Bretton-Woods et lacréation du Fonds monétaire international.L'expansion est aussi liée à la création d'ententes régionales comme l'Organisation européenne de coopérationéconomique qui, à partir de 1948, doit répartir l'aide américaine dans le cadre du plan Marshall, et resserrer les liensentre les seize États membres en créant une zone de libre-échange.

Elle favorise ainsi les échanges commerciaux.Puis, lorsque ses objectifs sont atteints, l'OECE se mue en 1961 en OCDE par élargissement aux autres pays du blococcidental (États-Unis, Canada, Australie, Nouvelle-Zélande).

Six États européens (Benelux, France, République. »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles