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Les Liaisons dangereuses : Quelle est la structure de l'œuvre ?

Publié le 06/12/2019

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liaisons dangereuses

Linéarité tragique et entrecroisement

 

■ À cette composition marquée par l’équilibre et la symétrie, correspondent deux autres caractéristiques qui se contredisent l’une l’autre, ce qui fait la complexité et l’ambiguïté du roman : d’une part, la linéarité tragique de l’intrigue et, d’autre part, l’entrecroisement dramatique des lettres.

 

■ L’intrigue suit un déroulement linéaire extrêmement simple qui l’apparente au schéma tragique, d’autant que l’action se déroule sur cinq mois qui correspondent tout à fait aux cinq actes de la tragédie (voir question 5 sur le temps). On peut dire que «la machine infernale» de la fatalité, une fois mise en marche par les personnages eux-mêmes, se déroule inexorablement jusqu’à son terme, qui est la destruction morale et/ou physique des différents protagonistes. Après les six premières lettres consacrées à l’exposition de la situation initiale, et avant les huit dernières lettres consacrées à la résolution de la situation finale, un élément déclencheur (l’accord de Valmont

liaisons dangereuses

« • La quatrième partie répond à la première par une série de péripéties qui mènent les trois intrigues à leur dénouement.

Si cette dernière partie s'ouvre sur la victoire de Valmont auquel cède la présidente de Tourvel, la marquise exige aussitôt que Valmont rompe avec celle-ci avant de renouer avec lui, comme ille demande (141).

Sa soumission ne provoque que des échecs pour lui : Merteuil a séduit Danceny et Tourvel sombre dans la maladie et le délire.

Le catalyseur du dénouement est la déclaration de guerre entre les deux anciens complices (153), qui provoque les catas­ trophes en chaine : Valmont réconcilie Cécile et Danceny aux dépens de Merteuil, Merteuil révèle à Danceny la corruption de Cécile par Valmont, Danceny provoque Valmont en duel et le tue, Tourvel en meurt, Cécile entre au couvent, Danceny s'exile à Malte, Merteuil, découverte, malade, ruinée, s'enfuit.

fJ Lfuéarité tragique et entrecroisement • À cette composition marquée par l'équilibre et la symétrie, correspon­ dent deux autres caractéristiques qui se contredisent l'une l'autre, ce qui fait la complexité et l'ambiguïté du roman : d'une part, la linéarité tragique de l'intrigue et, d'autre part, l'entrecroisement dramatique des lettres.

• L'intrigue suit un déroulement linéaire extrêmement simple qui l' appa­ rente au schéma tragique, d'autant que l'action se dérdule sur cinq mois qui correspondent tout à fait aux cinq actes de la tragédie (voir question 5 sur le temps).

On peut dire que «la machine infernale» de la fatalité, une fois mise en marche par les personnages eux-mêmes, se déroul e inexora­ blement jusqu'à son terme, qui est la destruction morale et/ou physique des différents protagonistes.

Après les six premières lettres consacrées à l'exposition de la situation initiale, et avant les huit dernières lettres � consacrées à la résolution de la situation finale, un élément déclencheur (l'accord de Valmont pour séduire Cécile) a entraîné une première série de .

péripéties qui mènent au triomphe de la marquise (l'humiliation de Prévan, 87) -véritable acmé du roman -ensuite une seconde série de péripéties 1 fait passer les deux protagonistes de la complicité à la rivalité, puis à une j volonté de vengeance autodestructrice, qui, comme dans toute tragédie, ] fait des victimes «collatérales» au moment du dénouement.

Les passions '1 des personnages principaux (orgueil, désir, jalousie, haine) les ont menés à leur perte inéluctablement.

• L'entrecroisement de la correspondance, par ailleurs, semble contre­ carrer la linéarité de l'intrigue en créant des effets d'échos entre les let­ tres, qui répètent parfois le récit d'une action selon un autre point de vue,. »

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