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Les Fiches de Monsieur Cinéma H istoire I llustrée d u C inéma M ondial YANKS Réalisation Scénario .

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Les Fiches de Monsieur Cinéma H istoire I llustrée d u C inéma M ondial YANKS Réalisation Scénario . ...................................... . D 'après une histoire de . .......................... . Directeur de la photographie . ..................... . Musique . ...................................... . P roduction . .................................... . D istribution . ................................... . D urée . ........................................ . John S CHLESINGER (1979) C. W ELLAND, W. B ERNSTEIN Colin WELLAND Dick B USH (Technicolor) Richard Rodney BENNETT Joseph JANNI, Lester PERSKY Artistes Associés 141 minutes INTERPRÉTATION M att Dyson . ................................... . J ean M oreton . ................................. . Helen . ........................................ . J ohn . .................... · . . · · · · · · · · · · · · · · · · · · · D anny Ruffelo . ................................. . Mollie . ........................................ . Ken . .......................................... . Clarrie Moreton . ................................ . J im M oreton . .................................. . Richard GERE Lisa E ICHHORN Vanessa REDGRAVE William DEVANE Chick VENNERA Wendy M ORGAN Derek T HOMPSON Rachel ROBERTS Tony M ELODY L 'HISTOIRE 1943. Stalybridge, en Angleterre du Nord. L a première armée américaine a installé ses quartiers non loin de là et, en attendant Je d ébarquement en France, perturbe la tranquille vie sentimentale de cette petite ville du Lancashire. John, p ar exemple, avocat dans Je civil, capitaine de l'armée et qui courtise Helen, militante de la Croix-Rouge et épouse d 'un officier de marine aujourd'hui en mer. Helen, la quarantaine et pourtant protégée par de solides principes bourgeois, cédera aux sollicitations pressantes d el' Américain qui saura s'effacer, en gentleman, au retour de l'époux. Matt, cuisinier à la base et son copain Danny, un champion de boxe, o nt jeté leur dévolu sur J ean Moreton, la fille des propriétaires du bazar local et son amie Mollie, l'aimable conductrice d'autobus. P our cette dernière, t out se passe vite et bien : elle se retrouve enceinte et épouse Danny alors que J ean se b orne à sortir, en t out bien tout honneur, avec u n M att attentif à ne rien brusquer. Car J ean est fiancée, officiellement comme l'a souhaité Clarrie, sa mère malade, à Ken qui fait son service. Et c'est J ean qui fera les premiers pas en s'offrant à Matt, qu'elle aime et qui, contre son attente, la respectera. Le j our o ù les Américains s'en vont, Mollie et Jean sont sur Je q uai de la gare. Jean a appris la mort de Ken et tente, lorsque Je t rain s'ébranle, de faire comprendre à Matt qu'elle attendra son retour. LA PETITE HISTOIRE C'est sur le plateau de M ARATHON M AN (1976), son film précédent, que John Schlesinger prit connaissance du scénario de /'Anglais Colin Welland. Cette première ébauche avait été inspirée par une série d'entretiens avec d'anciens G.l.'s - « . oo mais ces souvenirs de G .l.'s reflétaient plus ses propres souvenirs de f ilms américains sur/a guerre que la réalité des Y anks- (1). C'est pourquoi nous avons demandé à Walter Bernstein d'écrire la version américaine du scénario. I l avait fait la guerre et en avait encore des souvenirs vivaces. En réalité, nombre d' expériences vécues par des collaborateurs du f ilm ont trouvé place dans le scénario. C'est ainsi que la famille de Vanessa Redgrave représente dans le f ilm le type même de famille dont j e suis issu "· (Entretien avec J. Schlesinger, Focus on Film, N° 31). :;;: iè ., :~ --' ~~ld;::;k~,m~;i~tai~s n~::: ~,0;nn:ati~~n~e.'. ~;gg~~n~~~ ~ Bretagne dès 1942 p our y p réparer le d ébarquement sur E le continent. @ Les Fiches de Monsieur Cinéma H istoire I llustrée d u C inéma M ondial WOYZECK Réali~ation Werner H ERZOG ( 1979) Georg B UCHNER Jorg S CHMIDT-REITWEIN (Eastmancolor) Benedetto MARCELLO Antonio VIVALDI Werner Herzog Filmproduktion Gaumont 8 2 minutes e t s cénario D 'après la p ièce de D irecteur de la p hotographie M usique Production Distribution D urée I NTERPRÉTATION Klaus KINSKI Eva MATTES Wolfgang R EICHMANN Willy S EMMELROGGE Joseph BIERBICHLER P aulBURIAN Volker PRECHTL Dieter A UGUSTIN W oyzeck Marie Le capitaine Le d octeur Le t ambour-major A ndres Le client ivre de l 'auberge Le b onimenteur L'HISTOIRE U ne p etite ville de garnison vers 1850. Le fusilier J ohan F ranz Woyzeck remplit c omme b eaucoup d 'autres ses devoirs d e soldat. H omme s imple et t ourmenté, il e st le b arbier d u capitaine et se p rête à d es e xpériences médicales qui lui r apportent q uelques sous s upplémentaires, p our n ourrir M arie e t son fils illégitime. Ses h allucinations et ses visions effrayantes le d ominent. Il a pporte à M arie l 'argent g agné e t n 'a d 'yeux q ue p our son enfant. Puis il r epart à la hâte. Marie regarde, admirative, passer sous sa fenêtre le f ringant t ambour-major à la t ête d e la fanfare du régiment. Le soir, devant chez elle, il e st là. Il lui fait c adeau d 'une p aire de boucles d'oreille qu'elle e ssaiera t rès fière d evant s on miroir. Naïf, Woyzeck ne se d oute d e rien, j usqu'à ce que le capitaine e t le m édecin s 'amusent à lui r aconter la v érité. Woyzeck c omprend t rès vite son infortune. Il s ombre d ans la folie. A près a voir fait don de ses biens à son c amarade A ndres, il va a cheter un couteau. A u soir, il e mmène M arie au b ord d e l'étang et la tue. A l'auberge, les gens d écouvrent q ue Woyzeck est t aché d e s ang: p our se laver et j eter le c outeau le plus loin possible il a vance dans l 'étang e t se noie. LA PETITE HISTOIRE W OYZECK a été tourné en dix-sept jours, juste après le tournage de N OSFERA TU. Werner Herzog. pour mettre en images cette histoire atroce, s'est inspiré de « W oyzeck « la dernière oew-re de G eorg Büchner. Cette tragédie ne nous a été livrée que s ous la f orme d'un manuscrit inache1·é et de plusieurs ébauches fragmentaires. également manuscrites. Des difficultés inhabituel/es se dressèrent au m oment d'éditer cette oeuvre dont le matériel comprenait quarante-neuf scènes, et brouillons de scènes. Les difficultés consistaient surtout à déchiffrer le m anuscril délavé p ar quarante années passées sous scellés, dans le classement chronologique de la création, et celui présumé de l 'emploi et de /'ordre des différentes scènes ensembles de scènes. Les fragments de Wovzeck, à cause de leur illisibilité et de leur inc~hérence n 'ont pas reçu /'agrément du frère de Büchner, Ludwig. Ce ne sera qu'après un traitement chimique des manuscrits que Karl Emil Franzos s·attelera à la tâche de les déchiffrer et de les publier en 1879 dans une chronologie intitulée « fragments de tragédie«. En 1930, on comptait cinquante-neuf mises en scène de la pièce. A u cours des trente années qui suivirent, « W oyzeck « c onnut v ingt-neuf nouvelles mises en scène. Les nazis refusèrent Büchner, le révolutionnaire. Plus t ard, le m ouvement é tudiant d es a nnées s oixante réhabilita « W oyzeck « q ui triomphe encore dans les théâtres Ouest allemands. 011 '° "' : 00 .§ a; ::; g' E t© Les Fiches de Monsieur Cinéma H istoire I llustrée ·du C inéma M ondial VIOLETTE NOZIÈRE Réalisation Scénario . ...................................... . D 'après le livre de . .............................. . Directeur de la photographie . ..................... . Musique . ...................................... . P roduction . .................................... . Distribution . ................................... . D urée . ........................................ . Claude CHABROL (1978) O. BARSKI, H. BROMBERGER Frédéric GRENDEL Jean-Marie FITERE J. RABIER (Eastmancolor) Pierre JANSEN Filme! FR3 (Paris) Cinévidéo (Montréal) Gaumont 130 minutes INTERPRÉTATION Violette Nozière Germaine Nozière . .............................. . Baptiste Nozière . ............................... . Maddy . ....................................... . J ean Dabin . ................................... . Le fils Pinguet . ................................. . Le directeur de la prison . ......................... . M adame Mayeul . ............................... . La co-détenue . ................................. . M. D e Pinguet . ................................. . Une ménagère . ................................. . Le commissaire Guillaume . ....................... . Isabelle H UPPERT Stéphane AUDRAN J ean CARMET Lisa L ANGLOIS Jean-François GARREAUD Bernard ALANE Mario DAVID Dora D OLL Bernadette LAFONT Bernard LAJARRIGE Jacqueline ALEXANDRE Henri-Jacques H UET L 'HISTOIRE En 1933, Violette a 18 ans. Son père, Baptiste Nozière, est mécanicien dans les chemins de fer. Avec sa mère, Germaine, son père et elle, ils vivent dans un minuscule appartement. Ses parents, de condition modeste, rêvent p our Violette d'une existence autrement plus brillante que la leur. La fille, étouffée p ar cette atmosphère petite-bourgeoise, s'enfuit la nuit, fréquente des étudiants. Elle ne tarde pas à c ontracter la syphilis. C'est le scandale. Violette est exaspérée par l'attitude lâche de ses parents. Elle tente une première fois de les empoisonner. Mais Violette tombe amoureuse d 'un g arçon· médiocre, Jean Dabin, qui rapidement profite d'elle. La fille vole les économies de ses parents. Sa famille lui est de plus en plus insupportable. Violette empoisonne Baptiste et Germaine qui, elle, est sauvée. Sa fille indigne est arrêtée. Le procès mobilise la presse et l'opinion. Violette déclare qu'elle ne désirait pas la m ort de sa mère mais celle de son père parce que ce dernier aurait abusé de sa vertu. Germaine accuse néanmoins sa fille d'une double tentative de meurtre. Violette est condamnée à mort. Elle passe des moments interminables en prison, à ressasser ce crime qui semble la dépasser. Violette N ozière, en dernière instance, sera graciée, libérée et réhabilitée. LA PETITE H ISTOIRE Présenté au Festival de Cannes 1978, VIOLETTE N OZ/ÈRE valut à son interprète, Isabelle Huppert, un Prix d'interprétation ex-aequo avec Jill C!ayburgh pour son rôle dans LA FEMME LIBRE, de Paul Mazursky. Claude Chabrol déclare, à propos de son f ilm : «J'adore les f aits divers. C'est Pierre Brasseur qui, i l y a plus de 15 ans, m e raconta, avec de vraies larmes dans les yeux, /'histoire de Violette Nozière. Il en était moralement amoureux, il la "' considérait comme une victime de la société. Il i2 avait même écrit un scénario qu'il aurait aimé m e E voir tourner. Mais dans son scénario, le plus :~ important concernait Violette en prison. Moi, - ' c'est avant le crime qu'elle m'intéressait le plus. !; Et puis, j'ai su que parmi les personnages que ~ Isabelle Huppert rêvait de jouer, il y avait celui de E @ Violette Nozière. « Les Fiches de Monsieur Cinéma H istoire I llustrée ·du C inéma M ondial LA VENGEANCE EST A MOI Réalisation Scénario . ...................................... . D 'après le r oman h omonyne de . ................... . D irecteur de la photographie . ...................... . Musique . ...................................... . P roduction . .................................... . D istribution . ................................... . Durée Shôhei IMAMURA (1979) Masaru BABA Ryuzo SAKI Shinsaku HIMEDA (Fujicolor) Shinichiro IKEBE Kazuo INOUE, pour Cie Shochiku Parafrance 139 minutes INTERPRÉTATION I wao Enokizu, le criminel . ........................ Shizuo Enokizu, son père . ........................ Kayo Enokizu. sa mère . .......................... K azuko Enokizu, sa femme . ....................... H aru A sano, la p atronne de l'auberge . .............. H isano Asano. la vieille . .......................... . . . . . . Ken OGATA Rentaro MIKUNI Chocho MIYAKO Mitsuko BAISHO Mayumi OGAWA Nijiko KIYOKAWA L'HISTOIRE Le 4 janvier 1964, la police arrête u n suspect criminel, lwao Enokizu, qui a tué deux employés de la régie des tabacs, d ont o n a retrouvé les c orps mutilés près d 'une voie ferrée. L'accusé doit retracer les 78 j ours d e sa fuite à travers le J apon - d'où u ne succession de flash-blacks. Les divers témoins présentent Enokizu comme un maniaque sexuel violent. Au cours de l'enquête, les policiers vont trouver sa famille à Beppu, une station thermale : le père d'Iwao, Shizuo, sa mère, Kayo, et son épouse légitime (et a bandonnée), Kazuko, racontent leurs relations di!lïciles avec Iwao. Autrefois. en 1938, Iwao a perdu le respect pour son père, un fervent catholique, après l'avoir vu humilié p ar un o!lïcier de la Marine Impériale, alors qu'il refusait l'ordre de réquisition de sa flotille de pêche. En revanche, Kazuko, est restée dans la m aison de son beaupère, avec ses deux filles, et survit en vendant des oeufs durs ... E n 1946, Iwao est avec les G is américains, et les aide à violer une fille à la campagne. Il se dispute violemment avec son père, qui est p ar ailleurs séduit p ar sa belle-fille a u c ours d 'un b ain en commun. lwao, qui semblait avoir « disparu "o r éapparaît à H amamatsu, et loge à l'auberge Asano, d ont il séduit la jeune patronne. Haru, en se faisant passer p our un professeur d'université, puis il tue un avocat. Il continue de se cacher à l'auberge Asano, où il couche t our à t our avec H aru et une « fille« d e passage, tandis que la vieille Hisano les regarde faire l'amour. Il finit par être dénoncé p ar la prostituée, mais Haru, soumise à lui, pense le suivre dans sa fuite. Il la tue sauvagement. ainsi que la vieille, et s'enfuit à travers tout le J apon, après avoir vendu l'auberge. Enfin arrêté à Kyushu, il est condamné à mort. Il insulte son père venu le voir en prison. Cinq ans après son exécution, Shizuo et Kazuko, qui vivent ensemble après la mort de la mère, vont jeter les cendres d 'Iwao d u s ommet d 'une falaise : mais celles-ci se figent dans l'espace ... LA PETITE HISTOIRE Réalisé en 1979. L A V ENGEANCE E ST A M OI est le premier film d'Imamura pour le cinéma après huit ans d'interruption à la télévision: le f ilm renoue avec les thèmes criminels et sexuels de l'auteur de C OCHONS E T C UIRASSES ( w F ILLES E T G ANGSTERS, 1961) et LA F EMME I NSECTE (1963), ses deux autres films sortis en France. Shôhei Imamura (né en 1926) a débuté en 1958 à la Nikkatsu, et s'est vite fait remarquer par ses films à !'inspiration naturaliste et surréalisante, dont D ÉSIR M EURTRIER (1964), L E P ORNOG RAPHE (1965) et P ROFONDS D ÉSIRS D ES D IEUX (1968), sans doute son oeuvre la plus ambilieuse. Il a présenté E IJANAIKA («Pourquoi "' ~ ., :~ -' pas?«) à Cannes (Un certain regard, 1981), et LA ~ V ENGEANCE E ST A M OI a obtenu le Grand Il, Prix du Festival Presse et Cinéma de Strasbourg Ë 1981. @ Les Ftehes de Monsieur Cinéma H istoire I llustrée d u C inéma M ondial UN RABBIN AU FAR-WEST Réalisation Scénario . ...................................... . Directeur de la photographie . ...................... . Musique . ...................................... . P roduction . .................................... . Distribution Durée . ................................... . Robert A LDRICH (1979) Michael ELIAS, Franck S HAW Rohert B. H AUSER (Technicolor) Frank D EVOL M ace N EUFELD pour Warner Bros W arner Columbia 122 minutes INTERPRÉTATION A vram Belinski . ................................. . T ommy Lillard . ................................. . Mr. Jones . ..................................... . C hef Nuage Gris . ............................... . Darryl Diggs . .................................. . Rosalie Bender . ................................. . Le doyen des rabbins . ............................ . M att Diggs . .................................... . Samuel Bender . ................................. . S arah Mindl . ................................... . O 'Leary . .................................. · . · · · Gene WILDER Harrison F ORD Ramon BIERI Val B ISOGLIO George DI C ENZO Penny P EYSER Leo F UCHS William S MITH J ack S OMACK Beege BARKETT S hay D UFFIN L 'HISTOIRE V enant de débarquer à Philadelphie, le j eune rabbin Avram Belinski a manqué le b ateau p our S an Francisco où l'attend s a fiancée. Aussi accepte-t-il l'offre de Mr. Jones et des frères Diggs de traverser le c ontinent dans leur chariot. Ceux-ci ne tardent pas à le d étrousser et à l'abandonner. Avram se console en découvrant qu'il lui reste la précieuse Torah, rouleaux contenant les Saintes Ecritures. Il p rend un train d ont t ous les voyageurs sont rançonnés p ar u n bandit. Puis il se fait embaucher à la construction d u chemin de fer. Ayant acheté un cheval, il r eprend sa route mais sa monture l 'abandonne et il serait mort d'épuisement s'il ne r encontrait T ommy, le b andit d u train. Celui-ci lui propose de faire route ensemble et peu à peu, l'amitié naît entre eux. Après avoir attaqué une banque, ils s ont pris par les Indiens auxquels ils é chappent grâce à la chance d'Avram. D ans un saloon, ce dernier retrouve ses détrousseurs et se b at avec eux. L'intervention de T ommy lui sauve la vie. Alors qu'ils se reposent enfin a u b ord d u Pacifique, ils s ont surpris p ar les trois bandits. Cette fois c'est Avram qui sauve T ommy en tuant l'un des frères Diggs. Mais ce geste provoque chez lui une crise mystique et c'est sous un faux n om qu'il remet la T orah à la famille de sa fiancée avant de s'enfuir. Provoqué par M att Diggs, il p arvient à éviter l'affrontement et, encouragé p ar T ommy, il r etourne chez ses compatriotes et épouse Rosalie, la soeur de sa fiancée. LA PETITE HISTOIRE C'est en 1971 que Mace Neufe!d. le producteur. découvrit le scénario de deux auteurs inconnus, T HE F RIS C O KID. l i proposa alors le f ilm à M ike Nichais mais le projet n'aboutit pas. Sept années plus tard. la Warnerenfin intéressée et Gene Wilder ayant donné son accord, le film p ut voir le jour. Pressenti pour la mise en scène, Wilder préféra se concentrer sur son personnage e t c'est finalement Robert Aldrich qui accepta la réalisa- tion afin d e« m ontrer qu'on ne connaissait pas tout de lui e t d'éviter d'être catalogué"· Pour donner un aspect d'époque à son film, Aldrich décida d'employer des jïltres e t d'utiliser un bain sépia au tirage, afin de suggérer les daguerréotypes. Dernier venu sur le tournage, Harrison Ford remplaça John Wayne, que la maladie avait conlraint à renoncer. ,__ fü OE 0 . .J ~ ~ E rui Les Fiches de Monsieur Cinéma H istoire I llustrée du C inéma M ondial UN NEVEU SILENCIEUX R éalisation Scénario Robert ENRICO (1979) Paul S A V A T IER, Robert E NRICO Paul S A VA T IER Michel C ARRE (Couleurs) Erik S ATIE A ntenne 2 M.K.2 Diffusion 9 7 minutes D 'après le r oman d e D irecteur d e la p hotographie M usique Production Distribution D urée INTERPRÉTATION M arthe A lexandre H enri J oël M adame V errière H élène Louis O dalie J acques J eanne A ntoine Virginie A rmand Lucienne H AMON Jean B OUISE Sylvain S EYRIG Joël D UPUIS R enée F AURE D anièle G IRARD André FALCON Coralie S EYRIG Fabien SEYRIG A xel B ERNARD Didier F LAMAND A line B ERTRAND Paul S A V A T IER L'HISTOIRE M arthe e t A lexandre v iennent p asser les vacances avec l eurs d eux enfants,. H enri dix ans et J oël 6 a ns dans une p ropriété d e famille, e n P oitou. Ils s ont b ientôt r ejoints p ar la m ère d e M arthe, e t p ar s on frère, qui a luirnême t rois enfants. L 'aînée, O dile, e st sur le p oint d e se fiancer, et la d ernière, J eanne e st p our H enri une c ompagne d e j eu. T out s emble fait p our le b onheur d ans cette maison. T out p ourrait ê tre h armonie mais t out a u long d u récit s 'élève c omme u ne plainte, une n ote d iscordante. O n d écouvre p eu à p eu, p ar a llusion, q ue Joël, le « petit« n 'est p as un enfant « normal«, e t ne le s era j amais. C et e nfant q ue ses p arents p rotègent d e l eur mieux est p our les a utres une s ource d e g êne, d e d égoût o u d e s candale. M arthe, A lexandre e t Henri sont sans cesse écorchés, h umiliés o u blessés p ar les réflexions o u les attitudes d e l eurs proches. A près la réception qui marque les fiançailles d 'Odile, c 'est au cours d 'une j oyeuse p artie d e chasse q ue s e d énoue c e d rame intime. M arthe e t A lexandre q uitteront la maison d e famille p our r etrouver u ne a tmosphère plus respirable. L a v italité d 'Henri les y aidera. LA PETITE HISTOIRE A cteur p rofessionnel depuis 1953, Paul Savatier, joue au théâtre dans diverses troupes. Romancier, i l a p ublié aux éditions Gallimard cinq romans et un recueil de nouvelles. ' ' Un ne1oeu s ilencieux« fut son deuxième roman q u'il écrivit en 1972. E n voyant le film que Robert Enrico tira de son livre, il annonça ' 'Je suis reconnaissant à R obert Enrico d'avoir s u restituer, dans le film, ce climat heureux des vacances en famille, o ù les cousins se retrouvent sur les vastes terrains de jeux, q u'offre la p ropriété d'une grand-mère. J'ai bien dit « cli111a1 heureu.1 ''· Il fà1t1, en effet, que les s éductions de ce genre de 1·ie soient e.rtré111e111e111 f E Les Fiches de Monsieur Cinéma H istoire I llustrée d u C inéma M ondial LA TROISIÈME GÉNÉRATION Réalisation. scénario et photographie . ............... . M usique . ...................................... . P roduction . .................................... . D istribution D urée . ........................................ . R.W. FASSBINDER (1979) Peer RABEN Tango-Film (Berlin) Pro-ject Filmproduktion (Munich) MK 2 Diffusion 111 minutes INTERPRÉTATI 0 N A ugust Brem Hilde Krieger Susanne G ast R udolf M ann B ernhard Von Stein . ............................. . E dgar Gast . .................................... . P etra Vielhaber . ................................. . Peter Lenz Paul . .......................................... . Volker SPENGLER Bulle OGIER Hanna SCHYGULLA Harry BAER Vitus ZEPLICHAL Udo KIER Margit CARSTENSEN Eddie CONSTANTINE Raul GIMENEZ L'HISTOIRE L 'Allemagne Fédérale; celle d u miracle économique, mais aussi du terrorisme. Peter Lenz, représentant d 'une firme américaine d'informatique, exerce une grande influence sur la ville, use de sombres machinations et de conspirations policières à la seule fin de protéger ses intérêts financiers. U n g roupe de jeunes gens, activistes aveugles perpétuent vols et hold-ups avant de se lancer dans la clandestinité. Alors qu'ils sont surveillés p ar la police et manipulés. ils décident de frapper un g rand c oup. Le j our d u carnaval, grâce à S usanne G ast, l'ancienne secrétaire de Lenz qui appartient a u g roupe, les terroristes enlèvent Peter Lenz. Mais l'otage, victime et c outumier des manigances, est un poids bien gênant, d 'autant plus q u'un traître, August Brem, s'est infiltré a u sein de l'organisation. L'entreprise semble irrémédiablement vouée à l'échec ... LA PETITE HISTOIRE Avec LA T ROISIÈME G ÉNÉRATION, Rainer Werner Fassbinder aborde les tragiques événements de /'Automne 1 977 qui ont secoué /'Allemagne Fédérale: /'enlèvement du " patron des patrons,, Hans Martin Schle.rer et les dernières manifestations du Groupe Baader. En 1978. fàssbinder avait déjà apporté sa contribution sur ces faits en participant à la réalisation de L 'ALLEMAGNE E N A UTOMNE, j ïlm collectif auquel Volker Schlondmjj; Berhard Sinkel, Alexander Kluge ont également participé. LA T ROISIÈME G ÉNÉRATION se veut un peu éloignée de ces événements. pour être davantage un j ugement personnel sur le terrorisme. " Alors que dans une certaine mesure, chaque citoyen est capable (ou non, il va sans dire) de comprendre quelque peu les actes et motifs de la première et de la deuxième générations de terra- ristes, il est plus que difficile de comprendre les motifs de la troisième génération, souligne R. W. fàssbinder. Peut-être est-ce même impossible par rapport aux deux générations précédentes, la troisième génération de terroristes ayant, il me semble, beaucoup moins d'analogie avec les précédentes qu'avec cette société et la violence qu'elle exerce au profit de certains quels qu'ils soient(. .. ). Agir dangereusement mais sans aucun but, /'ivresse que procure /'aventure pour /' arenture. ce sont là les ~ motivations de L A T ROISIÈME G ÉNÉRATION. ~ ... Une comédie en six ac/es 1rai1ant de j eux de ~ société captivants, slimulants, où logique, cruauté 6 et démence sont de règle - comme dans les contes ~ que /'on raconte aux eefants pour les aider à supporter leur vie jusqu'à la mort. « "' " " L A T ROISIÈME G ÉNÉRATION a é té pré- E' @ senté au Festival de Cannes 1979. ~ Les Fiches de Monsieur Cinéma H istoire I llustrée du C inéma M ondial LE TOUBIB R éalisation Scénario D 'après « H armonie o u les h orreurs de la guerre Directeur de la p hotographie Musique Production «, de Distribution D urée Pierre G RANIER-DEFERRE ( 1979) Pascal J ARDIN Pierre G RANIER-DEFERRE Jean F REUSTIE Claude R ENOIR Philippe S ARDE A del Productions Antenne 2 - Films 21 C.I.C. 9 7 minutes I NTERPRÉTATION A lain D ELON Véronique J ANNOT Bernard G IRAUDEAU Francine B ERGÉ Michel A UCLAIR Catherine L ACHENS Bernard Le C OQ H enriATTAL Jean-Pierre B ACRI Peter B ONKE Sophie D ESCHAMPS Sylvie H ERBERT D ominique L ABLANCHE J ean-Marie H armonv FrançoisMarcia Le p atron Z oa G érôme S oldat convoi Anesthésiste J ean-Marie C apitaine . . l " i nfirmière 3° i nfirmière 4" i nfirmière L'HISTOIRE A q uarante ans, J ean-Marie D esprée fut d éjà un c hirurgien célèbre à Paris. Sa vie affective a é té b risée p ar le d épart d e sa femme. D evenu dur, à toutes les choses d u c oeur, il dirige une antenne chirurgicale volante qui o père a u c oeur de l 'Europe, d ans une c ampagne montagneuse isolée. C est l 'été, il fait beau. U ne t roisième guerre mondiale n 'a p as encore pris pied e n E urope mais se déroule d éjà d 'une m anière sporadique aux p ortes de l 'Asie e t de l'Afrique. Les blessés, amenés p ar h élicoptères d'un front invisible e t t out p roche, J ean-Marie voit a rriver d ans son équipe une j eune i nstrumentiste. Harmony. Elle a 20 ans, elle est très belle e t croit e n l 'avenir de l 'homme. D ans ce monde, hors du temps, J ean-Marie e t H armony vont se c onnaître e t s 'affronter. Un a mour m enacé d e l 'extérieur p ar la g uerre e t de l 'intérieur p ar e ux-mêmes, va fleurir avec la force inouïe q ue p rennent les sentiments et les rapports condamnés p ar le t emps. Harmony sera tuée e t J ean-Marie r estera seul. l i a c ependant r etrouvé e n luimême quelque chose qui ressemble à de l'espérance. L A PETITE HISTOIRE Pendant près de quatre années, Pierre Granier-Deferre et Pascal Jardin tentèrent d'intéresser des producteurs avec l'adaptation d'un roman de Jean Freustié : « Harmonie o u les horreurs de la guerre «. Le scénario arriva entre les mains d'Alain Delon qui décida de produire le sujet en y mettant la condition impérative de choisir lui-même la jeune actrice qui incarnerait le personnage d' Harmonie. Après audition de plus de deur cent cinquante camé- .,, diennes, Alain Delon engagea finalement Véra- "' nique Jannot, jeune vedette qui fit ses débuts ~ à la télévision avec des feuilletons tels que : . C hant L'HISTOIRE A la fin d u siècle d ernier ù M arlot!, J ohn D urbeyfield. p etit r evendeur d e p roduits f ermiers. r cncuntrc le p asteur. Celu1-c1 lui r évèle q ue D urbcyficld n 'est a utre q u'une d éformation de D 'Urberville. S ongeant à l 'avenir d e ' a fille, il d écide de r envoyer d ans le m anoir d e T rantridge o ù vit la fanlille D"Urbervillc. p our se r éclamer d e c ette p arentée afin d 'obtenir un emploi. Tess devient la m aîtresse d 'Alec l YUrberville e t se r etrouve e nceinte. L 'enfant naît m alade e t m eurt. L a j eune f emme s'enfuit loin d e son village et t rouve ù se p lacer dans une laiterie o ù p ersonne ne la c onnaît. Là. elle fait la connaissance de A ngel, le fils d u p asteur, e t en t ombe a moureuse. Les d eux j eunes g ens c élèbrent l eur m ariage mais Tess lui a voue son passé e t le j eune é poux la q uitte. A prb d e longs mois. il r evient mais Alec lui a repris '.a c ompagne. A ffrontant les s arcasmes d 'Alec, e lle le p oignarde e t s 'enfuit avec Angel. Mais les fuyards s eront r ejoints p ar la police. LA PETITE HISTOIRE P ublié en 1891. (( Tcss [)" U rben·ille >< es! générale111en1 c onsideré co111111e le chef-d'oe111-re d e Tho111as H ardr. el s on r oman le p lus p rofànd a u ni1·ea11 .des semi111en1s e l des é1110/ions. P our R oman P olanski. p oner T ESS à !'!?Cran cons1i111e /'abo111isse111elll d 'un 1 'Ù'ur r fre. Ce.11 en e jféi sa je111111e S haron Ta!C q ui a ttira s on a ltention s ur le /i\·rc. R oman P olanski a c herché e t d écouvert de /'autre c ôté d e la M anche u n p aysage p resque idemic1ue à c elui d u D arse! d u X IX" .11ecft'. Ce fui d onc s ur les c ôles n ormandes e l b re\\ 1011nes q ue s"est d éroulé le t ournage de T ESS. Penda111 des 111ois, u ne é quipe d 'expens crée les cos111111es. r assemble les accessoires, re1ro111"e le m obilier de / 'époque. Des ar1is1es par.1agis1Cs m odifïenl la c onfïguralion de la comrée. 11b1111em des arbres, replante/11 des p anerres en1ier.1·. recou1-ren1 de 1erre les routes asphal1ées. L e b éwil - caractéris1ique - du D arse/ est 1ransporté en N ormandie et en Bretagne. L e t ournage c ommencé en j uillet 1 978 durera 8 tnois, se déroulera au rvtlune des saisons. 1ranspor1era 2 00 a cteurs e t 1echn iciens en près d e 4 0 l ieux d ifférenls et ~-·achè1·era d ans les s11ulios de J oim·ille el d' J-,pinay. ';<'. ;; ~ ·6 _J ~ ~ § @ Les Fiches de Monsieur Cinéma H istoire I llustrée d u C inéma M ondial LA TERRASSE R éalisation Scénario, d 'après un sujet original, d e D irecteur de la photographie Ettore S COLA ( 1979) A GE et S CARPELLI Pasqualino D e SANTIS (Eastman col or) Armando T ROV AIOLI D ean Film, - Films Marceau Cocinor Marceau - Cocinor 1 60 minutes Musique Coproduction Distribution D urée I NTERPRÉTATION U go T OGNAZZI Vittorio G ASSMAN Marcello M ASTROIANNI Jean-Louis TRINTIGNANT Serge R EGGIANI Stefano Satta FLORES Stefania SANDRELLI Carla G RAVINA Milena V UKOTIC A GE Marie TRINTIGNANT A medeo, p roducteur d e films Mario, député communiste Luigi, journaliste Enrico, scénariste Sergio. f onctionnaire d e la télé Tizzo, critique de cinéma Giovanna Carla, femme de Luigi E mmanuella, f emme d 'Enrico P sychiatre l sahclla L'HISTOIRE S ur une terrasse romaine e t a utour d 'abondants buffets sont réunies plusieurs personnes dont les activités gravitent a utour d es moyens de communication d u s pectacle e t d e la politique culturelle. E n plus d e l eur vieille amitié, ils ont en commun plus ou moins le même âge et un m alaise diffus : Enrico, scénariste célèbre de « c omédies à l 'italienne « t raverse une insurmontable crise d e c réativité. A la suite d 'une d ispute avec un c ritique et en proie à sa névrose, il d oit ê tre hospitalisé. A medeo est un p roducteur c inématographique et selfmade man, dépourvu de culture. Luigi, journaliste et é diteur d 'ouvrages intellectuels, est 1ui, a ccaparé p ar la reconquête de sa femme qui l 'a q uitté. Il finit par p erdre sa place sans pour autant avoir reconquis sa femme. S ergio t ravaille p our la télévision, mais affaibli p ar une cure a maigris,ante, il m ourra d e m alnutrition sous la neige artificielle d 'un p lateau d e télévision. Galeazzo, e x-jeune a cteur est revenu du Venezuela dans ! ' espoir de r etrouver sa gloire d 'antan e t il y r etournera. M ario est un d éputé c ommuniste mis à l 'écart qui rate l'occasion de refaire sa vie avec G iovanna, l 'épouse d 'un publicitaire. A p art G iovanna, sont présentes Enza et Carla qui ont la d étermination d e se libérer de la d épendance vis-à-vis d e leurs maris. Lesquels q uand é clate un o rage se réuniront a utour d 'un p iano e t c hanteront d es chansons é voquant l eur jeunesse. L A PETITE HISTOIRE L a p remière idée p our L A T ERRASSE, a vait été de faire un film se déroulant uniquement p endant u ne longue soirée sur une seule terrasse. Ettore Scola parla de cette idée à Vittorio G assman q ui s'apprêtait à partir p our / 'Amérique p our y t ourner U N M ARIAGE de Robert Altman. Gassman raconta à Ettore Scola le sujet de U N M ARIAGE. T out se déroulait au cours d'une soirée nuptiale. L e réalisateur craignit que son film n'apparaisse c omme i nspiré des idées d' Altman. A vec A ge et Scarpelli le scénario de !~A T ERRASSI:' fut m odifié et l'action allait celte fois se dérouler l'espace d'une saison, du printemps au d ébut de l 'automne. L A T ERRASSE se vit récompenser par le Prix du scénario et des dialogues p our Ettore Scola, Age et Scarpe/li et par le prix du meilleur s econd rôle féminin p our Carla Gravina. '° ;:: ,._ : c'i ~ "' ~ § @ Les Fiches de Monsieur Cinéma H istoire I llustrée d u C inéma M ondial LE TAMBOUR R éalisation S cénario Volker S CHLONDORFF ( 1979) .Jean-Claude C ARRIÈRE Volker S CHLONDORFF Franz SEITZ, Gunter G RASS Gunter G RASS Igor L UTHER (Eastmancolor) Maurice J ARRE G eorges I ACONELLI Franz SEITZ et Anatole D AUMAN Argos Films (Paris) Franz Seits Film (Munich) 142 minutes D 'après le roman « Le t ambour«

« Les Fiches de Monsieur Cinéma Histoire Illustrée du Cinéma Mondial WOYZECK Réali~ation et scénario D'après la pièce de Directeur de la photographie Musique Production Distribution Durée Werner HERZOG (1979) Georg BUCHNER Jorg SCHMIDT-REITWEIN (Eastmancolor) Benedetto MARCELLO Antonio VIVALDI Werner Herzog Filmproduktion Gaumont 82 minutes INTERPRÉTATION Woyzeck Marie Le capitaine Le docteur Le tambour-major Andres Le client ivre de l'auberge Le bonimenteur Klaus KINSKI Eva MATTES Wolfgang REICHMANN Willy SEMMELROGGE Joseph BIERBICHLER PaulBURIAN Volker PRECHTL Dieter AUGUSTIN L'HISTOIRE Une petite ville de garnison vers 1850. Le fusilier Johan Franz Woyzeck remplit comme beaucoup d'autres ses devoirs de sol­ dat. Homme simple et tourmenté, il est le barbier du capitaine et se prête à des expé­ riences médicales qui lui rapportent quelques sous supplémentaires, pour nourrir Marie et son fils illégitime. Ses hallucinations et ses visions effrayantes le dominent. Il apporte à Marie l'argent gagné et n'a d'yeux que pour son enfant. Puis il repart à la hâte. Marie regarde, admirative, passer sous sa fenêtre le fringant tambour-major à la tête de la fanfare du régiment. Le soir, devant chez elle, il est là. Il lui fait cadeau d'une paire de boucles d'oreille qu'elle essaiera très fière devant son miroir. Naïf, Woyzeck ne se doute de rien, jusqu'à ce que le capitaine et le mé­ decin s'amusent à lui raconter la vérité. Woyzeck comprend très vite son infortune. Il sombre dans la folie. Après avoir fait don de ses biens à son camarade Andres, il va acheter un couteau. Au soir, il emmène Marie au bord de l'étang et la tue. A l'auberge, les gens découvrent que Woyzeck est taché de sang: pour se laver et jeter le couteau le plus loin possible il avance dans l'étang et se noie. LA PETITE HISTOIRE WOYZECK a été tourné en dix-sept jours, juste après le tournage de NOSFERA TU. Werner Herzog. pour mettre en images cette histoire atroce, s'est inspiré de « Woyzeck » la dernière œw-re de Georg Büchner. Cette tragédie ne nous a été livrée que sous la forme d'un manuscrit inache1·é et de plusieurs ébau­ ches fragmentaires. également manuscrites. Des difficultés inhabituel/es se dressèrent au moment d'éditer cette œuvre dont le matériel comprenait quarante-neuf scènes, et brouillons de scènes. Les difficultés consistaient surtout à déchiffrer le manuscril délavé par quarante années passées sous scellés, dans le classement chronologique de la création, et celui présumé de l'emploi et de /'ordre des différentes scènes 011 ensembles de scènes. Les fragments de Wovzeck, à cause de leur illisibilité et de leur inc~hérence n'ont pas reçu /'agrément du frère de Büchner, Ludwig. Ce ne sera qu'après un traitement chimique des manuscrits que Karl Emil Franzos s·attelera à la tâche de les déchiffrer et de les publier en 1879 dans une '° chronologie intitulée «fragments de tragédie». "' En 1930, on comptait cinquante-neuf mises : en scène de la pièce. Au cours des trente 00 années qui suivirent, « Woyzeck » connut .§ vingt-neuf nouvelles mises en scène. Les nazis a; refusèrent Büchner, le révolutionnaire. Plus ::; tard, le mouvement étudiant des années g' soixante réhabilita « Woyzeck » qui triomphe E encore dans les théâtres Ouest allemands. t© »

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