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A quels signes et comment reconnaissons-nous la vérité ?

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la vérité comme évidence : l'intérêt de la méthode   le problème de la certitude Comment être certain, comment ne pas douter qu'une théorie scientifique par exemple est vraie ? N'y a-t-il pas toujours un moyen de douter de tout ? Montaigne par exemple donne l'argument pyrrhonien par excellence : celui du rêve. Quand on rêve, on a aussi des sensations, des perceptions, et pourtant, ce n'est qu'un rêve, comment alors savoir qu'on ne rêve pas ? Ce cas ne détruit-il pas tout accès possible à la vérité ?   Descartes et le cogito : la vérité première Descartes reprend ce problème dans les Méditations métaphysiques. Mais, même si je rêvais, ou si un malin génie me trompait, il n'en resterait pas moins que je suis. Je puis donc douter de tout, remettre toutes les vérités en question, mais pour douter, il faut être : « je pense, donc je suis «, c'est cela la vérité première de Descartes, et c'est effectivement une vérité au sens le plus stricte qui soit : un accord entre la pensée et la réalité, puisque, la réalité qui est visée, c'est la pensée elle-même.   une méthode pour trouver la vérité Pour trouver d'autres vérités, Descartes élabore ce qu'on appelle une méthode, c'est-à-dire un ensemble de règles qui permettent de trouver des vérités. La méthode consiste essentiellement à ne rien considérer comme vrai s'il existe le moindre doute : toutes les connaissances reconnues comme vraies doivent être claires et distinctes, c'est-à-dire qu'on ne doit pouvoir les confondre avec aucune autre chose.

La vérité, c'est l’accord de la pensée et de la réalité. Si par exemple je pense que l’eau bout à 100° et que l’eau se trouve vraiment bouillir à 100°, je peux dire que je suis dans la vérité, tandis que si elle bout à 99° ou 50°, ma pensée n’étant pas conforme à la réalité, je suis dans l’erreur. Le critère qui nous permet de reconnaître la vérité semble donc être tout simplement la confrontation avec la réalité : il faudrait que je vérifie ce que je crois être vrai en faisant des observations ou des expérimentations.

Pourtant, nous ne sommes pas toujours en mesure de faire cette vérification. Si quelqu’un nous dit qu’en altitude, l’eau bout à 90° et non à 100°, il n'est pas sûr que nous puissions aller à la montagne et procéder nous-même à cette vérification. Existe-t-il des critères de vérité indépendamment de l’expérience ? N’ai-je pas d’autres moyens de procéder à cette vérification que l’expérimentation ? On pourrait en effet considérer que si la pensée doit être conforme à la réalité pour être vraie, il n’en reste pas moins que l’on peut dire qu’à l’intérieur même de la pensée, il y a certains moyens de savoir si l’on pense vrai ou faux : la cohérence, la logique par exemple.

Reconnaître la vérité suppose-t-il que je me tourne vers la réalité, ou est-ce qu’un critère de vérité peut être attribué à mes seules pensées ?

Comment distinguer le vrai du faux ? y a-t-il des critères du vrai qui permettraient de le distinguer immanquablement et avec certitude du faux ?

« de la vérité soit toujours reconnaissance pose problème : Nietzsche (§ 355 du Gai Savoir) dit qu'il n'est pas anodinque la vérité pour nous soit quelque chose qu'on « reconnaisse » : le désir de reconnaître, c'est l'aspiration à lasécurité ; il est donc commandé par l'instinct de peur. Le fait que la vérité soit reconnue remet en question le statutde la vérité : si connaître, c'est ramener l'inconnu au connu, on tombe de nouveau dans un paradoxe, car le bienconnu, c'est ce qui est en fait le moins connu (car chercher la vérité, c'est justement ne rien considérer commeallant de soi, c'est se défaire du préjugé). Transition : on ne peut donc faire de la reconnaissance en elle-même un critère de la vérité : la vérité ne peut être simplement définie comme ce qui se présente avec évidence, comme ce qui s'impose comme vérité. Mais alors,comment peut-on dire que quelque chose est vrai ? II. la vérité doit être éprouvée par confrontation avec la réalité la réponse d'Aristote : l'expérience sensible est première A.Dans les Seconds Analytiques, Aristote reprend le paradoxe du Ménon etdonne une autre réponse : la « préconnaissance », c'est-à-dire desconnaissances que l'on a avant de chercher une vérité nouvelle : c'est leprincipe de l'induction. L'induction consiste à partir de la connaissance deschoses singulières (des triangles que le professeur me dessine au tableau parexemple) pour en induire des concepts universels (elle s'oppose à ladéduction, qui suppose que l'on parte des règles universelles pour lesappliquer aux cas particuliers).Je peux donc avoir des connaissances sensibles fiables : ce que je vois, ceque je sens, c'est là le premier critère de vérité tout n'est donc pas susceptible d'être jugé vrai ou faux B.Il ne peut donc y avoir de vérité que de ce dont je peux faire l'expérience.Kant, dans La Critique de la raison pure, distingue ce que je peux penser(Dieu par exemple) et ce que je peux connaître : je ne peux connaître que cedont je peux faire l'expérience, et il n'y a que de cela que je peux dire qu'il y aou non vérité. Je ne peux donc pas dire que l'existence de Dieu est unevérité, je peux penser l'idée de Dieu, mais je ne peux pas le connaître. Celaconsiste tout simplement à délimiter le domaine de la science : n'estscientifique que ce que je peux vérifier par l'expérience C. la vérité est donc un parcours et la reconnaissance est progressive Mais vérifier que mes hypothèses sont en accord avec la réalité ne permet pas de déterminer une fois pour toute lavérité. C'est ce qu'écrit Pascal dans sa Préface au traité sur le vide : des découvertes scientifiques ont démontrél'expérience du vide, mais la communauté des savants refuse de les reconnaître, parce qu'Aristote avait écrit dansla Physique que « la nature a horreur du vide ». Ils estiment donc que ce serait trahir la tradition que d'aller contrece qui est écrit. Or, Pascal insiste sur le fait que s'il ne croyait pas au vide, c'est tout simplement parce que dansles expériences qu'il avait faites il n'en avaient pas trouvé, ce qu'il a écrit était vrai, parce que c'était conforme à laréalité qu'il observait. Mais une fois que l'expérience montre qu'il y a du vide, cette vérité est dépassée. La véritéévolue avec nos d'observation. Conclusion - reconnaître une vérité suppose donc à la fois des critères internes de la pensée, qui doit suivre la droite méthode, et des critères externes qui viennent éprouver la vérité, la confirmer ou l'infirmer ; - mais cela fait de la vérité quelque chose de relatif à l'expérience que l'on peut faire de la réalité : la vérité n'est pas fixe et immuable, mais elle évolue, et même, elle progresse. »

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