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Austérité et ascétisme. Leur rôle dans la vie morale. ?

Publié le 24/06/2009

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morale

Position de la question. L'austérité et l'ascétisme ont été préconisés par la plupart des religions et un grand nombre de philosophes. Certains de ceux-ci cependant (les hédonistes, les utilitaires, Spinoza, etc.) les ont critiqués. Il est nécessaire de bien les définir avant d'essayer de déterminer leur rôle dans la vie morale. I. Définitions. L'austérité n'est rien d'autre que la sévérité des mœurs. Une vie austère est celle qui se refuse tout plaisir sensible et même parfois toute joie temporelle. L'ascétisme est quelque chose de plus. C'est une méthode de vie qui consiste à, s'infliger des mortifications, voire à rechercher la douleur comme expiation et comme moyen d'élévation à une vie spirituelle plus haute. — Toutefois, ce serait une erreur de croire qu'il fasse de la douleur un but en soi. L'ascétisme n'est pas l'algo-philie. La douleur n'est pour lui qu'un moyen. Etymologiquement, ascétisme vient d'un mot grec qui signifie exercer. L'ascétisme est donc, avant tout, une technique d'exercice, d'entraînement moral. Comme l'a observé Maurice Blondel (in Lalande, Vocabulaire, p. 82), il n'est même pas originellement ou essentiellement rigorisme ou culte de la souffrance : « Il s'agit d'abord de la mise en pratique des lois morales « ; car, à moins de s'en tenir au pur naturalisme du « laissez-faire « ou au pur idéalisme qui fait de l'éthique une science du bien et du mal sans tenir compte des résistances à surmonter, il faut bien reconnaître que les préceptes n'ont pas par eux-mêmes d'efficacité immédiate et que « l'exercice méthodique « est indispensable à la conquête de la personne morale.

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