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Comment choisir entre l'injustice et le désordre ?

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Aucun des deux termes ne paraît au premier abord devoir être l'objet d'un choix. Qu'est-ce qui pourrait nous pousser à choisir l'un des deux termes ? Au nom de quoi " faudrait "-il choisir ? Cette nécessité du choix fait-elle référence à une nécessité morale ou pragmatique ? Quelques pistes de réflexion par rapport au domaine politique : Si l'injustice choque immédiatement, on pourrait tendre vers le désordre, mais le désordre ne provoquerait-il pas des injustices encore plus grandes ? S'il n'y a plus d'autorité politique, si c'est le désordre, voire la guerre civile, alors le risque n'est-il pas grand de voir les injustices se multiplier ? Faut-il être pragmatique et préférer un État fort qui assure l'ordre, même si ce faisant certains individus auront l'impression de subir des injustices de la part de l'État (privation de libertés, par exemple) ? Cette position est- elle acceptable ? Poser l'ordre en valeur suprême, n'est-ce pas rendre bien mince la limite entre politique et domination ? Peut-on mettre entre parenthèses l'exigence de justice au nom de cette fin suprême que serait l'ordre ou la stabilité politique ?

« directe de désordre constitue une pression très lourde. On peut alors se demander si le refus d'acquitter ou decondamner injustement l'accusé ne risque pas entraîner des injustices plus grandes encore au travers du désordrequ'une décision juste provoquera. Illustrez ceci d'un exemple. 2 ième partie: Si l'individu peut mettre la justice au premier rang de ses convictions, l'homme politique ne doit-il pasnécessairement tenir compte du fait qu'il est responsable d'un grand nombre d'individus et envisager des élémentsquantitatifs qui le pousseront à privilégier l'ordre par rapport à la justice ? Une première justification de la préférence donnée à l'ordre par rapport à la justice consiste dans l'état d'exceptionrésultant d'un danger menaçant l'existence même de la communauté ou des institutions sans lesquelles plus aucunejustice ne peut plus être envisagée. Illustrez avec l'état d'urgence. Si l'on envisage la pratique normale du pouvoir, on pourrait avancer que l'homme politique est tenu de penserdavantage aux conséquences de ses actes qu'aux principes auxquels il obéit: une injustice perdrait alors sa valeurabsolue de faute mais serait relativisée au sein d'un calcul des conséquences et pourrait être un prix acceptable auregard de la paix civile pour le plus grand nombre et plus l'avenir.Illustrez avec Machiavel (documents joints) 3 ième partie: Ce pragmatisme du machiavélisme peut-il être pris pour modèle dans une démocratie ?La nécessité de l'ordre ne doit-il pas être maintenu dans des limites précises ?Face au réalisme politique, il faut dire que l'ordre n'est pas une fin en soi justifiant tous les moyens. Illustrez ceciavec un exemple de votre cru. Montrez la nécessité de moraliser la politique et non de politiser la morale ;-) Morale et politique sont distinctes mais c'est nécessairement la moralequi sert de guide à la politique. «La vraie politique ne peut donc pas faire un pas sans avoir auparavant renduhommage à la morale; et si la politique est par elle-même un art difficile,l'union de la politique avec la morale n'est pas du tout un art: la moraletranche le noeud que la politique ne peut délier, aussitôt qu'elles ne sont pasd'accord.» Kant, Essai philosophique sur la paix perpétuelle (1795). • Kant affirme la subordination nécessaire de la politique à la morale.L'opposition entre les deux n'est pas vraiment objective, elle est seulementsubjective: l'égoïsme des hommes les amène à ressentir ce qui est bon poureux comme différent de ce qui est bon pour la collectivité.• Trop de crimes, dit Kant, sont commis au nom de l'intérêt «supérieur» del'État. II faut donc distinguer entre le «moraliste politique», «qui se forge unemorale à la convenance de l'homme d'État» et qui est une simple fiction, carune telle morale spéciale n'existe pas: et le «politique moral», qui est certesun idéal difficile à atteindre, mais qui est concevable, dans la mesure où il estcelui qui se sert de la morale comme critère de décision politique. »

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