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Commentaire de texte Locke: chapitre 18, du livre 4 des Essais sur l'entendement humain

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« Explication de texte : Locke Ce texte est un extrait du chapitre 18, du livre 4 des Essais sur l'entendement humain de Locke. Dans cet ouvrage, son objectif est de déterminer les capacités et les limites de la raison humaine afin, notamment, de mettre fin à des polémiques stériles, parce que insolubles par nature. Une partie importante des Essais sur l’entendement humain porte sur la perception et la création des idées dans notre entendement (Locke y expose une théorie de la connaissance complètement empiriste, le premier échelon de la connaissance étant la perception, par les sens externes donc les cinq sens, et internes au moyen de la réflexion). Une seconde partie porte sur le langage et la dernière partie de l’ouvrage traite des questions de foi, notamment pour s’intéresser au rapport entre la foi et la raison. Le rapport entre foi et raison se pose avec une importance considérable dès l’époque médiévale, elle parcourt une grande part de la réflexion scolastique, et elle se poursuit à l’époque de Locke évidemment, et après, puisque des philosophes comme Kierkegaard au XIXème siècle traitent de la question. Locke propose un rapport qui détermine avec précision les domaines respectifs de la foi et de la raison, sans pour autant prôner une séparation des deux, et en affirmant même une forme de dépendance de la foi vis-à-vis de la raison. L’argument se compose de deux moments, dans le premier (ligne 1 à la ligne 15), Locke présente la thèse selon laquelle la foi ne peut pas être indépendante de la raison, et dans le second moment (16 à 39), il expose les conséquences d’une absence d’utilisation de la raison dans les questions religieuses. Dans un premier moment, Locke affirme la nécessité de faire primer l’exercice de la raison, sur l’acceptation de toute idée affirmée par l’entremise de la foi seule. Cette partie s’ouvre sur une considération que Locke ne justifie pas, au moment où il l’affirme, ou dans la suite du passage, qui peut apparement sembler évidente pour tout chrétien, je cite ligne 1: “Tout ce que Dieu a révélé est certainement véritable, on n’en saurait douter”. Cette affirmation est claire, il n’est pas envisageable de douter d’une révélation venant directement de Dieu (j’insiste ici sur le caractère direct de la révélation car il aura son importance pour notre adhésion à cette dernière). Cette affirmation permet à Locke de définir le domaine de la foi. Notons que la délimitation des domaines respectifs de la foi et de la raison est l’objet de tout le chapitre 18 des Essais sur l’entendement humain, et que la délimitation du domaine, ou du champ d’action, et des capacités de la raison humaine est l’un des objectifs de l’ensemble des Essais. C’est ainsi qu’à la ligne 2, ces révélations divines sont qualifiées de “propre objet de la foi”. La foi porte ainsi sur ce qui nous est révélé par Dieu. Mais, Locke s’empresse de faire revenir la raison dans le jeu, si je peux le formuler ainsi. En effet, cette dernière va nous permettre de déterminer si nous avons effectivement affaire à une véritable révélation. C’est la raison qui va être “juge” (l.3) du fait que le point sur lequel nous devons nous prononcer est bien une révélation divine ou non. Arrêtons nous un instant sur cette question de la raison comme juge de ce qui est une révélation ou non. Cela peut sembler paradoxal au premier abord, après tout, dans une perspective chrétienne que peut bien valoir la raison humaine face à une révélation divine ? (développe un peu) On peut en fait résoudre ce paradoxe apparent en se penchant sur une distinction opérée par Locke »

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