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cours de philosophie de terminale

Publié le 14/04/2026

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« 1.

La naissance de la philosophie : du mythos au logos ● Le mythos Le mythos signifie récit, mythe, histoire. Dans les sociétés anciennes (comme la Grèce antique), on explique le monde grâce à des récits. Ces récits font intervenir des dieux et des forces surnaturelles (ex : la foudre est attribuée à Zeus). Le mythos ne cherche pas à prouver : il repose sur la tradition et la croyance. ● Le logos Le logos signifie raison, discours logique et argumenté. À partir du VIe siècle av.

J.-C., les penseurs cherchent à expliquer le monde par la raison. Ils observent, réfléchissent et utilisent des arguments. Le logos repose sur des preuves et cherche la vérité. ● Le passage du mythos au logos C’est un moment clé : la naissance de la philosophie. Ce passage correspond à un abandon progressif des récits mythiques et une apparition de la pensée rationnelle. Les premiers philosophes (comme Thalès de Milet) cherchent : des causes naturelles et des explications universelles. Important : Ce n’est pas une rupture totale : les mythes continuent d’exister, mais la raison devient centrale. ● Le dialogue chez Platon Platon écrit des dialogues pour faire de la philosophie. Pour lui, la vérité ne s’apprend pas seule : elle se construit par la discussion. Le dialogue permet de poser des questions, confronter des idées et progresser. Le personnage principal est souvent Socrate, qui interroge pour faire réfléchir. ● La méthode de Socrate Socrate pose des questions et des contradictions pour montrer que l’on ne sait pas vraiment. Il pousse à réfléchir et à préciser ses idées. Cette méthode s’appelle la maïeutique (faire accoucher les esprits). 2.

La puissance de la rationalité ● L’homme comme animal rationnel et métaphysique L’homme ne se contente pas de vivre : il cherche à comprendre le monde et lui-même. Arthur Schopenhauer montre que l’homme est un animal qui se pose des questions métaphysiques (sur la mort, le sens de la vie). De son côté, Charles Darwin explique que l’homme est aussi un être naturel issu de l’évolution. Ainsi, l’homme est à la fois un être biologique et un être qui réfléchit. ● L’homme : un être de raison et de société Selon Aristote, l’homme est un zoon politikon (animal politique) et un zoon logikon (animal doué de raison). Cela signifie que l’homme vit en société et utilise le langage et la raison. La rationalité permet donc de vivre ensemble et d’organiser la cité. ● L’étonnement et les questions existentielles La philosophie naît de l’étonnement face au monde. Pour Georg Wilhelm Friedrich Hegel (dans la Phénoménologie de l'esprit), la conscience se développe en cherchant à comprendre la réalité. Jean-Paul Sartre insiste sur les questions existentielles : qui suis-je ? pourquoi vivre ? La pensée peut devenir une « pensée qui tourmente », car elle pousse à se remettre en question. ● La rationalité comme développement humain La rationalité est ce qui permet à l’homme de se développer. Elle permet de réfléchir, d’analyser et de donner du sens au monde. L’activité scientifique est un exemple de rationalité : elle repose sur l’observation, l’expérimentation et la preuve. Elle a aussi un aspect ontologique : elle cherche à comprendre ce qui existe réellement. ● La philosophie pour tous : Gramsci Antonio Gramsci explique que tout le monde possède une forme de philosophie. Il distingue : la philosophie spontanée (opinions, idées du quotidien) de la philosophie réfléchie (pensée construite et critique) La rationalité consiste à passer d’une pensée spontanée à une pensée critique. ● La puissance de la rationalité chez Platon et Aristote Chez Platon, la raison s’exprime par : ● ● la dialectique (discussion pour atteindre la vérité) l’isonomie (égalité de parole entre citoyens) Chez Aristote, la rationalité devient plus structurée avec : ● ● la logique le syllogisme (raisonnement rigoureux à partir de prémisses) La raison permet donc de construire un savoir solide. ● La méthode de Descartes René Descartes, dans le Discours de la méthode, cherche une méthode pour atteindre une vérité certaine. Il part d’un principe fondamental : il faut douter de tout pour éviter les erreurs. Ce doute n’est pas un doute définitif, mais un moyen de trouver une vérité solide. Il propose une méthode en plusieurs étapes : ● ● ● ● ne rien accepter sans preuve claire diviser les problèmes aller du plus simple au plus complexe vérifier ses raisonnements Grâce à cette méthode, il découvre une première vérité indubitable: «je pense donc je suis». La rationalité devient alors un outil sûr pour construire des connaissances certaines. Descartes montre que la raison, bien utilisée, permet d’éviter les erreurs et d’atteindre la vérité. ● La méthode de Bacon Francis Bacon, dans le Novum Organum, propose une autre manière d’utiliser la raison. Contrairement à Descartes, il insiste sur l’importance de l’expérience. Pour lui, il faut : ● ● ● observer la nature faire des expériences accumuler des faits Il critique les erreurs de la pensée qu’il appelle les « idoles » (préjugés, illusions).

Ces erreurs empêchent de penser correctement. Sa méthode est inductive : on part des faits particuliers pour remonter à des lois générales. Bacon montre que la rationalité ne doit pas être seulement abstraite :elle doit être liée à l’expérience et au réel. ● La puissance de la rationalité La rationalité est une capacité essentielle de l’homme : elle lui permet de comprendre le monde, de se comprendre lui-même et de vivre en société. Depuis le passage du mythos au logos, elle remplace progressivement les croyances par des explications fondées sur la raison. Elle permet de poser des questions fondamentales, comme le montrent Jean-Paul Sartre ou Georg Wilhelm Friedrich Hegel, et de développer une pensée critique qui dépasse les simples opinions. Avec Platon et Aristote, la rationalité devient un outil structuré grâce à la dialectique et à la logique. Elle permet d’organiser la pensée, de construire des raisonnements solides et de chercher la vérité. Avec René Descartes et Francis Bacon, elle devient une véritable méthode : ● ● Descartes montre l’importance du doute et de la rigueur Bacon montre le rôle de l’expérience et de l’observation La rationalité est aussi au cœur de la science, qui permet de produire des connaissances fiables et universelles. Cependant, elle a des limites : elle peut être trompée par des sophismes ou des préjugés. C’est pourquoi elle doit toujours être critique et méthodique. Ainsi, la puissance de la rationalité réside dans sa capacité à : ● ● ● transformer les opinions en savoir dépasser les illusions construire des vérités solides Elle est ce qui fait de l’homme un être capable de penser, de comprendre et de progresser. 3.

La conscience La conscience est la capacité de se rendre compte de ce que l’on pense, ressent et fait. Elle permet à l’homme d’avoir une connaissance de lui-même et du monde. Le mot vient du latin cum scientia qui signifie « savoir avec », c’est-à-dire savoir ce que l’on fait. ● La conscience comme lumière La conscience est souvent comparée à une lumière. Elle éclaire nos pensées, nos actions et le monde qui nous entoure. Elle permet de rendre les choses présentes à l’esprit. Ainsi, être conscient, c’est être éveillé à soi et à la réalité. ● La conscience perceptive La conscience est d’abord liée à la perception. Selon Maurice Merleau-Ponty, nous percevons le monde à travers notre corps. Il explique le fonctionnement par : agent + stimulus + capteur = réaction ● ● ● ● agent : ce qui agit (ex : lumière) stimulus : ce qui est perçu capteur : nos sens réaction : notre perception La conscience perceptive montre que nous sommes toujours en relation avec le monde. ● La conscience de soi et la conscience réflexive La conscience ne porte pas seulement sur le monde, mais aussi sur soi. Avec René Descartes, on parle du cogito (« je pense donc je suis »). Cela signifie que la pensée prouve notre existence. On distingue : ● ● la conscience immédiate (être conscient) la conscience réflexive (penser que l’on pense) La conscience réflexive permet de prendre du recul sur soi-même. ● L’intentionnalité de la conscience Selon Edmund Husserl, toute conscience est intentionnelle. Cela signifie que la conscience est toujours dirigée vers quelque chose. Exemple : ● ● ● voir un objet penser à quelqu’un imaginer une situation La conscience n’est jamais vide : elle est toujours conscience de quelque chose. ● La notion de seuil et les petites perceptions Selon Gottfried Wilhelm Leibniz, il existe des « petites perceptions ». Ce sont des perceptions trop faibles pour être remarquées consciemment. Exemple : le bruit des vagues individuelles qu’on n’entend pas séparément, mais qui forment un bruit global. Il introduit la notion de seuil : une perception devient consciente seulement si elle dépasse un certain niveau d’intensité. En dessous du seuil : perception inconsciente Au-dessus du seuil : perception consciente Cela montre que la conscience est limitée : elle ne capte qu’une partie de ce qui existe. ● Nietzsche et la critique de la conscience Friedrich Nietzsche critique l’importance excessive.... »

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