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Croire en la science,est-ce une forme de religion?

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religion

La science fa illible

 

Il convient tout d'abord de souligner le fait que les sciences ne progressent pas d'un mouvement continu et infaillible comme le ferait un projet divin : souvent les scientifiques avancent en tâtonnant, bien des idées apparemment prometteuses se révèlent stériles et à l'inverse bien des découvertes majeures sont dues au hasard. Les nouvelles théories naissent souvent de la révision radicale d'une théorie précédente.

 

e Une pratique humaine

 

Ces irrégularités du progrès des sciences nous rappellent que << la science » n'existe qu'à travers la pratique scientifique des hommes et la pluralité des disciplines scientifiques. La croyance que l'on peut porter à cette pratique doit donc tenir compte de ce facteur humain.

 

e Raison et science

 

Dans La Vie de Galilée, Brecht montre un Galilée qui professe sa croyance non pas en la science, mais en la raison. C'est peut-être cette croyance que les hommes peuvent partager avec le plus de profit : celui qui croit en la science risque de remettre son destin entre les mains de scientifiques dont la compétence ne consiste pas à savoir ce qui est bon pour les autres hommes; celui qui croit en la raison croit au dialogue entre les hommes et à la force de la réflexion. Une telle croyance concerne aussi bien le domaine des sciences que celui de la morale ou de la politique et risque moins de tourner à la superstition.

 

Conclusion

 

Il faut par conséquent bien distinguer la pratique scientifique, empreinte de rationalité, et la place que l'on accorde à la science et à ses résultats dans notre représentation du monde : s'en remettre à elle comme à une Providence pour résoudre tous les problèmes auxquels l'humanité est confrontée constitue une attitude naïve que les faits viennent souvent démentir. Mais il serait tout aussi superstitieux et irrationnel de diaboliser la science et de s'enfermer dans un discours de condamnation du progrès. Le travail de la raison consiste à tenter sans relâche d'humaniser les instruments dont l'homme se dote.

« pas la science qui peut faire le bonheur des hommes. La croya nce en la science, qui est croy ance dans la force de la raison objec­ tive, peut-elle produire des conservatismes et des intégri smes? +++++++++++++++++++++++++ BIBLIOGRA PHIE LucRÈCE, De natur a rerum. A. COMTE, Cours de philosophie positive, Hatier. Introduction D'Épicure et Lucrèce jusqu'au positivisme en passant par le rationalisme de Descartes, la science a souvent été un instrument de critique des religions traditio nnelles et de la superstiti on; mais le besoin de croyance religieuse, profondément ancré dans la conscience humaine, ne se reporte-t-il pas alors sur la science elle-même ? La confiance que nous lui accordons pour faire notre bonheur ne relève-t-elle pas souvent de la foi religieuse, voire de la superstiti on? C'est la question que nous nous poserons après avoir vu en quoi la croyance en la science semble tout d'abord s'opposer à l'idée de religi on; nous verrons enfin que, plutôt que de « croire en la science >>, il est peut-être moins naïf et plus fécond de »

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