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De quoi pouvons-nous être sûrs?

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III. Pouvoir et vouloir

On se représente habituellement la certitude comme une affirmation catégorique à propos du réel ou de nos relations, qui peut ensuite être confirmée ou infirmée par les faits. Mais ne faut-il pas considérer notre certitude elle-même non pas seulement comme une proposition théorique, mais bien comme un acte qui pèse sur le cours des choses ? La façon dont nous vivons la certitude peut, dans certains domaines, être un élément important pour savoir de quoi nous pouvons être sûrs.

 

e La certitude est une affirmation

 

En tant qu'affirmation, la certitude peut être une projection superstitieuse de nos désirs ou un engagement actif de la volonté. Lorsqu'elle affecte un événement futur qui dépend en partie de nous, elle peut intervenir dans sa réussite ou son échec. Freud a montré comment elle intervient dans le mécanisme de l'acte manqué : l'individu << sûr >> de rater une performance a de bonnes chances de la rater effectivement.

 

Un appel

 

Lorsqu'il s'agit d'un événement concernant autrui, notre certitude peut également influencer le cours des choses : lorsque nous nous déclarons sûrs d'un ami, cette affirmation ne constate pas seulement sa fidélité, elle est un appel lancé à cette fidélité pour qu'elle se réalise ou se maintienne.

« Ici; un peu de culture philosophique est nécess aire pour bien saisir l'enjeu du sujet Cette question est en effet celle que pose Socrate dans presque tous les dialogu es de Platon; c'est égale­ ment la question initiale du Disco urs de la mé thode et des Méd itations métaphysiq ues de Descartes, pour ne citer que ces ouv rages. e Les degrés de la certitude Il fa udra donc tenir compte de cette tradition philosophique pour construire le plan :pouvons-nous atteindre une certitude absolue, et à propos de quoi ? Y a-t-il des domaines où nous devons nous contenter d'une certitude relative ou provisoire, et s'agit-il alors toujours d'une certitude? Ce sera l'occasion d'analyser la diffé­ rence entre certitude, savoir, conviction, croyance, etc. +++++++++++++++++++++++++ BIBL IOGR APHIE R. DESCARTES, Méditations métaphys iques, Garnier-Flammarion. Pla t ill Introduction 1. De l'intuition à l'évidence : Descartes La démarche cartésienne est demeurée le symbole de la recherche rigou­ reuse d'une certitude absolue. Découvrant que ses connaissances sont par­ semées d'incertitudes et de doutes, Descartes entreprend de fonder tout le savoir humain sur une base véritablement certaine. Il lui faut pour cela cri­ tiquer les fausses certitudes : tel est l'objet des deux premières Méditations. e Les sens Qu oi de plus sûr que nos perceptions sensibles? Nous sommes sûrs de ce que nous voyons, entendons, etc. Descartes peut cependant invoquer les cas d'illusions optiques pour montrer que cette certitude est fragile et sou­ vent trompeuse. e Les idées intellectuelles Les idées intellectuelles, concepts abstraits, et particulièrement les idées »

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