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Est-il vertueux d’accomplir tous ces désirs ? Sous quelles conditions la satisfaction de tous ses désirs peut-elle amener l’homme à suivre une vie heureuse et morale ?

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morale

La complexité du désir réside dans le fait qu’il aspire à être comblé mais également à ne pas l’être. En effet, le désir assouvi après une sensation éphémère de soulagement libère une place dans l’esprit de l’homme laissant un nouveau désir inassouvi s’installer aussitôt. Dans le cas où satisfaire l’intégralité de ses désirs sans exception nous apparaitrait comme une bonne règle de vie, cela présupposerait qu’il est bel et bien possible de le faire, ce qui ne va pas de soi. Nous pouvons, par conséquent, remettre en question cette idée car l’homme, dans sa volonté d’accomplir l’un d’entre eux, sera partagé entre deux sentiments contradictoires : la jouissance, le plaisir émanant de la satisfaction du désir et la frustration ainsi que le manque créé par l’apparition d’un nouveau désir. Ainsi, l’accomplissement du désir apportera-t-il bonheur ou souffrance ? Pour cela, est-il vertueux d’accomplir tous ces désirs ? Sous quelles conditions la satisfaction de tous ses désirs peut-elle amener l’homme à suivre une vie heureuse et morale ?

 

  Nos désirs sont nombreux, ils reflètent nos envies conscientes et inconscientes. Ils sont, en réalité, le moteur de nos vies. L‘homme et le désir se retrouvent donc étroitement liés. Néanmoins, l’existence du désir au sein de l’esprit de l’homme est une chose, sa réalisation concrète en est une autre. De plus, cet accomplissement du désir s’est vu, bien des fois, nécessaire à travers différents points de vue. Pour déterminer en quoi la satisfaction des désirs est nécessaire il convient de définir précisément ce à quoi renvoie le désir. Le désir n’est rien d’autre que la volonté de se rapprocher d’une chose qui nous manque, dont l’absence nous pèse. L’attraction provoqué par son objet se justifie par la pensée selon laquelle l’accomplissement du désir serait source de satisfaction. Nous désirons donc ce que l’on ne possède pas, le désir propageant, de cette façon, un sentiment de manque ou de privation pouvant, de temps à autre, devenir souffrance. Il paraîtrait donc évident, pour prévenir cette douleur, de mener une vie heureuse en assouvissant ses désirs.

« au sein de l’esprit de l’homme est une chose, sa réalisation concrète en est une autre. De plus, cet accomplissement du désir s’est vu, bien des fois , nécessaire à travers différents points de vue. Pour déterminer en quoi la satisfaction des désirs est nécessaire il convient de définir précisément ce à quoi renvoie le désir. Le dé sir n’ est rien d’autre que la volonté de se rapprocher d’une chose qui nous manque, dont l’absence nous pèse. L’a ttraction provoqué par son objet se justifie par la pensée selon laquelle l’a ccomplissement du désir serait source de satisfaction. Nous désiro ns donc ce que l’on ne possède pas , le désir propage ant, de cette façon, un sentiment de manque ou de privation pouvant, de temps à autre, devenir souffrance . Il paraîtrait donc évident, pour prévenir cette douleur , de mener une vie heureuse en assouvissan t ses désirs. De plus, nous pouvons dire que le désir se trouve être l’essence même de l’homme dans la mesure où il n’est pas présent chez les animaux ou chez d’autres êtres vivants. Il relève uniquement de la condition humaine qui ne saurait être réduite à des besoins biologiques strictement nécessaires pour survivre . Il est marque de vie . Il est au centre de l’esprit de l’homme et on ne peut ignorer ou refouler incessamment certains désirs. En eff et, initiateur de nombreux mouvements, le désir peut être considéré comme le moteur de la vie humaine, il est le mobile de nos actions et selon Spinoza, il est une puissance de vie et un effort perpétuel de vivre qu’il nommera : le conatus. Le désir se voi t donc , sous cet angle, positif et son a ssouvissement nécessaire puisqu’il tend à augmenter notre puissance d ’agir, de jouir et ainsi de parvenir à la joie. De la même façon , Platon , à travers le personnage de Calliclès dans le Gorgias , exprime l’idée selo n laquelle, pour être heureux , il faut satisfaire l’intégralité de s es désirs et non essayer de les étouffer lâchement . En définitive, s elon C alliclès : "celui qui veut vivre droitement sa vie" doit "donner à chaque désir qui pourra lui venir la plénitude des satisfactions ». Il faudrait donc non seulement tous les satisfaire sans exception tout en en faisant la condition sans laquelle on »

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