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Être libre, est-ce ne se soumettre à rien ?

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L'absence de contraintes définit-elle la liberté ? N'être soumis à aucune autorité, aucune obligation, aucune règle est-ce être libre ? Soyons attentif à la formulation du sujet : il ne demande pas si être libre, c'est n'être soumis à rien, mais si être libre, c'est ne se soumettre à rien. La différence de formulation est importante. Dans la première formulation, il y a une réaction à quelque chose d'extérieur ; dans la seconde formulation, le sujet est d'emblée actif : il refuse de l'intérieur la soumission. On est soumis à, on se soumet ou on ne se soumet pas à : l'un réagit, l'autre agit. Cette précision faite, essayons de répondre à la question posée.
 

[I. Être libre, est-ce n'avoir aucune contrainte?]


[II. À quelles conditions est-on libre?]

[III. Être libre, c'est obéir en résistant]

« authentiquement critique, paraîtra en 1788 : la « Critique de la raison pratique ». La réflexion morale se prolongera dans la « Critique de la faculté de juger » (1790), « La religion dans les limites de la simple raison » (1790, jusqu'à l' « Anthropologie » (1798). Dans « Fondements de la métaphysique des moeurs », Kant cherche à donner à la moralité son véritable fondement. Dans cette perspective, il récuse toutes les doctrines de l'Antiquité qui rattachent la morale au principedu bonheur.. Lié à la satisfaction d'inclinations sensibles (besoins, désirs, passions, tendances), aux possibilitésqu'offrent la nature et la société, le bonheur dépend de conditions qui sont relatives et ne peut donc servir de loiuniverselle ni être le principe déterminant de la morale. Plus généralement, Kant rejette la prétention de l'empirisme moral qui veut que l'homme ne puisse agir qu'en fonction de principes relatifs à l'expérience, de telle sorte qu'il n'yaurait que des morales relatives, variant suivant les moeurs, les lieux, les époques. Selon lui, il n'y a de morale quedu devoir. Et comme l'homme, n'ayant pas une volonté sainte, n'agit pas nécessairement par devoir, la loi morale ne peut prendre que l'aspect d'uncommandement. D'où l'impératif absolu & inconditionnel que Kant formule dans la deuxième section de son ouvrage : « Agis uniquement d'après la maxime qui fait que tu puisses vouloir en même temps qu'elle devienne loi universelle. » L'intelligence, la vivacité, le jugement (talents de l'esprit) ; le courage, la décision, la persévérance dans lesdesseins (qualités du tempérament) ; le pouvoir, la richesse, la considération et même la santé (dons de la fortune)– rien de tout cela n'est bon moralement sans réserve. Toutes ces dispositions permettent, en effet, aussi bien unusage souhaitable qu'un usage critiquable: le courage peut être mis au service du crime. C'est précisément lavolonté qui en décide, en tant qu'elle est bonne ou mauvaise. Qu'est-ce qui est bon sans restriction, cad de façoninconditionnelle ? « De tout ce qu‘il est possible de concevoir dans le monde, et même engénéral hors du monde, il n'est rien qui puisse sans restriction être tenu pourbon, si ce n'est seulement une BONNE VOLONTE. » La bonne volonté est bonne, non pas d'abord par ses oeuvres ou ses succès,mais déjà en elle-même et pour elle-même : « Ce qui fait que la volonté est telle, ce ne sont pas ses oeuvres ou ses succès, ce n'est pas son aptitude àatteindre tel ou tel but proposé, mais seulement à le vouloir ; autrement dit,c'est en soi qu'elle est bonne. » En quoi consiste donc la moralité d'une action ? Kant avance trois propositions : · Premièrement, l'action qui a une valeur morale est celle qui est accompli par devoir. Sont ainsi éliminées toutes les actions contraires audevoir (le vol, le mensonge, etc.) et toutes celles qui, bien que conformesau devoir, sont accomplies soit par intérêt personnel, soit avec uneinclination immédiate pour le devoir. Supposons un commerçant qui fassele juste prix à un enfant, mais par peur de perdre sa clientèle : son actionest certes conforme extérieurement au devoir, mais elle n'a aucune valeurmorale car elle accomplit par intérêt. Supposons maintenant un hommejoyeux, porté naturellement à répandre le bien autour de lui : son actionest légalement bonne, mais n'a aucune valeur morale car elle est accompli par inclination. En revanche si cemême homme, un jour qu'il est assombri par un chagrin continue néanmoins à faire le bien alors son action aurapeut-être une véritable valeur morale. La simple conformité extérieure au devoir (ou légalité ne suffit donc pas.En tant qu'il est acte par devoir, l'acte moral est d'abord un acte conforme au devoir qui, de plus, a précisémentce devoir pour principe de détermination. · Deuxièmement, une action accomplie par devoir tire sa valeur morale, non pas du but qui doit être atteint par elle, mais de la maxime d'après laquelle elle est décidée. Le succès de l'action ne peut servir de mesure à lamoralité puisqu'il dépend parfois de talents, de facultés qui sont hors de la portée de l'agent. La moralité s'établitdonc à partir de la qualité de la volonté ou de l'intention qui sous-tend l'action. · Troisièmement le devoir est la nécessité d'accomplir une action par respect de la loi. Quelle peut donc être cette loi dont la représentation doit déterminer la volonté pour que celle-ci puisse êtreappelée bonne absolument ? Un devoir est défini par le caractère d'une maxime ou d'une règle (principe quidétermine la volonté). La maxime est subjective si elle est et reste individuelle. Elle deviendrait objective, nécessaire(semblable à une loi de la nature) si tous les êtres raisonnables y subordonnaient toujours entièrement leur facultéde désirer. Devenue objective, universelle, la maxime est la loi morale. Le principe suprême de jugement en matièrede moralité réside donc dans la conformité des actions à la loi en général. Autrement dit, « Je dois toujours me conduire de telle sorte que je puisse aussi vouloir que ma maxime devienne une loi universelle » - une loi universelle, cad une loi objective, valable pour tout être doué de raison. C'est précisément parce que, chez l'homme, la volonté ne se détermine pas nécessairement par devoir, que la loi morale prend l'aspect d'uncommandement. La formule du commandement s'appelle un impératif. Mais, contrairement à l'impératif hypothétique qui subordonne les moyens à »

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