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Expliquez cette pensée du philosophe Alain: Nous pensons les choses dans l'espace, mais l'espace n'est pas un objet des sens.

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Ce que nous pouvons retenir de la conception kantienne, c'est que l'espace vient de l'esprit. Mais en faire une forme a priori, donc universelle et immuable, c'est méconnaître et les variations du concept d'espace au cours de l'histoire des sciences, et les conditions psychologiques de sa formation. II. Le point de vue psychologique. Si nous nous plaçons au point de vue psychologique, nous sommes amenés en effet à admettre une genèse de la notion d'espace. A. - Ce qui nous est donné avec l'expérience sensible, c'est uniquement comme l'a montré J. PIAGET, un « espace perceptif «, fait de qualités telles que l'extensivité ou la voluminosité des objets. Ce n'est nullement « l'espace objectif «, c'est-à-dire ce milieu « ordonné « dont parle Alain, ce cadre structuré, ce système de rapports où s'organisent nos perceptions. B.

Préambule : Problème de la nature de l'espace aussi délicat que celui de la nature du temps, qui cl ailleurs est lié.

 a) Explication de l'opinion d'Alain.
 b) Données psychologiques : différence entre l'espace hétérogène des sensations et l'espace homogène de la perception et de la science. (Ex. analyses de Piaget.)

 a) Critique kantienne.
 b) Transformation du concept d'espace de; l'enfant à partir d'une expérience plus grande du monde extérieur.
 c) Evolution de la notion scientifique de l'espace.
 d) L'espace est-il un «schème«?

 1. L'espace et son évolution en rapport avec le progrès pratique de l'homme.
 2. Critique de la pensée d'Alain.

  

 

« Préambule : Problème de la nature de l'espace aussi délicat que celui de la nature du temps, qui cl ailleurs est lié.I. — L'espace n'est pas dans les choses :a) Explication de l'opinion d'Alain.b) Données psychologiques : différence entre l'espace hétérogène des sensations et l'espace homogène de laperception et de la science. (Ex. analyses de Piaget.)II. — Mais l'espace n'est pas davantage dans l'esprit :a) Critique kantienne.b) Transformation du concept d'espace de; l'enfant à partir d'une expérience plus grande du monde extérieur.c) Evolution de la notion scientifique de l'espace.d) L'espace est-il un «schème»?III. — L'espace et l'action :1. L'espace et son évolution en rapport avec le progrès pratique de l'homme.2. Critique de la pensée d'Alain. Le problème de la nature de l'espace est au moins aussi délicat que celui de la nature du temps auquel il estd'ailleurs lié. Le sens commun ne l'aperçoit pas immédiatement. Cet objet que je vois est dans l'espace et aussi il estde l'espace. Mais pour le philosophe les difficultés naissent aussitôt. Quelle réalité faut-il conférer à ce fond où lesobjets se trouvent et qui est en même temps dans les objets ? L'espace nous est-il donné par les sens ou aucontraire est-il quelque chose que l'esprit recompose à partir des sensations ? Telle est la signification de laquestion posée par le philosophe Alain qui distingue avec soin l'opération par laquelle nous pensons les objets dansl'espace et l'opération par laquelle nous appréhendons le concept d'espace, lui-même irréductible aux données dessens. Le sens commun nous induit en erreur. Il est faux de dire que l'espace est dans les objets. Il y a en tout cas écartentre l'étendue sensible que nous livrent les sens et le concept clair et distinct d'espace. Cette étendue sensible, alaquelle on pourrait donner le nom d'« extensité » est hétérogène, discontinue, finie. En effet les données spatialesqui composent la perception de la cigarette que je fume sont diverses : tactiles (sa longueur, son grain, etc.),visuelles, olfactives, etc.. Mais ce qu'il faut appeler espace est au contraire homogène, continu, fini. C'est l'espacedes mathématiques ou de la physique. Il repose sur un certain nombre d'axiomes qui le définissent indépendammentde toute étendue sensible et semblent, comme la science, une construction de l'esprit.Les recherches de la psychologie génétique — par exemple celles de l'école de Piaget — montrent bien qu'il n'y apas un espace, mais au moins deux, et que l'homme dans son progrès passe de l'un à l'autre.Piaget réserve le nom de « centrations » aux données sensorielles groupées autour de l'organe sensoriel dont ellesémanent. Ce type d'espace — que nous avons appelé étendue — varie évidemment d'un sens à l'autre ; il est, dansla perspective de Piaget, susceptible de « compensations » au cas où les données sensorielles se trouveraientcontredites par la réalité. Mais un objet quelconque est perçu par divers sens à la fois, sens que Pavlov classera ensens « analyseurs » et en sens « synthétiques ». En conséquence, tout objet nécessitera une « décentration » etune « recentration » des données sensorielles hétérogènes autour d'un centre unique par rapport à quoi lesdifférentes étendues s'interpénétreront jusqu'à former un espace homogène. Il s'agit là d'un travail très long et quiexige suivant le vocabulaire de Piaget des « régulations » nombreuses pour aboutir à la constitution d'un milieu, d'unfond spatial où toutes les opérations seront réversibles.Il semble bien que dans ces conditions l'espace qui, comme le veut Alain, n'est pas dans les choses, soit bien plutôtdans l'esprit et se présente comme une conquête de son pouvoir de synthèse. N'est-ce pas d'ailleurs le sens de lacélèbre formule de Lagneau, le maître d'Alain : « La perception est l'œuvre du même esprit qui fera plus tard lascience. » Mais la psychologie et d'une façon plus générale la critique philosophique ont depuis longtemps montré que l'espacen'est pas et ne peut pas être dans l'esprit. Le problème est important car si l'espace était dans l'esprit, le mondeextérieur n'aurait plus aucune réalité objective et cette table par exemple où j'écris n'existerait que dans la mesureoù un esprit, le mien ou un autre, la percevrait. Cet argument a inspiré à Kant dans la « Critique de la raison pure »une position ambiguë sans doute, mais intéressante, qui semble s'opposer également à l'idéalisme de Berkeley pourqui l'espace serait un concept et à l'empirisme de Hume pour qui il serait un résidu de l'expérience.L'espace pour Kant est ce qu'il appelle une « forme pure à priori de la sensibilité», c'est-à-dire au même titre que letemps, une condition de possibilité de la connaissance. Si ces formes n'existaient pas, le monde ne saurait êtreperçu par nous. Comme ces formes sont communes à tous les hommes, notre perception atteint une certaineobjectivité et la science devient possible. Mais cette forme pure de l'espace n'est pas créée par notre esprit. »

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