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Faut-il s'abstenir de penser pour être heureux ?

Publié le 08/03/2005

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 Nous sommes en présence d'un paradoxe : l'activité de penser, qui inclut toute activité intellectuelle et qui est propre à  l'homme en ceci qu'elle nous différencie de l'animal qui lui vit uniquement par instinct, serait opposé au concept de bonheur c'est-à -dire de plaisir durable. Il s'agit ici de savoir s'il est nécessaire de s'empêcher de penser pour parvenir à  être heureux. Il peut paraître évident que penser en toute circonstance peut nuire au bonheur en empêchant son accomplissement par l'exercice continu de la pensée. Cependant il semble difficile et même impossible de vivre sans penser ce qui conduirait à  vivre comme des « imbéciles heureux « et à  renoncer en quelque sorte à  notre humanité. Faut-il dans ces conditions s'abstenir de penser pour être heureux ? Cette contrainte soulève bien des interrogations : Pourquoi penser empêcherait le bonheur ? Quelles seraient les conséquences de l'absence de pensées ? Ne peut-on pas malgré tout concilier le bonheur et l'exercice de la pensée ?

 

  

   S'il faut s'abstenir de penser pour être heureux cela sous-entend qu'il n'y a pas de bonheur intelligent et que pour atteindre le bonheur il faut demeurer dans l'ignorance et l'inconscience. Mais pourquoi être dans un tel état conduirait au bonheur ?

DEFINIR:

- Faut-il : est-il nécessaire ?

- s'abstenir : ici, renoncer à. - penser : ici, exercer l'entendement ou la raison pour accéder à une synthèse intellectuelle. - heureux : qui jouit du bonheur, c'est-à-dire d'un état de satisfaction durable.

« Demande d'échange de corrigé de slip marine ( [email protected] ). Sujet déposé : Faut-il s'abstenir de penser pour être heureux? Nous sommes en présence d'un paradoxe : l'activité de penser, qui inclut toute activité intellectuelle et qui estpropre à l'homme en ceci qu'elle nous différencie de l'animal qui lui vit uniquement par instinct, serait opposé auconcept de bonheur c\'est-à -dire de plaisir durable. Il s'agit ici de savoir s'il est nécessaire de s'empêcher depenser pour parvenir à être heureux. Il peut paraître évident que penser en toute circonstance peut nuire aubonheur en empêchant son accomplissement par l'exercice continu de la pensée. Cependant il semble difficile etmême impossible de vivre sans penser ce qui conduirait à vivre comme des « imbéciles heureux » et à renoncer enquelque sorte à notre humanité. Faut-il dans ces conditions s'abstenir de penser pour être heureux ? Cettecontrainte soulève bien des interrogations : Pourquoi penser empêcherait le bonheur ? Quelles seraient lesconséquences de l'absence de pensées ? Ne peut-on pas malgré tout concilier le bonheur et l'exercice de la pensée? S'il faut s'abstenir de penser pour être heureux cela sous-entend qu'il n'y a pas de bonheur intelligent et que pouratteindre le bonheur il faut demeurer dans l'ignorance et l'inconscience. Mais pourquoi être dans un tel étatconduirait au bonheur ? La première réponse qui me vient à l'esprit est que penser sans cesse peut empêcher d'atteindre le bonheur carla pensée inclut la concentration et la réflexion et ainsi empêche la distraction et peu compromettre à plus longterme le bonheur. Ainsi comment parvenir à être heureux après la mort d'un proche si en pensant sans arrêt à cedécès nous ne pouvons divertir la pensée et avons toujours en tête ce fait. Mais se distraire l'esprit pour espéreratteindre le bonheur est-ce la bonne solution ? Ne serait-ce pas se berner soi-même, ce qui au final aura un effetnéfaste sur la personne ? Si nous prenons le même exemple du décès, une personne préférant ne pas penser et sedistraire l'esprit pour ne pas souffrir de la mort du proche ne fera pas son deuil et au final sera vraisemblablementtrès malheureuse à cause de ce refus d'accepter la réalité, il existe en effet de nombreux cas d'individus ayantrefusé d'accepter la mort préférant penser à autre chose et qui des années après n'ont toujours pas admis la mortde la personne. Ensuite il m'apparaît un autre aspect qui est que penser mène à la connaissance de la vérité ce qui peut en effetnuire à la quête du bonheur. Ne dit-on pas que toute vérité n'est pas bonne à entendre ? Ainsi la connaissance dela vérité ne gà¢cherait t'elle pas le bonheur ? En effet il parait difficile de jouir de plaisirs matériels ou immatériels enpensant, ce qui au final à de forte chance d'empêcher le bonheur par la connaissance de la vérité qui entoure ceplaisir. Prenons l'exemple d'une personne visitant un zoo pourra t'elle accéder au bonheur en pensant aux mauvaistraitements que les animaux, extraits de leur milieu naturel, peuvent subir et, en ne cessant de peser le pour et lecontre durant toute la durée de la visite. Le bonheur semble en effet difficile à atteindre dans de tellescirconstances mais est-ce une solution de faire abstraction de la vérité dans notre volonté de jouir de nos plaisirspour atteindre coûte que coûte le bonheur ? En réutilisant à nouveau l'exemple du zoo peut-on se voiler la face en se cachant la vérité pour espérer pouvoir parvenir au bonheur et ignorer tout ce qui entoure le système du zoo. Ilme semble qu'il serait stupide de visiter ce zoo en s'abstenant de penser ce qui nous permet de nous situer dans laréalité et non pas dans une illusion qui nous procurerait qu'un « faux bonheur ». Le dernier élément qui me semble monter que l'activité de penser peut s'opposer au concept du bonheur est que,comme le met en avant la conception épicurienne du bonheur, les conséquences qui résultent de penser au passéou au futur ont de fortes chances de conduire au malheur. Pour ce qui est de penser au passé, si nous prenonsl'exemple d'une personne pensant à une occasion manquée, comme ne pas avoir choisis de faire telle ou telle étudepar exemple, cela ne peut entraîner que des regrets. Dans d'autres circonstances cela peut provoquer des remordspour une mauvaise action effectuée par exemple. Ou encore cela peut donner naissance à de la nostalgie enpensant à une époque révolue ce qui au final se caractérisera par de l'amertume. Quand à penser au futur cela ade forte chance de nuire au bonheur par l'angoisse que à§a représenterait comme la perspective d'un entretiend'embauche qui serait source de peur et entraînerait le malheur à cause de l'anticipation qui avait été faite. Penserau futur gâcherait ainsi le présent et le rendrait malheureux. Mais cela me pousse à m'interroger : après tout nepeut-on pas atteindre le bonheur en pensant à un fait particulièrement heureux du passé ou en pensant à unavenir plus heureux comme par exemple avec l'arrivé prochaine d'un « heureux événement » ? Une projection enavant ou en arrière permettrait ainsi de s'évader d'un présent monotone ou malheureux. Ne prenons-nous pas desphotographies lors des événements dis heureux de notre passé, comme un mariage, pour pouvoir mieux se leremémorer et atteindre un certain bonheur. »

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